Lit 60HTSUT DB nUTAlL
règle d'un, contrat que cb^cno & la droH da violer?' Recoanaitre dooe que la grève est wt droit sans luQUe», et vouloir obliger aocere les cèieb d'établiâSAnenA à. cqu^ rir le nsqnc die laisser saoctioaDer p&p des arlNlresi tousi le» excès qui peuvent pésdiltM die ce droit, c'est vouloir tnsidieusemeiit dépouiller toute propriébé iodustriellev *K soiu coulear d'arrêter les grèves, les précipiter daiiB laa pires ezlraivagances.
rfousne connaissons pas de gcève rétroagisBant aixe le passé, et tant qu'elle ne sera pas FEtbicbée &a, respect du contrat de travail, qui seul peut (x^r ans oaTTÎers ou aux patrons des dxoit» pour rarenir, l'institution de l'arbitrage^ excellente en elle-mâme, n'apparaîtra que comme la pacodie de la justice et un nouvel instrument de désargaoisation-
C'est une mashioe Telle, sans régulateur et sens volan^ qui ne peut dire utilisée qn'à la condition de là placer dans 3011' cadr» aormol des droits acquio. Et c'e^ uagrava défaut du ppojeL
b) La oRèvK obligatoire.
L'arbitrage obligatoire se comprendrait et s'expliquerait peut-ètfe encore. Mais que dire du second principe : la grève obligatoire?
Et ici, il fout essayer de comprendre. S'agit-il, oui oo nen-, de remédier aux maux des grèves et d'en arrêter les manifestations « déplorables et trop nombreuses », selon tes expressions mêmes de M. Ikfillerand à la tribune de la Chambre ? Oui, sans doute.
jt,Googlc
Mais alors, pourquai lesi impoaeir aux: oivrrien qtù Issi jxàaobtol et veuleBl cooitiiuieiî leir troy^il?-
ie tiHDi9tra:du.'CQiBiBififaa viaot de faire distribuer aii/c membres du Parlement le rapport de U. Métio;, so» déléguiid,.9ur La. législution ouvrtèr»et lociale dal'Au'Stralie: et de.IatNtMivell«r2âlftDdâ. De oeppQtatype d'asbiirag^: cèligajLoire qu'est bh loi de. ISitt diuis cei dernier pays^ ii », prig. les grande» ligOM- U 4. dû. vojllok eot j^oursuLTC» le but.
PwHrquoi laot-U j.uiste à coDtre-pied 7
Cbh, es Noav^j«-ZêlaDd«^ la loi est une œuvra ui&sLfEancbe i|Ui» radicaU». Élanl dirigée contre les grève&, ella. le^ supprdiBieeo r^ité^EUftpeutse résumer, d'aJJleurs, eodroift lignes : Au début du couQil, lecoura au Baar^ of caaciliaiù)n élus» moitié par les patroi!is,.mjoitié par les ouvriers. Si l'accord ne peut s'établir,, 1< CoQ^iidacoDciJialion. saisi rédige UA rapport et renvoie à I& Cow centrale d'arbitrage qui ^lue dé&uitivemeiil et sans a^pel;. Mais, dans l.inr tervalk^ ouwms et palr.ons- doivent continuer letirs rap^ ports et le travail. La grève et ifl- loç&oui demeurent £or-> awUeoient interdits et firappés de fbrles amendes k payer par ïm syndicats, «t les patrons- EuSu, la loi foj^ctiojme si im^éRieiuiAaient et si mécaniquement que, depuis, aucune grève n.'a en liea.
D« tBlftCÂsuUats sufSâeiit pouo méFÙter à. U. Beeves, le oÙHistne du travail de: la Nouvelle^iZélande, qui l'a fait votes, non sajis doute des bommagie ujûversels^ mais la reconnaissance de son pays quia pu s'aGcomiiKider d'uoft telle entreprise.
Au eoDlraipe, si le pvojet de M. Uillerand devait about», les ^rôve» n'eo' subiraient aucune éteinte. Hien
jt,Googlc
ne les empêcherait de naître après le premier arbitrage, de se contÎDuer pendant le second et elles pourraient ne Qnir qa'après la décision du Conseil sapérieur du travail, qui viendrait quand elle pourrait.
Où serait donc le progrès? Eh, mon Dieu! La grève ne pourrait plus être partielle, et du moment oi!i la majorité des votants, qui peut n'être que la minorité des ouvriers, l'aurait décidée, tous, bon gré malgré, seraient obligés de la faire. Voilà le progrès.
