‹ Les Greffes Tendineuses MortesChapitre 15 sur 22 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Du Docteur JALIFIER, Lyon Chirurgical, janv.-fév. 1920)

PURES Emile, 4 Génie.

Blessé le 30 mai 1918. « Fracture par balle du tiers inférieur du radius gauche. Esquillotomie à l'avant. Elimination secondaire de sequestres. » 6 ©

Vu le 1% janvier 1919. — Fracture consolidée, mais radius irrégulier, aplati. Le grand et le petit palmaires sont légèrement bloqués par une cicatrice cutanée antérieure. Pouce en flexion par rétraction cicatricielle fibreuse du fiéchisseur propre, intéressé au niveau de la fracture. î

Intervention le 17 janvier. — Incision sur le bord externe du radius, au niveau de l’ancienne fracture. Libération de la cicatrice cutanée antérieure. A la rugine, on désinsère le fléchisseur propre du pouce et on essaie de le faire glisser plus bas pour réduire la greffe. Cette manœuvre est impossible. L'extension du pouce ne peut s'effectuer qu'après section du bloc fibreux cicatriciel intramusculaire. Après extension, la perte de substance est de trois centimètres environ.

On la comble, après avivement des tissus musculaires et tendineux, par un greffon mort de même longueur. Suture au fil de lin fin. Suture de l'aponévrose au catgut après hémostase. Agrafes cutanées. ) :

Immobilisation plâtrée.

Au huitième jour, ablation des agrafes. Réunion per primam de la plaie.

Le 9 février, — On enlève le plâtre. Le blessé se sert bien de son pouce, mais les mouvements d'extension et de flexion n’ont

M Op eE

pas toute leur amplitude, en raison de la sclérose partielle intramusculaire.

: On espère gagner encore un peu d'amplitude dans la flexion et l'extension.

Le 26 février. -— Le pouce présente, à peu de chose près, l’intégrité de ses mouvements, au point de vue force et amplitude.

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