Petite République du 15 nov
suite de la rupture de la convention passée entre les délégués de la chambre patronale et les délégués de \ Union. Et les patrons avaient lancé une proclamation dans laquelle ils déclaraient que l'application de la nouvelle loi sur le travail était difficile, sinon impossible, et que la convention primitivement établie avait été reconnue vicieuse et en contradiction avec la loi, et ils prétendaient reprendre le système des quarts, en réduisant cependant chacun de ces quarts à cinq heures. Le travail ainsi organisé, ajoutaient-ils, est en concordance complète avec le texte de la loi et ne peut donner lieu à aucune contravention. Comme exemple, la chambre syndicale citait à ses adhérents celui de la place de Lyon, qui n'a rien changé à ses habitudes anciennes et, forte de son droit, bravant les procèsverbaux, a décidé de demander à la Cour de cassation un avis suprême sur l'interprétation véritable à donner à une loi qui ne devrait pas être applicable à l'industrie tullière.
Cette décision de la chambre syndicale des fabricants était à peine affichée sur les murs que Y Union convoquait ses adhérents, au nombre de dix-sept cents, déclarait maintenir la convention et décidait que les ouvriers tullistes ne reprendraient le travail quavec un tarif nouveau s'élevant à 20 ^ au-dessus des prix fixés par la convention de 1890.
Pendant ce temps, l'autre syndicat ouvrier, VÉmancipation, s'opposait à la grève et acceptait le système des quarts de cinq heures proposé par les patrons. Six cents ouvriers sur deux mille continuèrent le travail.
Le 17 novembre, se fit, aux bureaux de V Union, la première paye hebdomadaire des grévistes. Ils comptaient toucher vingt francs pour les ouvriers tullistes,
dix francs pour les remonteurs. Ils eurent un léger désappointement en ne recevant que douze francs pour les premiers et six francs pour les seconds. Ce désappointement fut encore plus vif pour les non-syndiqués qui ne reçurent que quatre francs pour leur première semaine de grève.
D'autre part, les fabricants lançaient un nouveau manifeste pour convier les grévistes à réintégrer les ateliers. « Mais si, ajoutaient-ils, vous persistiez à écouter les conseils pernicieux que vous suivez aveuglément, que le sort en soit jeté et malédictions à ceux qui auront fomenté la grève et travaillé à la ruine de notre cité. Nous serions forcés d'accepter la guerre à outrance. Travailleurs, réfléchissez! »
Chacun des deux partis semblait accepter la lutte. Les patrons avaient groupé 352 fabricants, représentant 1.762 métiers, etorganisé une assurance mutuelle. Aux industriels façonniers, qui n'auraient pu résister à une longue grève, ils donnaient hebdomadairement dix francs par métier. Pour cela, chaque fabricant avait pris l'engagement de verser 3 francs par semaine et par métier pendant trois ans, si cela était nécessaire, et une banque avait immédiatement avancé 100.000 francs.
La fabrique de Calais se trouva groupée comme un bloc autour de la chambre syndicale. Rien ne pouvait dès lors l'entamer, alors que les ouvriers étaient euxmêmes profondément divisés par les querelles politiques qui déchiraient l'ancien parti guesdiste, si fort naguère à Calais. Ainsi groupée, la fabrique était invincible et aurait tenu plusieurs mois. Un capital d'un million aurait été trouvé pour cette défense collective, tandis que les ouvriers allaient rapidement épuiser leurs dernières ressources.
Les ouvriers songèrent à demander de l'argent aux
ouvriers anglais, riches et fortement organisés. Ne pouvaient-ils pas d'ailleurs compter sur leur simple reconnaissance? Lors de la grande grève des mécaniciens anglais, il y a environ trois ans, l'Union des tullistes avait voté une leçée de 500 francs par semaine pour leurs camarades d"outre-mer et cette lewée s'était régulièrement poursuivie pendant vingt-huit semaines. Une délégation fut donc adressée aux syndicats anglais. En tête de cette délégation, était M. Camélinat, ancien proscrit de la Commune, que sa connaissance de la langue anglaise avait désigné pour ce choix.
