‹ Les griseriesChapitre 28 sur 32 · EFFEUILLEMENT · texte numérisé non relu

EFFEUILLEMENT

Ce logis, où sous de longs voiles De grands archiluths attristés Font de leurs manches incrustés De nacre et d'or autant d'étoiles.

Un doux relent de frangipane, A force de douceur malsain, Discrètement monte et s'émane D'un angle, où dort un clavecin,

Et cette chose pauvre et laide, Qu'est PefFeuillement d'une fleur, Devient une exquise douleur Dans cette chambre haute et tiède.

Dans un vieux ciboire d'étain S'effeuille, morne et douloureuse, Une rose d'automne ocreuse D'un jaune de soleil éteint.

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