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LES DEUX VICTIMES

tragi-comédie.

Acteurs :

Arbanes, roi de Sarmacie.

LisiDAS, premier prince du sang de Sarmacie.

Cyminde, demoiselle d'Albanie, depuis peu femme de Lisida?.

OsTANE, prince de Sarmacie.

Calionte, seigneur sarmacien.

IlÉsioNB, femme d honneur de Cyminde.

ScYLE, fille d'iionneur de Cyminde.

LiCASTE, bourgeois d'Aslur,

Éhymant, bourgeois d'Aslur.

ZoRASTE, grand-prétre.

Derbis, ministre du temple. •

Un page.

Deux troupes de bourgeois.

La scène est dans Âstur, ville de la Sarmacie asiatique, sur les bords de la mer Caspie.

Que dites-vous de Lisidas, premier prince du sang de Sarmacie, etdeLicaste etd'Éiymant, bourgeois d'Astur? Cela ne fait-il pas le plus drôle d'effet du monde, et se

peut-il voir quelque chose déplus bouffon? Calionte, seigneur sarmacien, est aussi bien agréable ! On voit là le mauvais goîit des grands romans et toute la préciosilc qui distingue les productions de l'époque : le galant soleil de la Divine Astrée jette un tade rayon sur toute la littérature de Louis XIII à Louis XIV ; Corneille, tout robuste qu'il soit, ne résiste pas toujours à cet entraînement ; on se souvient de son adorable furie, des stances du Cid et d'autres passages analogues; Racine a besoin d'avoir Boileau d'un côté et Euripide de l'autre pour n'y pas retomber à toutes les minutes; et Molière lui-même, quoiqu'il ait fait les Précieuses ridicules, quoique ce soit le génie du monde le moins entaché d'affectation, offre beaucoup d'endroits d'un maniérisme qui nous semblerait fort étrange, et il ne s'est pas autant dérobé à l'influence d'Honoré d'Urfé qu'on pourrait bien le croire. — Tous ces messieurs des tragédies héroïques ou autres savent leur Clélie sur le bout du doigt, et dans quelque pays et à quelque époque qu'ils soient placés ils ont toujours la royale des rafiinés ou la grande perruque et les grands sentiments de la cour de Louis XIV. Il est vrai que, par manière de revanche, si tous les héros tragiques sont travestis à la française, tous les personnages modernes, princes ou héros, sont travestis à l'antique, et nous font voir leur rotule toute bleue de froid sur les places publiques et dans les galeries des musées. Ainsi, comme dirait M. Azaïs, il y a compensation.

Colletet, outre ce qu'il fit dans la pièce àeseinq auteurs, eut encore part à V Aveugle de Smyrne ; mais ce qu'il a écrit pour le théâtre est assurément ce qu'il y a de moins

bien dans la collection de ses œuvres. — C'était un génie plutôt didactique qu'inventif, plus descriptif que lyrique, un vFiii talent d'académicien qui a du talent. — Il remporta des prix à différents concours. Il gagna l'églantine de Clémence Isaure aux Jeux floraux de Toulouse, comme on le peut voir dans la Gazette, f n vers burlesques, dédiés à madame la princesse de Longueville, que Loret faisait paraître chaque semaine, et qui contenait les divers événements du temps, avec des réflexions et des plaisanteries ; ce qui prouve qu'une publication hebdomadaire rimée n'est pas aussi neuve qu'on a voulu le faire croire à roccasion de la Némésis de Barthélémy. — C'est dans le numéro du i6 novembre d652. — Le style n'est pas fort élégant, mais il est assez clair et dit ce qu'il veut dire.

Monsieur Colletet, homme rare, Dont l'esprit, en ce temps barbare.

Est un miraculeux trésor, Digne cent fois du siècle d'or, Durant la saison printanicre (J'enicnds parler de la dernière), Ayani, d'un labeur sans égal, Fait un excellent chant royal, Contenant de vers cinq fois douze Pour les Jeux floraux de Toulouse, Obtint sur plusieurs grands esprits Le triomphe, l'honneur, le prix Dus à la science divine ; SavoiP : une riche églantine D'ouvrage fort élabourc Et d'un Irùs-fm argent dore, Qu'avec patente bien civile, Les sieurs magistrats de la villa

Ont pris un soin très-curieux D'envoyer au victorieux.

Et pour mieux le combler de gloire, Sur le sujet de sa victoire, Ils ont ses vers enregistrez Comme des monuments sacrez Et des choses fort authentiques Parmi leurs archives publiques, Avec des éloges divers Dessus ses admirables vers ; Honneur d'autant plus plein de lustre Que jusqu'ici ce corps illustre, Entre tous les maîtres de l'art, Ne l'avoit fait qu'au grand Ronsard.

