DD CONSEIL DU TRAVAIL
Reste, après la grève votée et commencée, l'arbitrage du Conseil du travail qui la termine, et même l'arbitrage, si l'on veut, des premiers arbitres, s'il leur a plu de s'entendre et de l'empêcher.
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LE PROJET MILLBRAND. 67
Et sur ce point, comme nous n'avons guère qu'à approuver, nous copions tout d'abord l'article 23 du projet :
« Art. 23. — Les senteaces arbitrales rendues par tes premiers arbitres, l'arbitre départiteur (qu'ils ont pu nommer), ou les sections du Conseil du travail, consignées dans les procès-verbaux signés par les arbitres, vaudront convention entre les parties pour une durée de six mois ».
Et les articles suivants édictent les sanc'ions.
A-t-on bien lu ? « Les sentences arbitrales vaudront convention pour une durée de six mois ».
Mais qu'est-ce à dire, sinon qu'après arbitrage, les ouvriers auront perdu leur fameux droit de grève pour six mois, et que le contrat de travail ainsi déterminé sera respectable et devra être respecté pendant cette durée? Évidemment.
Enregistrons donc cette solennelle recon naissance de sa vertu et cette consécration, pourrions-nous dire aussi précieuse qu'inattendue des idées de cette étude.
Mais ce n'est pas tout, et ici nous faisons appel au bon sens des hommes de tous les partis, à la loyauté de M. Millerand lui-même.
Si dans l'esprit du chef autorisé de la classe ouvrière le remède aux grèves n'est que dans le respect du contrat de travail, pourquoi le contrat de travail ne serait-il pas respectable ab initio, et pourquoi faut-il avoir laissé naître et s'étendre la grève avec toutes ses violences, ses infortunes et ses périls, pour aboutir à une solution qui est au point de départ et eût évité ces malheurs?
En un mot pourquoi le contrai après et pas avant? Viton jamais pareille inconséquence et que penser d'un mé-
jt,Googlc