GIB
gL
SG
IB
f . Ouide d$ l'amateur de porcelaines et de poteries^ 2. Les merveiUesde la céramique.
6 AR Ayec les deux dernières lettres soudées ensemble. G B Supportés par une ligne courbe ou paraphe
simple en angle droit. Marque trouvée en deux
variétés.
X G L + La traverse du G forme un / couché. G L Sans accessoire.
§9113 G S L^S est très mal fait. Marque trouvée en trois
variétés.
G t n 2 Suivi d^nne croix double en forme de dièze
musical.
G m Trouvée en deux variétés.
êA
GD
G 3 Avec le G fort mal fait.
G t Liés de façon que la barre des deux lettres est
commune.
Bise-Paquot, dans son ouvrage ^ donne la marque d'un Gibon faïencier à Rouen.
Enfin, c'est un maître de Ferrière nommé Deleus qui alla fonder l'industrie céramique à Bouvigne, près do Dinant, au XIX« siècle, vers 1810, dit M. Van Dutse. Toujours est-il que la théière dont cet écrivain donne le dessin, est bien un grès de Ferrière-la-Petite pour la forme, pour les dessins et pour les teintes.
Ces grès diffèrent complètement des grès anciens de Bouffioulx^ quoi qu'en pense l'auteur.
i. Marques des porcelaines^ des faïences, etc.
Cette fabrique de Ferrière ne laissa pas, semble-t-il, de causer un grand préjudice à Tindustrie mère de Bouffioulx, déjà éprouvée par les ordonnances fiscales que nous venons de citer, surtout en présence de la facilité d'importer presqu'en franchise les grès français dans les Pays-Bas.
Aussi quand Nicolas, fils de Jacques Gibon, le même qui était venu à Ferrière avec son père Gille, retourna en 1751 dans sa commune d'origine pour s'y livrer à son métier, le franc métier s'y opposa avec aigreur. Il eut à soutenir un procès tendant à lui interdire, comme étranger, le droit de pratiquer de nouveau dans la localité, parce que « ses ancêtres avaient renié la Gilde et Jurande et avaient fait un tort et préjudice irréparable au dit métier en se retirant dans un pays étranger, lequel ils ont exercé au préjudice dudit Châtelet, Bouffioulx et Pont-de-Loup n.
Dans notre 2"*^ Rapport nous avons insisté sur les démarches et les efforts réitérés faits par la corporation pour obtenir une amélioration des charges qui pesaient sur son commerce, l'abaissement des droits généraux d'entrée dans les Pays-Bas et la réciprocité des droits à la frontière française. Voici une pièce qui donne de nouveaux éclaircissements sur cette période critique de l'industrie de Bouffioulx et Châtelet.
C'est une requête du 16 avril 1736 *, par laquelle des potiers de pierre et de terre de la ville de Châtelet, pays de Liège, s'adressent au conseil des finances du roi des Pays-Bas, à l'effet d'obtenir « que les poteries de leurs fabriques ne payeront d'entrée et transit, que les droits qu'on lève contre la France, selon le tarif de 1670. Les maîtres potiers de terre et de pierre de la ville de Châtelet, sujets de S. M.* remontrent que les
1. Archives de l'État à Bruxelles. Conseil des finances^ dossier n^ 2021.
2. Il paratt, diaprés le même dossier, que beaucoup de ces potiers habitaient \ Châtelineau, Pays-Bas, et travaillaient à Châtelet, pays de Liège. Nous devons ces renseignements à M. Schuermans. 6
droits statues par les tarifs et ordoQuances de S. M., sar rentrée ou le transit de leurs poteries, leur ôtent presque les moyens de continuer leur négoce et fabrique... Outre que la France leur en a pour ainsi dire défendu l'entrée, en leur imposant 1 écu aux 100 livres pesant, de plus 4 sols par livre, qui font ensemble 4 livres 14 sols de France, lesquelles 100 livres pesant ne valent tout au plus que 3 escalins, pendant qu'ils savent à regret et à leur désavantage que les pots et poteries venant de France sur ces terres de S. M., ne payent les droits d'entrée que sur le pied du tarif de 1670, comme il se prouve par l'acquit ci-joint en original levé au bureau de Maulde, pour poteries venant de France ».
Nous savons par des documents ayant appartenu au franc métier de BouflSoulx et parvenus jusqu'à nous, qu'en 1753 seulement les potiers obtinrent satisfaction, au moins en ce qui regardait la France*
Dès lors d'ailleurs, tout était fini et bien fini pour la production artistique. Les pots, les plats, les assiettes et tous autres objets wallons étaient très communs et fabriqués pour la cuisine.
A la fin du XVIIP siècle, on ne produit plus rien autre que ces grès en teintes plates sans reliefs, souvent chargés et plaqués d'ornements de mauvais goût, pas même limités à la pointe. On peut dire que le grès orné était complètement tombé, surtout le grès rouge à reliefs.
Comme la terre fine dont on fabriquait les vases ornés était devenue rare à Bouffioulx, on cherchait parfois à l'épargner. On moulait en terre de seconde sorte, puis on recouvrait l'ébauche d'une ou de deux couches ou engobes de terre fine, que l'on façonnait pour la cuisson. Le règne du grès orné était fini.
Cependant les anciens maîtres se ressouvenaient parfois et se plaisaient à mouler encore quelque beau vase, quelque bel
objet pour Tune ou Tautre circonstance particulière ; mais ce n^était plus destiné au commerce. Ces pièces modernes du commencement du XIX® siècle sont en quelque sorte des enfants posthumes et dégénérés de rindustrie du grès orné de Bouffioulx.
C'est du bleu plaqué de feuillages et de fleurons, mais ce n^est plus du grès artistique dans le genre primitif ; il n'a plus de cachet et semble être une grossière imitation des faïences qui prenaient fayeur de plus en plus.
Nous ne dirons rien de ces pièces, trop modernes pour rentrer dans notre cadre, puisqu'elles n'étaient plus qu'un jeu des fabricants de grès communs et non une production industrielle.
Nous ne dirons rien non plus des grès communs contemporains et de l'industrie, aujourd'hui très riche, de tuyaux spéciaux d'aqueducs.