CHAPITRE II
« La transplantation de lambeaux épidermiques doit, pour réussir, s'effectuer dans des conditions spéciales que, depuis les travaux de J. REVERDIN, d'OLLIER et de THIERSCH, on à cherché sans cesse à réaliser ».
« Pendant longtemps, on attribua aux facteurs biologiques, qui devaient assurer la conservation et la reprise de la greffe, une importance primordiale ».
« Les faits acquis suffisaient, du reste, à justifier la confiance toujours grandissante que vouaient les chirurgiens à ce procédé de réparation, et bientôt, la greffe épidermique devint opération courante, à la portée de chacun ».
« Cependant, malgré tous les perfectionnements, les échecs n'étaient que trop fréquents. Tous les opérateurs connurent la déception que procure la vue d'une plaie récemment greffée et baignant dans le pus sous le pansement qu'on vient d'enlever et auquel adhère une partie des lambeaux épidermiques ».
« On s'en prit alors à celui-ci, comme cause unique ou principale des insuccès: et, après les conditions biologiques, on se mit à étudier la constitution de pansements variés, destinés à assurer l'adhérence du lambeau à la surface sous- Jacente, surface qui saigne ou qui suppure ».
« Ce fut à un progrès très évident et les bons résultats ne se firent pas altendre. En l'espèce, en effet, plus encore que
De
dans mainte intervention chirurgicale, le pansement joue un rôle capital ». (JULLIARD).
Mais, si grande que soit ici la valeur du pansement, celuici n'est pas capable, à lui seul, d'assurer le succès de l’intervention.
Les conditions favorables à la reprise des greffes sont multiples et dépendent de facteurs variés se rattachant soit à l’état de la surface malade, soit à la greffe elle-même, soit à la technique opératoire.
est en tenant compte de tous ces éléments, dont la négligence partielle peut expliquer bien des échecs, que l’on arrivera à obtenir un résultat de plus en plus certain.
Cette considération nous a conduit à exposer, dans une vue d'ensemble, les conditions les plus favorables où doivent être placées les greffes d'Ollier-Thiersch pour contracter, avec la plaie, des adhérences solides et aussi étendues que possible.
L'étude de la technique de ces greffes demande pour être clairement faite une division en plusieurs chapitres. Nous étudierons done successivement :
4° Le matériel instrumental;
2° La question de l’anesthésie;
3° La mise en état de la plaie;
4° Le nettoyage de la région où on prendra les greffes; 5° L'opération elle-même et ses différents temps.