Le sujet de ce chant royal est — le feu élémentaire. — Messire François de Harlay, archevêque de Rouen, fit cadeau au poète d'un superbe Apollon d'argent, en récompense d'une hynime qu'il avait faite sur la pure conception de la Vierge pour le palinod de Rouen. Colletet fit là-dessus la petite pièce de vers suivante, qui se trouve parmi ses épigrammes et qui me semble une vraie et naïve épigramme à la grecque, c'est-à-dire sans sel ni pointe :

Que ce prix glorieux élève mon courage ! 11 me fait concevoir de généreux desseins : II semble que le dieu dont je reçois l'image Vienne animer déjà ies tableaux que je peins. Prélat, je n'aurai pins une fureur vulgaire, Puisqu'ApoUon m'échauffe aussibien qu'il m'éclaire.

Ce serait peut-être ici le lieu de placer quelques réflexions sur le paganisme de l'art à cette époque. N'est-ce pas fort singulier qu'un archevêque, un prélat chrétien,

donne, pour récompense à un poète qui a fait une hymne à la Vierge, un Apollon, une idole, un démon selon l'Église? — Ce mélange perpétuel de l'olympe et du paradis se retrouve partout dans les productions du temps. Il faut examiner les anges avec beaucoup de circonspection, car ce pourrait bien être de petits amours. Les vierges ne sont guère que des Vénus qui ont passé une chemise et mis une robe bleue. Le Père Éternel a emprunté ses gros sourcils noirs au Jupiter-Olympien , et le Christ en croix a bien souvent l'air d'un Adonis mourant. — Il ne faut pas croire qu'Apollon , ne soit ici qu'un symbole (on ne pensait guère aux mythes en ce temps pour signifier la poésie; Apollon est bien le fils de Latone), un beau jeune homme bien fait, avec une perruque blonde, un tonnelet de brocart d'or , un grand manteau de pourpre , un violon à la main et une couronne de laurier au chef, qui descend de son coche à quatre chevaux pour aller réciter un madrigal dans la ruelle de madame Thétis, et qui de là va au coucher du roi faire prendre à ses canons l'air du Louvre ou de Versailles , où il a ses grandes et petites entrées. — A j force de voir des dieux dans les jardins , dans les vers, dans les niches, au-dessus des portes, sur les éventails et les enseignes des cabarets, on est devenu tout à fait païen pour la forme, et beaucoup de gens, fort honnêtes d'ailleurs, étaient plus instruits dans la mythologie que dans le catéchisme, et tel vous aurait récité les noms des douze grands dieux fort couramment, qui aurait été fort embarrassé de réciter son Credo à quelque baptême. Le christianisme étant, d'après la poétique de

ce temps-là, entièrement banni de l'art comme n'étant pas susceptible d'ornements égayés, il se retira peu à peu de la vie réelle et de la cité vivante, si bien qu'on finit par oublier qu'il existait et qu'il se trouva relégué au nombre des choses respectables et surannées ; quelque volcan aurait enseveli Versailles et Paris sous un manteau de lave et de cendres qu'en y fouillant mille ans après il eût été difficile de croire que ces villes eussent été des villes chrétiennes ; on eût retiré des ruines force Pans , force Nymphes, des Vénus Callipyges, Anadyomènes et de cent façons, des Bacchus, des Mercures, tout un olympe dans chaque jardin de guinguette , et pas une seule madone , pas une seule croix sculptée, pas un seul saint de marbre ou de pierre comme on en voyait à chaque coin de rue dans le moyen âge. Les artistes du 16e et du 17« siècle étaient de vrais païens baptisés et ont contribué pour beaucoup à la chute du catholicisme, et Voltaire n'eut pas grand'chose à faire après eux.

Cet Apollon d'argent ne fut pas le seul cadeau précieux qu'ait reçu GoHetet ; monseigneur le prince de Lictestein lui donna une belle chaîne d'or. Il faut voir comme il l'en remercie, et les compliments et les concetti qu'il lui adresse sur ce qu'il y a de gracieux et de séant à un grand prince d'enchaîner les Muses avec des chaînes d'or, les seuls liens dont elles doivent être liées, suivant lui ! En général , le bon Colletet est assez rapace , et il se colère fort contre ceux qui ne lui donnent rien. Il traite fort mal les beaux-fils qui lui viennent demander des vers sans avoir l'escarcelle garnie, et ne veut délivrer un soupir, une attente ou une jouissance qu'à beaux

deniers comptants. Un vers, un écu : voilà son tarif. — C'est cher! — Pas trop pourtant pour un homme à qui l'on en avait payé cent francs la pièce.

Cependant il est permis de croire qu'il n'en vendait pas beaucoup ou qu'il n'en vendait pas souvent, car en plusieurs endroits de ses ouvrages il se plaint de manquer d'argent et il se lamente sur sa destinée. Ainsi, dans des vers intitulés Disgrâces, adressés à Colletet , son fds , il se montre fort alarmé de la dépense qu'on fait chez lui pendant la maladie de sa femme.

