‹ Les Guêpes. 1e-6e sérieChapitre 34 sur 53 · LM «U£7£S · texte numérisé non relu

LM «U£7£S

(pie ta f<get!O0 «dt une t«]^ttté {rreviM^, qo^ili des ftis fendamtentdles dtt royatim^ exdat tes femineB du «rOne», ^ que d'aifl*eurS) à l'époqse où uom vhone, ii pe«t ^rmer ^4 y ait besoin, chez le régent, des qualités que la plus iiêMti des femmes n'ist pais tbrcée d*avetr.

On peut dire po4ir la dvdbe^^ d^léms -*- ^ifa^ A tort ov à raison^ «^ te ^c d« Notnoors n'est pas pe^^itaÉre^ ^^ qtie cette impopularité vient en partie de celte ffiâ^mmse écith tàoh qtt'on a en ia iMm de demander pour lur, -^ ee qui est cause qull s'est réj^andu dans te puMie pttisiefirs eenfaitte» (fe phrases toutes faites contre toi*

i^^ Et on fie sait pas avee quelle fsteilité le gros du publie adopte d'abwd !ee pbraees, puis en^uile tes sentioienls qu'efies expriment.

ij^ Où pettf fait dire — qu'il ne serait p«it-étre pctt d'une mauvaise politique — que le régent fût darrs ime pesi* tien i ne pouvoir être roi dans aiïcnn cas ; de lette f^n qae le foi minenr fût pour lui m popitte et non une barrière.

'^^^ On pourrait encore faire une longue énumératten des brillantes et solides qualités que reconnaissent à la du« chesse d'Orléans -— ceux qui l'ont approchée.

Pour moi , j'ai sur la régence l'opinion que j*aî sur la royauté : nommez n'importe qui, — pourvu que ce sc^ft d'afue manière stable; *— faites mie fei trieuse, -^ mié loi fonféimentale que vous n'ayez pas besoin de rapiécer, de resseifl^^lf à chaque événement imprévu, -^ et réellement je tfouve ^a'il ne devrait pas y avoir autant d'événements imprévus p^r^prtl de cinq cents que vous êtes qui devez les prévw. ^

^^ « M. le général Aulhièr-es, «^ comfHiafldaiil là dixième division militaire, était dans son appartement lorsque, te pBîi lui ayant glissé sur le parquet, — il est tombé et s'est -grftve^ ment blessé ^u genoa. ♦

Je saisis cette ocdasn^ pofff remarquer une Mt tcneft IhhbII

AOtjT 1842. 59

qu^il n'existe dan$$ aucun pays sauvage, — danâ aucun pays de là Nouvelle-Zélande, — un usage aussi barbare, aussi saugrenu, — aussi grotesque, aussi bête, — que celui qui consiste à rendre laborieusement — les appartements et les escaliers glissants. — En les cirant et en les frottant, les gens auxquels il m'est arrivé de dire cela — m'ont répondu : « C'est plus propre. »

Ces gens qui exposent eux et leurs connaissances à se rompre là colonne vertébrale sous prétexte de propreté — regarleraieut à deux fois à se laver les mains l'hiver, s'ils ne pou- Iraient avoir d'eau chaude.

On rit beaucoup en France des sauvages qui se peignent les oreilles en rouge, — pourquoi? Parce qu'en France — on se peint les sourcils en noir, — et que ce n'est que sur les joues qu'on met du rouge. — On rit des Hottentots tatoués, — quoique la moitié de nos soldats et les deux tiers de nos Serruriers portent sur les bras, peints en bleu ineffaçable, — des cœurs percés — et des Napoléons.

^^ Mais on rirait bien plus si un voyageur venait d'un pays récemment découvert — et nous disait :

« Les naturels — ont un usage dont il est difficile de s'expliquer la raison.

i Au moyen ^de certaines préparations, ils rendent le plancher de leurs habitations tellement glissant, qu'il est impossible d'y faire un pas sans tomber, à moins d'une grande ha< bitude et d'une extrême attention.

• Leurs escaliers, qui, par leur forme et leur disposition, présentent déjà assez de chances pour des chutes graves, — sont également enduits de la même façon, — pour rendre les accidents inévitables, de fréquents qu'ils seraient seulement sans cette précaution.

• Nous avons tâché de découvrir le but secret de cette pré-* paration, — mais ils gardent à ce sujet un secret impéné-

trable; — • quelqu'un de nous avait pensé d'abord que cette habitude singulière avait le même but que celui qu'ont adopté les Chinoii de ferrer et de déformer les pieds de leurs femmes au point de leur en rendre l'usage impossible ; — mais nous n'avons pu admettre cette explication, — parce que les hommes, chez nos naturels, ne sont pas moins exposés que les femmes aux accidents qui résultent fréquemment de cette coutume.