Le 15 novembre, M. Barnes, secrétaire général de l'Union des mécaniciens anglais, envoyait un premier chèque de 500 francs. C'était, écrivait-il à M. Salembier, a le premier gage des vœux que nous formons pour vous. Nous avons conservé les sentiments de gratitude laplus vive des magnifiques efforts que vous avez faits pour nous, il y a trois ans ». Mais il était nécessaire de consulterles membres de l'association anglaise avant de faire une la^ée.
«Les fabricants de Calais. disait à ce sujet la Petite République, s'imaginaient qu'ils n'auraient à lutter qu'avec Y Union des tullistes toute seule; ils vont s'apercevoir qu'ils ont affaire à plus forte partie ! »
Les fabricants, qui avaient encore continué à faire travailler les ouvriers non grévistes, ouvriers indépendants ou affiliés à l'Emancipation^ prenaient le 23 novembre la décision de fermer leurs ateliers. Tout le travail était arrêté. ^lais en même temps, pour mettre les ouvriers grévistes forcés sur le même pied que les grévistes volontaires, ils prenaient l'engagement de fournir aux premiers un secours de 20 francs par semaine.
Le l^'" décembre, l'Union des tullistes deNottingham votait un secours de 1.500 francs et promettait 1.250 francs par semaine. L'Union de Nottingham consentait de plus un prêt de 25.000 francs.
De leur côté, les mécaniciens anglais votaient une leçée; mais cette levée fut la seule.
Les sommes distribuées alors aux ouvriers grévistes s'élevaient à près de 90.000 francs.
A ce même moment, des industriels anglais proposèrent aux chefs d'industrie de Calais de transporter chez eux leurs métiers, par la lettre suivante :
La tyrannie des syndicats et des lois qui les protègent en France, dont les effets peuvent être si désastreux, s'ils ne sont pas combattus par la prévoyance des fabricants, peuvent ruiner l'industrie tullière de Calais.
Il n'est pas à espérer, ni même à croire, qu'une telle calamité puisse se réaliser, mais en supposant que le commerce de Calais soit ruiné, ce n'est pas une raison pour que les fabricants le soient individuellement.
L'Angleterre et l'Amérique sont, aujourd'hui, les principaux acheteurs des dentelles de Calais.
Les cotons fins employés à la fabrication des valenciennes faites à Calais et dans le monde entier sont, en grande majorité, filés en Angleterre.
Il ne serait pas pratique, pour les fabricants de Calais, de s'installer à Nottingham pour y fabriquer les genres ordinaires déjà exploités, mais il y a de la place, de l'ouvrage et de beaux bénéfices assurés pour ceux qui voudraient s'installer en Angleterre et y produire les belles dentelles, pour lesquelles le bon goût de Calais est si justement apprécié.
MM. G... and C°, fabricants de métiers à tulles, sont propriétaires de vastes usines à D..,, joli village situé à 16 kilomètres de Nottingham.
Une de ces usines possède à elle seule cent quarante-huit places et se trouve bâtie spécialement à Tusage des nouveaux métiers de grandes dimensions.
On peut trouver des ouvriers libres autant qu'on en désire.
Le village possède hôtels, églises et toutes les commodités usuelles en Angleterre. Il s'y trouve beaucoup do maisons d'ouvriers et d'autres d'un ordre supérieur pour les employés et les patrons.
En conséquence, les fabricants contraints de quitter Calais sont certains d'être accueillis avec empressement en Angleterre, dans une jolie contrée, où ouvriers français et anglais pourront être logés très confortablement. Si les usines sont insuffisantes, MM. G... and C» seront très heureux de pourvoir aux agrandissements nécessaires.
