‹ Les griseriesChapitre 17 sur 32 · POUR MADEMOISELLE LOUISE ABBEMA · texte numérisé non relu

POUR MADEMOISELLE LOUISE ABBEMA

L'or empourpré des capucines S'envole à travers le ciel gris.

Ah, sous les falaises voisines Revivre les amours guéris !

Les grands iris au clair de lune Bleuissent au bord de la mer, Et l'odeur du varech amer Se change en encens sur la dune.

64 PREMIER SINET

Mais dans la pâle transparence Des nuits que peuvent ces parfums, Quand le froid de Pindifférence A figé nos rêves défunts !

Rien ne frissonne et ne s'éveille, Et la monotone chanson Des vagues attriste la veille Du clair de lune à l'horizon.

L'or empourpré des capucines S'envole à travers le ciel gris !

Ah, sous les falaises voisines Revivre les amours guéris î

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