Mon fils, veux-tu savoir l'état de mes affaires ? Trois savants médecins et deux apothicaires, Faisant souffrir ma femme, agissent contre moi, Puisque leurs recipés, en forme d'ordonnances,

Espuisent mes finances.

Qui ne sont pas les finances d'un roy.

Dans cet excès d'inquiétude, Qui rend mon pauvre esprit incapable d'estude, Je vois toujours chez moi trois grands feux allumez; Et la garde qui veille, et qui veille à ma perte. Cep-^ndant que la nuit me tient les yeux fermez A pour tarir mon vin toujours la bouche ouverte.

La touche de ce morceau est assez fine; ell rappelle certains tableaux burlesques de l'école flamande où , pendant que l'hôtellier dort, quelque joyeux compagnon boit le vin de son vidrecome et met la main dans la gorge de sa femme. — Un trait d'un bourgeois admirable est celui-ci.

Je vois toujours chez moi trois grands feux allumez. Le vers est d'un piteux et d'un solennel on ne peut

plus risible. — Le brave poète se montre beaucoup moins inquiet de voir sa femme malade que de voir son bûcher et son vin au plus bas : il y a là-dedans quelque chose de naïvement et de cruellement propriétaire qu'il serait très-difficile d'attraper. Cette femme était demoiselle Marie Prunelle , et l'on apprend par le tombeau de quatre vers que lui adressa son mari, qu'elle mourut en l'an 1641 , c'est-à-dire l'année même où cette précédente épigramme a été composée. Elle avait été sa servante, car Colletet avait la maladie de prendre des maîtresses ou des femmes parmi ses servantes, et plus tard il épousa encore Claudine le Hain, sa chambrière.

L'année 1651 et 1652 furent deux années fatales pour Colletet : il se trouva tellement dénué qu'il fut obligé de mettre en gage le bel Apollon d'argent, source de tant de concetti.

Si voyant nos exploits divers

Je ne compose plus de vers.

C'est que, pour subsister et nourrir mon ménage, J'ay mis mon Apollon et mes Muses en gage.

Son fils, qui avait pris du service , fut fait prisonnier en Espagne, où il resta près de trois ans. — Dans son traité de la poésie morale , Colletet père, parlant des quatrains de François Colletet intitulés les Entreliens de la semaine sainte, du latin du révérend père dom Dominique, chartreux, s'en exprime ainsi, avec une sensibilité tout à fait touchante : « Sans flatterie , ces quatrains sont tels, dit-il , que, comme leur jeime auteur y exhorte les pécheurs à la pénitence, il ne doit pas se repentir de

les avoir faits. Les diverses et nouvelles éditions qui en ont paru pendant ces jours de dévotions et de pénitence passent, à mon avis, pour une marque visible de l'estime qu'on en a faite. — Témoignage que je rends ici les larmes aux yeux quand je me représente que ce fds unique dont je parle ne m'est plus visiiile que par ses lettres depuis plus de trois longues et tristes années que l'Espagne triomphe d'une jeune liberté qui m'est si chère ; mais si la cour est juste et généreuse comme elle l'est en effet, et si elle me tient sa parole, comme je l'espère avec tant de raison , je reverrai ce gage précieux de ma première moitié, et ce sera lorsque, par la grâce du ciel, nous nous consolerons ensemble de tant de pertes et de traverses passées. — Cependant , ô mon cher fils ! si , malgré tant de forteresses et de troupes ennemies qui nous séparent , ce petit ouvrage peut tomber entre tes mains , fais-en ton profit et tes délices tout ensemble, etc. »

François^Colletet était détenu au fort de Porcheresse.

Dans les troubles civils le petit manoir de Rungis avait été pillé et ravagé, et le logement des troupes lui avait causé de grands dommages.

Je soupire mon val de joye Que nos guerres ont mis en proye, Et je plains mon polit logis Des belles sources de Ilungis, Où le soldat, dur et sauvage, A fait un horrible ravage.

S'il pillioit encore le faux bourg, Adieu la campagne et la cour !

Après une telle disgrâce

Je serois le Job du Parnasse,

Couché sur le noble fumier

De quelques feuilles de laurier.