D'autre part le maire du Puy proposait aux Calaisiens de transporter leur industrie dans la Loiret
i. I.e maire du Puy offrait, au nom de cette ville et au nom de l'unanimité du conseil municipal, « les ressources de sa région, ainsi que les avantages d'une main-d'œuvre abondante et modérée dans ses prétentions » :
« Nous n'avons pu lire sans émotion dans les journaux, écrivait-il, les propositions faites par l'étranger aux industriels de Calais, les invitant à porter hors de France une des branches de notre travail national. Si la crise actuelle doit devenir malheureuse, au point de vous contraindre à songer de quitter un pays que les exigences ouvrières rendent impossible aux affaires, nous avons pensé que, plutôt que d'émigrer, votre choix se porterait sur des régions françaises.
« Comme vous le savez, notre pays est le siège d'une fabrication importanie de dentelles à la main. Sa réputation n'est plus à faire et, si une fusion des deux industries sœurs, la dentelle mécanique et la dentelle à la main, pouvait s'opérer, à laquelle viendrait s'ajouter la fabrication des tulles, notre région serait appelée, de par ses sources et au profit commun, à devenir un centre de première importance.
« Le pays possède des forces hydrauliques considérables et disponibles ; il est proche d'un centre houiller; la population ouvrière abonde et attend le travail qui doit occuper ses bras. En outre, vous pouvez compter sur toute la sollicitude, sur toute l'inlluence de la municipalité, de la chambre de commerce, et des représentants des pouvoirs publics.
« Nous osons donc espérer que vous apprécierez la sincérité de notre offre et que vous verrez, dans nos propositions, en même temps que l'intérêt particulier que nous portons à notre pays, un témoignage de solidarité nationale. »
Enfin un Calaisien, habitant à Lodz (Pologne), écrivait cette lettre qui est assez symptomatique et que nous reproduisons sans aucun commentaire :
« Monsieur le Président,
• J'aj.prends qu'une firme anglaise a invité les fabricants de tulle de
Nous devons dire qu'aucune de ces propositions ne fut prise au sérieux. On ne déplace pas un centre d'industrie et d'art comme Calais, de la même façon qu'on transporterait un atelier typographique. Il faut Vambiance de tous les éléments qui concourent à cette production artistique, et l'Espagne et l'Amérique, qui ont acheté des métiers à Calais pour les transporter chez elles, sont restées tributaires de Calais, pour le choix des modèles à exécuter et la discussion de leur industrie.
Le 8 décembre, M. David Holmes, membre du Comité parlementaire des Trade-Unions, arrivait à Calais et portait les premiers fonds anglais : c'était un chèque de 10.000 francs. M. David Holmes fut accueilli avec le plus grand enthousiasme. « Ayez confiance, disait-il, les ouvriers d'Angleterre vous soutiendront. » Cette prédiction ne devait pas se réaliser, et le syndicat de Calais V Union, qui avait envoyé des secours sans compter dans toutes les grèves françaises et anglaises, devait se voir bientôt abandonné par la majo-
Calais à transporter leurs métiers dans le district de Nottingham, à cause de la grève existant à Calais. C'est une dérision. Tout le monde sait que l'Angleterre est le château fort des Trade-Unions, et les labricants calaisiens, une fois installés, auraient certainement à compter avec eux.
• C'est plutôt en Pologne que les fabricants trouveraient de la tranquillité du côté de leur personnel^ car en Russie on ne permet pas de tels embarras à la fabrication.
« Dernièrement les directeurs d'une firme de filage de coton à Lodz décidèrent de ne faire travailler leurs ouvriers que cinq jours par semaine. Les ouvriers, au nombre de cinq mille, se mirent en grève, exigeant pour les cinq jours d'ouvrage la paye de six jours.
« Les autorités renvoyèrent dans leur province natale deux cents des meneurs qui yi étaient pas nés à Lodz, ou dans la province de Petroko, et ainsi la grève fut enrayée.
€ Un Cax.usien. .
rite des ouvriers anglais et presque complètement par les syndicats français.