Pour un progrès, c'est un progrès et il faut admirer l'ingéniosité de l'auteur du projet qui, ayant à modérer uQ torrent, ne trouve rien de mieux que de rompre toute digue. Admirons le bienfait qui en viendra et saluons aussi la sainte puissance d'un vote !
Quelle duperie, quelle folie et quel retour exécrable à la force de l'audace et du nombre 1
Comment ! Si les jeunes gens du puîts MonlchaDÎn aiment mieux refaire la fête, tous les pères de familles de Monlceau devront de nouveau se croiser les bras, au risque de voir leurs enfants mourir de faim !
Grève pour tousl Mais est-ce que k le droit d'un seul ouvrier qui veut travailler ne serait-il plus égal à celui de dix mille qui ne le veulent pas? » Ainsi le déGnissait cependant, il n'y a pas longtemps, l'homme même qui a contresigné cette odieuse disposition, M. Waldeck-Rousseau ; est-ce enfin, que la liberté du travail, le droit au travail, est un de ces droits que des tourbes, que des majorités, que la loi peuvent faire perdre ?
Mais s'il vous appartient aiosi de priver-un seul homme du droit de gagner son pain et celui de sa Xamille par son travail, disposez donc que ses deux bras pourront ausài lui
jt,Googlc
LE PROJET UILLERAEID. 65
être ara pûtes ?L'alleiilat, pour être plus franc, n'en sera pas plus ioique et plus oppressif, plus auti-sociall « L'homme él le citoyen, quel qu'il soit, disait Jeac-Jacques, n'a d'autres biens à mettre dans la société que lui-même. Tous les autres biens y sont malgré lui. Travailler est donc un devoir indispensable à l'homme social ».
Travailler! C'est-à-dire créer la richesse, accroître la fortune publique et le bien-être général, accumuler du capital qui, pour employer à peu près la jolie comparaison de M. Waldeck-Rousseau, doit retomber en ruisseaux fécondants sur la coIlectivité« comme les cascades des glaciers ». Et c'est au nom de l'Etat, de là solidarité sociale, de l'intérôt pnhiic que l'oû viendrait donner ainsi une sorte de suprématie à la paresse et comprimer les énergies vitales de la patrie I
Il y a véritablement dans celte conception un tel mépris des droits de l'individu et de l'État, une telle méconnaissance de ses intérêts, un tel outrage aux principes dont on fait par ailleurs ostentation, une telle contradiction avec le but que l'on se propose, car si M, Millerand veut sérieusement songer à remédier aux grèves, il doit songer àen restreindre le champ, non à l'étendre; un tel oubli des exemples passés, car le ministre du Commerce de la France ne peut oublier ce qu'on a pu dire, sans trop d'exagération, de la grève de Marseille : qu'elle avait été plus désastreuse pour la ville qu'un bombardement et un long siège; il y a dans ce projet un tel déB aux notions de justice et de liberté et au sentiment de l'intérêt public, que l'on se trouve à la fois confus de s'indigner et stupéfait île l'alarme universelle-
Mais non ! La France ne passera pas par-dessus cette
jt,Googlc
éQormilé. Et le Président du Conseil qui faisait voter l'ai^ ticle 7 de la loi du 21 mars 1884 pour protéger l'individu contre l'oppres'sion des syndicats n'a point sans doute assez oublié ses doctrines, pour que, quand le projet viendra ea discussion devant le Parlement, il insiste beaucoup sur cette partie : la grève obligatoire.
En tout cas, le terrain de l'opposition libérale est là, rien que là.
On pourrait faire encore bien d'autres critiques :
Mais le défaut de sanctions à rencontre des ouvriers, la préférence accordée aux ouvriers syndiqués sur les autres, te défaut d'égalité entre les patrons et les ouvriers, le défaut de sincérité des divers votes, même le principe de l'arbitrage obligatoire, sans rattachement à un contrat préalable de travail à respecter, toutes ces critiques et bien d'autres ne sont que subsidiaires.
C'est la violation du droit au travail qui est le vice essentiel et capital du projet, et pour ne pas disséminer ses attaques, c'est le droit au travail que le parti de la défense sociale doit s'attacher presque exclusivement à relever, comme les canuts de Lyon l'inscrivirent sur leurs bannières et comme doivent l'y garder tous les bons travailleurs de France.
c) Arbitrage, ddréb et force de la sentence