> La seule explication un peu plausible que nous avons pu trouver est qu'ils attachent probablement quelque idée superstitieuse aux chutes imprévues, — de même qu'en France les bonnes femmes prennent pour un heureux présage le hasard qui leur fait mettre un de leurs bas à l'envers. — Peut-être les naturels dont nous parlons, considérant comme d'un favorable augure les chutes violentes, ont-ils cru ne devoir négliger aucun moyen de les rendre fréquentes et dangereuses. »

^^ La douleur que cause la mort d'une personne aimée est tellement profonde, — que la Providence a mis l'oubli le plus prés possible, par pitié pour l'homme, qui ne pourrait supporter longtemps ce désespoir à un égal degré.

J^^ On fêtait l'autre jour un des saints du mois de juillet chez un de nos peintres les plus connus; -^ un de nos amis se trouvait parmi les convives bruyants — qui sablaient^ comme on disait jadis, le vin de Champagne dans la chambre à coucher du peintre, transformée pour la circonstance en salle à manger.

Mon ami était à la droite de la maîtresse de la maison, — seconde femme du peintre en question, — remarié depuis quelques mois seulement. Il avait en face de lui le mattre de Ta maison^ derrière lequel s'élevait un beau dressoir gothique en bois sculpté, — chargé de porcelaines de Chine — et surmonté de quelque chose comme une urne funéraire de très-mauvais goût.

Les verres et les paroles s'entre- choquaient, la gaieté était à son comble, — le maître de la maison surtout paraissait ea

proie à une hilarité indicible ; — le contentement de soi et le bonheur de vivre se lisaient sur ses traits : — il souriait à ses amis — et paraissait fier de sa femme, dont la beauté, la grâce et Tenjouement — faisaient du reste le plus bel ornement de cette étourdie et étourdissante assemblée.

Tout à coup, — mon ami lève les yeux par hasard, probablement en suivant le vol d'une mouche — et, apercevant cette urne de mauvais goût, dont je vous ai parlé, — s'écrie : « Ah mon Dieu! — qu'est-ce que c'est donc que cet abominable f machin que vous avez là-haut? »

1 Heureusement le bruit des verres et des conversations couvrit la question, qui ne fut entendue que de la maîtresse de la maison; elle se pencha à l'oreille de mon ami, et lui dit: « Taisez-vous donc ! c'est le cœur de la première femme. »

^j^ Monseigneur Blancart de Bailleul, évéque de Versailles, se trouve en ce moment dans un grand embarras : — voici l'histoire :

Il y a dans une commune de Seine-et-Oise — appelée Santeny, — un vieux curé — qui dessert la commune, je crois, depuis une trentaine d'années. C'est un bon vieux prêtre, qui a pris au sérieux le vœu de pauvreté, — qui ne possède rien au monde — et qui met tous ses plaisirs mondains — à faire pousser dans le jardin du presbytère des petits pois qu'à force de soins — il réussit presque toujours à voir en cosses avant tous ceux du pays, — et il met alors sa joie à en faire de petits présents.

Il y a quelque temps, un jeune prêtre allemand se présente au presbytère — et demande à parler à M. le curé, — M. le curé était à table — se lève, le force à prendre place, et l'oblige à dîner avec lui — en affirmant qu'il ne l'écoutera pas sans cela.

— Vous êtes ici pour quelques jours?

— Mais... oui, répond le jeune prêtre avec embarras.

— Marianne, dit le curé à sa vieille servante, — il faut faire

m LÏS tiUËPES.

Hn'bohlitî ftloiisîéur, \ous le baissineréz, — car il doit être fatigué. — A propos, Marianne, tfoiinez-moi cette bouteille (!'e tin — que Ton nous a envoyée.

Le jeune pfétre se repent améremeiit 'd'avoir cédé aux instances du curé — et de s'être ainsi exposé à cet excellent accueil; -^ comfneitt Tui dire qu*il ne vient pas lui faire une de ces visites que se font les prôtres entre eux, mais qu'il se présente— de par monseigneur 'Blancart de Baitleùl, pour te remplacer.

D'ailleurs — le vieux curé cause avec tant d*abandôh, — 'taût de bonté! — Le jeune honirhe remet au lendemain à déclarer Tobjet de sa visite. Ils font ensemble Ta prière du soir, le curé conduit son bote à sa chambre, — Thôte ne tarde pas à s'endormir.

Le lendemain matin, il découvre en se levant qu'il a occupé le seul'lît de la maison — et que le curé a passé la nuit sur un vieux canapé ; — il se sent touché, — il veut partir sans rleU dire, — et de quelque autre maison envoyer au bonhomme la dure nouvelle qu'il n'ose lui dire de vive voix.

Mais le déjeuner est prêt, — le bon curé a cueilli lui-même le dernier plat âe ses petits pois; '— il aborde son hôte avec tant de bienveillance, il lui serre la main avec tant de bonhomie, que l'autre n'ose refuser ; — il s'assied ; — le bonhomme parle des trente ans qu'il a passés dans sa cure, — ^ de l'amitié qu il a pour ses paroissiens et de celle qu'il pense leur avoir inspirée : — il est heureux, mille fois plus heureux qu'il ne peut le dire ; — il aime sa maison, il aime son jardin — qui est si heureusement exposé, où les petits pois viennent si bien et sont si précoces! — le puits a une eau excellente et n^est pas profond : — c'est si commode pour arroser!