Ce même jour, le Comité distribuait des secours hebdomadaires de quinze francs à chaque gréviste. Le total des secours ainsi répartis s'élevait à 31.000 francs.
Le 14 décembre, le président de l'Union, M. Salembier, rendait compte à ses commettants d'une entrevue qu'il venait d'avoir avec le président du conseil. « Nous lui avons donné l'assurance, affirmait-il, que, quoi que prétendent les patrons, nous étions surs de pouç>oir^ tenir aussi longtemps qu*il faudrait. Nous lui avons dit que les tullistes ne reprendraient le travail que lorsque toutes les questions posées sur les conditions de travail et sur les salaires auraient été résolues avec le syndicat V Union.
« Vous allez entendre le citoyen Camélinat, qui vous rapporte d'Angleterre les meilleures nouvelles... Grâce à la solidarité de nos camarades anglais, nous sommes assurés de prolonger la résistance le temps qu'il faudra.
« Maintenant nous attendons les patrons! »
A son tour, M. Camélinat prenait la parole pour rendre cofnpte de sa mission en Angleterre.
a Vous aviez en main, disait-il aux grévistes enthousiasmés, tous les arguments pour obtenir la sympathie de vos camarades d'Angleterre. D'abord vous demandiez la réduction des heures de travail. Ensuite il s'agissait du travail des femmes et des enfants, ensuite il y avait la loi contre laquelle se rebellent vos patrons, ensuite il y avait la convention qu'ils avaient signée et violée. Cette dernière circonstance a excité non seulement l'indignation des ouvriers, mais encore Tétonnement des patrons, qui ne pouvaient comprendre
comment des patrons qui avaient signé un contrat pouvaient prétendre s'y soustraire. Et enfin, vous aviez la solidarité internationale, à laquelle vous avez sacrifié vous-mêmes quand on a fait appel à vous ! »
Cependant la grève tirait à sa fin. Les souscriptions n'arrivaient pas. La lassitude des grévistes commençait à se faire sentir.
Le syndicat l'Union avait encaissé, au début de la
grève, emiron 160.000 fr.
Il avait reçu d'Angleterre à titre de prêt 27.500 »
A titre de'don 80.000 »
De la Petite République 18.000 »
D'Allemagne 1 .250 -
De syndicats français 10.000 »
Soit un total de 296.750 fr.
Il ne lui restait plus à ce moment que 20.00CI francs environ. Et il devait 27.500 fr. au syndicat des tuUistes de Xottingham.
Les ouvriers avaient reçu pendant la
première semaine 12 fr. par gréviste.
deuxième — 15 —
troisième — 15 —
quatrième — 15 —
cinquième — 15 —
sixième — 15 —
septième — 7 50 —
huitième — 15 —
neuvième — 5 —
dixième — 5 —
onzième — 5 —
douzième — 3 —
Le 22 janvier, les fabricants décidaient de rouvrir les ateliers. Le travail de nuit n'était pas repris, pour ne pas créer de difficultés avec l'inspecteur du travail.
Un seul ouvrier était employé sur chaque métier : ce qui laissait inoccupé un millier environ d'ouvriers.
Le 6 février, le syndicat V Union acceptait la reprise du travail sans condition.
Au même instant, le Comité consultatif des arts et manufactures donnait son avis sur deux projets de décret, dont l'un intéressait la fabrique calaisienne. Ces projets devaient être encore soumis à la Commission supérieure du travail dans l'industrie et faire ensuite l'objet de l'examen du Conseil d'État.
Cependant le Ministère du Commerce les publiait, pour permettre aux intéressés de présenter leurs observations.
Le projet, concernant l'industrie des tulles, guipures et dentelles, permettait à l'équipe de préparation et de finissage, composée uniquement de personnel protégé, de ne pas avoir les mêmes heures d'entrée, de sortie et de repos que les équipes de fabrication presque entièrement composées d'adultes.