Dans celte malencontreuse année 1652, il arriva encore une autre catastrophe à notre poète. Comme il passait dans la rue des Carncaux, près de la Ferronnerie, le 26 septembre, l'entablement d'une vieille maison se détacha et lui tomba sur la tète. Il fut très-longtemps entre la vie et la mort, car il avait au front une plaie énorme en largeur et en profondeur. Quand il fut un peu rétabli, il lâcha la bonde à sa colère poétique et rima de belles invectives contre cette rue de la Ferronnerie où l'on assassinait les rois et où l'on assommait les poètes, ces deux sommités de l'ordre social. Il se plaint beaucoup d'un de ses amis qui ne lui a envoyé qu'un pot de confitures pendant sa maladie, de ses protecteurs qui l'ont laissé manquer d'argent ou qui ne sont pas venus le voir, et rien n'est plus comique que la manière dont il formule ses griefs ; car les littérateurs de ce temps-là ressemblent assez à ces mendiants d'Espagne qui vous demandent d"abord fort humblement et de la voix la plus moelleuse, et puis vous disent des injures et vous couchent en joue avec leur carabine si vous leur refusez. Une épître liminaire, une dédicace était une vraie lettre de change tirée sur celui à qui elle était adressée; la suscriplion du plus chétif sonnet avait son intention cachée et visible. — Aussi évitait-on une dédicace comme le feu ; et Boursault, dans sa préface du Jeune Polyantlie, nous apprend-il qu'un de ses meilleurs amis se brouilla avec

lui et ne voulut plus jamais le revoir parce qu'il lui avait dédié quelque chose, et déplorait-il amèrement de s'être rompu la cervelle à inventer des qualités et des vertus à de riches seigneurs qui n'en avaient eflfeclivement point et qui ne lui avaient rien donné pour la peine qu'il avait prise de les rendre célèbres à tout jamais. — Damoiselle Marie Prunelle, sa chère moitié, étant bien et dûment enfermée sous sa tombe rimée, le cœur naïf et tendre du débonnaire académicien ne pouvait rester plus longtemps sans occupations, et trouvant que les Isis nuagères et les fantastiques Chloris offraient de minces régals aux ardeurs des terrestres flammes, il se prit de belle passion, non pour une grand dame, mais tout bonnement pour une fraîche et grasse fillelte qui lui servait de ménagère. — A quoi il n'y a pas grand mal, quoi qu'en disent toutes les biographies qui reprochent à Colletet la bassesse de ses inclinations et le mauvais choix de sa compagnie. Il vaut bien mieux posséder librement et à son aise une fille jeune et bien faite qui se trouve fort honorée de votre choix, que de faire le pied de grue sous le balcon de quelque Philaminte surannée ou de quelque duchesse plâtrée qui vous regarde comme un manœuvre d'amour, et vous ferait volontiers manger à l'office après vous avoir fuit efficacement remplacer monsieur le duc. -— Et d'ailleurs, la seule et vraie aristocratie de la femme n'est-elle pas dans la jeunesse et la beauté, et ne sont-ce pas les blanches mains qui font la reine plutôt que le sceptre d'or?

Quoique Guillaume fût loin d'être alors un adolescent romanesque, puisqu'il avait à cette époque quelque cin-

quante-quatre ans, sa flamme ne tut pas moins vive, sa verve moins abondante, et ses concetti moins recherchés que s'il eût été au plus vert de ses mois ; car il a fait tout un livre de sonnets erotiques 'ntitulé les Amours de Claudine, et beaucoup d'autres pièces, les unes élégiaques, les autres louangeuses, toutes en l'honneur de la jeune chambrière subitement érigée en déesse.

S'il faut en croire CoUetet, elle était fort charmante, fort spirituelle, et... vierge. — Voilà beaucoup de belles qualités réunies et antipathiques de leur nature; et si Claudine était tout cela, je ne sais trop ce que Colletet aurait pu aimer de mieux. De mauvaises langues du temps prétendent qu'elle n'était rien moins que cela. — Je n'ajoute pas foi aux mauvaises langues, et d'ailleurs, Colletet le fils étant du même avis que Colletet le père et ne parlant de sa belle-mère Claudine que comme d'un miracle de beauté et d'esprit, il fallait nécessairement que cela fût, car les fils ne sont guère portés à être de l'avis de leur père et à trouver leurs marâtres charmantes.

Cette belle était blonde, et les vers de Colletet sont plein:- de jeux de mots sur ces beaux cheveux d'or qui sont les rayons lumineux de :on soleil, des lacs d'amour où les cœurs se vont prendre et les chaînes visibles de sa liberté, l'Océan qui porte ses amours sur ses ondes paisibles, le fleuve qui roule plus d'or que le Pactole, et tout ce que l'on peut dire sur les cheveux blonds quand une imme^lse érudition met à votre service tout le mauvais goût de tous les poètes de la terre anciens et modernes. Chaque madrigal ou sonnet a ordinairement pour suscriplion : à ma belle et sage Claudine, pour ma chère

Claudine; ce qu'il est d'autant plus attendrissant que Vu du nom de Claudine est écrit selon l'orthographe du temps, avec un V à la romaine. — Voici deux de ces

madrigaux :

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