Comment précipiter le bon curé de tout ce bonheur-là? — comment lui arracher tous ses trésors d'un seul mot? Le jeune prêtre remet au tantôt à faire sa révélation ; — mais à dîner le

AOUT iM% 03

lieux lui dit :•€ Vous ne-m -ave» pas* encore dii oe^pe-wi^fTâkiez Mve ici. -«• Je ne tous- le denj^ajide^pas; mm^ voyezr^uS) -* ' je parte que vous n'êtes pasrPiebe; *« eh bien ! tous pouvez res^ ter ici tant que vous voudrez ; — regardez cette maison coiimue la v^re ; — Tordinaire n-est pas soiaptueuY, mais il y a assez pour nous deux et pour Marianne* »-

Comment prendre brutalement à un homme qui offre tout* de si boa cœur?

Toujours est-il que huit jours se passeni ainsi, -^ au* bout desquels — le jeune prêtre se trouve mille fois plus embarrassé que le premier. — Enfin il prend le parti qu il avait imaginé le premier jour ; — il quitte sans rien (lire le presi^itère, et* envoie au curé une lettre dans lai|^eUe> — il lui raconte -^et la cause de son arrivée — et soneœJMtrraa ^sob cbagriu.

Le vieux curé' relit la lettre àplusieuRs rej^isee ; — - n!èiipeut oit6ir« ses IuiieUes> sa-lafoit relire par. ManaBfiei^ -^de& pleurs s'échappent de ses yeux. — U fait chercher le* jeune homme et kttdit:

— Qu'ai-je fait à monseigneur? -«^ on ne déj<^plus>sh mon âge que pour prendre son dernier Ie|pementv^ je suis vieux, — ^il ne pouvait donc pas attendre un peu?—0»Vvoiiti-iVqu€ j'aille?

— Je n'en sais rien, répondit le jeune hauime; <-* mais les ordres sont formels, et les vmei.

— Mon Dieu! s'écria le curé, -^ eoinmenl' y a>:-t*il tani de dureté dans le cœur des^ chefs de votre ÉgIiâel!««<^.Q8e veu^on que je devienne, — vieux et pauvre comme j^ suis? — Mais obéir, ce serait un suicide, et je n'obéirai pas.— Monsieur, ditil au jeune prêtre, — aHez dire à monaetgRcpr de BaiUeul que je n'abandonnerai pas mon église; -^ que, si l'^i V0ttt-m':n sfffaoher, il faudra qu'iOn emploie la violences

Voici un schisme à Santeny,

Lerj^Qd>cttré,ift jMir^ffettf-*-* va- léger oheft^lQ chavpoilitr de l'eskAp^lK

L'ancien cnré reste an presbytère — et refuse les clefs da tabernacle et le calice, — dont il continue à faire usage. — Le jeune dit aussi la messe, — mais avec des ornements loués ou empruntés.

Que va faire monseigneur Blancart de Bailleul? — Va-t-il révoquer ses ordres, — ou les faire exécuter en employant la force?

Peut-être monseigneur, distrait par d'autres préoccupations» ne sait-il pas qu'il y a en France beaucoup de Villages qui n'ont pas de curé, — ce qui ne rend nullement nécessaire d'en mettre deui à Santeny.

Jjffi^ On rapporta dernièrement à deux hommes bien placés dans Tadministration que M. Passy avait dit, en parlant d'eux : c L'un est un fou, l'autre est un voleur. •

— Cela ne se passera pas ainsi ! s'écria M. ***.

— Et comment voulez-vous donc que ça se passe? — lui demanda son compagnon d'infortune.

— J'obtiendrai raison de M. Passy;— je me battrai avec loi.

— Il refusera de se battre avec son subordonné.

— Oui, eh bien! je vais donner ma démission.

— Vous êtes fou!

— Comment dites-vous?

— Allons, allez-vous me chercher querelle aussi à moit -*- Non, je veux savoir ce que vous m'avez dit.

— Je vous ai dit : « Vous êtes fou. >

— Alors , je suis content , et je ne demanderai rien à M. Passy.

— Comment? que voulez-vous dire?

— H. Passy a dit de nous deux — c l'un est un /bu, l'autre est un voleur, t — Vous dites que c'est moi le /bu, — donc c'est vous qui êtes... Vautre; c'est à vous à vous fâcher.

Jjffi^ M. ***, — commissaire-priseur, — a, l'autre jour, m» mr la table, comme on dit à Thôtel de la place de la Bourse, un

Tiolon de Stradivarius, — • avec toutes les attestations néces* saires à Tauthenticité de son origine. — M. *** l'a ainsi nommé : « Un violon de Stra, dit Varius. p

10^ Comme on présentait à M. Guizot pour une place de consul qui se trouvait vacante un homme qui réunissait les deux conditions principales de Tancienneté et de la capacité, — M. Guizot répondit : c C'est vrai, mais que voulez-vous, il faut avant tout obéir aux exigences parlementaires ; dites à votre candidat de se faire appuyer par des députés de ropposition.

Jjffi^ On trouve à la quatrième page des journaux une annonce ainsi conçue :

Page 1