Il semblait en effet assez anormal d'obliger les patrons à faire deux équipes de femmes, alors qu'une seule suffisait, et de faire venir les femmes à 3 heures du matin à Tatelier, alors que leur présence n'y était pas nécessaire. Les femmes ne sont employées en effet que pour la préparation et le finissage, et elles ne sont pas utiles pour la confection même de la dentelle. Là, seuls des adultes et quelques jeunes gens sont employés. Encore ces jeunes gens — les renionteurs — peuvent être facilement remplacés par des hommes faits.
Ce règlement d'administration publique avait une portée énorme, puisqu'il renversait tout l'échafaudage de la loi de 1900, destinée surtout à unifier le travail et à faire concorder les heures d'entrée, de sortie et de repos de tout le personnel, pour permettre à la sur-
veillance de l'inspection du travail de s'exercer utilement.
La loi de 1900 n'était donc pas intangible, puisque ici elle était atteinte dans son essence même. On remédiait à cet inconvénient en obligeant les fabricants à afficher à la porte de leur usine les heures d'entrée et de sortie des différentes équipes.
Le 7 février, les grévistes se réunirent à V Elysée, qui est une salle de bal de St-Pierre, pour se rendre en corps à leurs ateliers respectifs. Mais un grand nombre de patrons répondirent à leurs anciens ouvriers qu'ils ne faisaient plus travailler qu'un seul homme par métier et qu'il leur était impossible de les reprendre tous. Douze cents grévistes à peu près restaient sans place. Ce nombre se réduisit de plus en plus, jusqu'au jour où les patrons, bravant les procès-verbaux de l'autorité inspectorale, se décidèrent à reprendre le système des quarts réduits à cinq heures.
Le syndicat sortait ruiné et diminué de cette lutte, dans laquelle certains encouragements donnés à la légère l'avaient fait s'entêter en vain. Est-ce à dire que le système des quarts soit une nécessité inéluctable ? Nous ne le pensons pas, quand du moins la journée de travail aura pu être réduite à huit heures. Mais nous n'en sommes pas encore là. Il semblait difficile de réduire la journée de douze heures qu'elle était auparavant à huit heures, c'est-à-dire d'un tiers. Le travail étant un travail à la tâche, ou les salaires auraient dû être proportionnellement diminués, ou bien les patrons auraient dû augmenter la base des salaires de 30 %, et la fabrique de Calais ne pouvait supporter cette brusque majoration. Enfin il semblait encore plus difficile d'adopter la journée de huit heures, alors que les concurrents les plus proches et les plus ardents de
la fabrique de Calais, les industriels de Nottingham, conservaient l'habitude des dix heures.
Nottingham, où le nombre des métiers est le double de celui de Calais, est singulièrement favorisé au préjudice de Calais. Là ni droits prohibitifs, ni tracasseries administratives. Bien au contraire, comme le fait remarquer M. Emile Combe (dans les Débats du 4 décembre 1900', l'administration, comprenant le caractère tout spécial de cette industrie, où les périodes d'activité aiguë sont contre-balancées par des périodes de long chômage, et dont la production est influencée par tous les caprices de la mode, Ta favorisée d'un règlement spécial qui la protège et assure son développement. De plus, les soies et cotons filés y jouissent de la franchise, si bien que le fabricant de Calais se trouve de ce chef, et malgré la faveur illusoire du drawhack qui est escompté par le filateur et le commissionnaire, dans une infériorité manifeste, vis-à-vis du fabricant anglais. Enfin le prix d'achat du métier constitue une nouvelle infériorité pour l'industriel de Calais. Ses métiers achetés ordinairement en Angleterre sont frappés d'un droit d'entrée de 10 %. Sur le terrain industriel, nous nous trouvons donc en moins bonne situation que nos voisins, et il serait ridicule de vouloir leur donner de généreux exemples qu'ils s'empresseraient probablement de ne pas imiter.