MAISON SUSSE
ENCRE ROTâLE DE JOHNSON.
Cette encre préserve les plumes métalliques de V oxydation ^ quand elles sont de bonne qualité comme celles de Bookman.
PLUMES ROYALES DR BOOKMiN.
Ces plumes sont inoxydMes.
C'est-i-dire que les plumes royales de Bookman sont inoxy^ dalles dans une encre qui préserve de l'oxydation , comme V encre royale de Johnson.
Et que, de son côté, Tencre royale de Johnson préserve de Voxydaiion — les plumes qui sont inoxydables^ -— comme les plumes royales de Bookman.
1$^ On trouve encore à la quatrième page des mêmes journaux une autre annonce qui n'est pas indigne de l'attention :
LOTION DE GOWLAUW.
« Le célèbre inventeur de cette lotion, le docteur Gowlauvv, rnédecin du prince de Galles en 1755, — rencontra dans l'exercice de ses fonctions élevées des circonstances particidiè^ res qui exigèrent qu'il dévouât longtemps ses talents à l'étude des maladies de la peau, t
i& raidit, -p^Tannance ne respecte. riea ; —Ja vpiliqui jeite sur la. mémoke du prince qui. fut. depuis roi d'AngleteFre -— une dégoûtante insinuation. — Mais ce qu'où ne S9ur^t..trop admirer, — c'est le sérieux et l'industrie, de celui qui iiua^^ine que le médecin du prince de Galles a dû, plus qu^^tont autTA avoir à s'occuper des maladies de la. peau.
^t^ Voici un aperçu de M, Vivien — qui n'a pa§. saçibjlé heureux. — Il était question, de l'élection de M, Pauvsjels,.— »élection qui a été ajournée — parce qu'il y a eu deux bttUettus signés qui ont été comptés à M. Pau.wels conlrairei»€ait..irintention de la loi, qui veut que les voles soient secret?..
D'autre part, M. Pauveels est accusé d'avoir amené deux électeurs en voiture.
Là-dessus — M. Vivien s'écrie — contre M. Pauwels :
« Messieurs, le fait des deux bulletins signés est grave, mats ce n'est pas tout ;.et, à propos de ce fait, un rapprec^^Q^tuD^i^ frappe : il y a eu deux bulletins signés, et M. Pauwels avouç avoir été chercher deux électeurs. »
Il ne s'est trouvé personne — pas môme M. Pauwels, pour dire à M. Vivien : < Mais, monsieur, tout le monde sait que la loi défend de voter avec des bulletins signés ; donc ML Pauwels serait allé chercher exprès, en voiture, les deux électeurs qui devaient entacher son élection d'illégalité et en faire pronpocer m moins rajourneroent. »
^^ Les quatre-vingt-six départe.meAls (Je 1^, Fr^qçe -^ etl9^voient à Paris- quatre cent cin(juai\ta-neuf députés, t- qui ouvceut la session •*- en faisanl un.serjuQnt qu^. n'est pps fp^iîQi.ulé en français.
(( Je jure fidélité... etc.. et de me con.duire en bon et loyal député. »
Il faudrait dire : « Je jure d'être fidèle^ ».«*- ou. répéter «/^ jure j» — au second membre de la. phrase.
^^ Tous les partis se sont acpusés. mu^ii^llen^ent d^a-vcçur
cela me. paraît ua.temi^ia acgjuo^j^.oootçe le. syffrag^uiiiversel et rahaisj5eaient.4u cea^ élactoial. -^ Bci e8îrt,.sm est.si facile d.Ç[.c.oi!mq)pc&. digis.geA$< qui«sgAjt ricb^.s^.]wisq)i*im éli^cte^r doit pjSiyer, daux, ceûts&aocs'da cftçtrilwMtionis^d^ dra-t-il quanà. yau^ a,drajUr^z.aia.scxiUiad^iwnmeSvpauyre3 et bjesQgOieui,,-» sino^vce qu^ ]^ voirai .a^uumf^d^.pjuisieijuçs fois, — c'est-à^dijca des^. électewjrs àtç^is, fraiMi^,,-^^ à. deux francs cinquante centimes, si, oa p/re^d. nm c^tMl^ quantité, avco le treizième en,sus?
1^^ Un déppté a éjLé api^usé d'avoir, fait hoii'e. deux: fauteurs ; la. chose était attestée^ p^i; u»e prptestailiûQ sigfkéa de plusieurs électe«i's;.-«r c'est, une jaU^cbos^ que^lf gwycffttPr inent représentatif» si le3 r^eprés^otanisr- du payi^ p#^$ept. mt mêmes qu on peut Qbtepj]: le§> su&ag^3^ de se$^ cooc^toyi^s^jLi moyen de quelques, vewei^. de vin» -^.Tpupiffj^ estnk q^is le député ae/^usé a ai^porté' à la. Cbam})r& ua certificat de ses deux électeurs, c[ui affirment Siur.l'JipaiiiejiH'r qu'ils étaient un peu gais, mais nuUement.ivres aa ppint de. n*â.v^.i|asi.su.ce (|u% faisaient.
^^ M. Pauwels a ^é cç^avaiocu. d'avoir e&mmé deojx électeurs dans sa voiture ô
Conséqjijen)»i&at.de:J^ a.voir.co]^<o^p$.
Ah ça ! m^àJèi^s.' le$: dépiil^s^ ^é^ieuî^emàat^ <^est^ dotte en France uner cbo$/9 d^à^biei» a^^eéa et^biea pii^a»défi qvte lu masse élector^^ -^ pui^ip^olis i^'attend'ip'un: Au$é fttMl^' prér te^te pour si. cûnrompr0<?^
Earlez-nwH de, l'Augletwre:, -»- où u»je é\ei^èm coûte pwr le moins un. demi'^millUitn .; ^^ à^ la homt0 heuroi —mais eri France, c'est honteux : — un litre de vin ou une promeaide e^ v^ure.
4^ Qui om^ vmH^ifmt sek^fr m éliwtew, «^ m sa î&^m « ou $»r i[tii^G^« ^i^ l^éieiclw^ est einta^! si? fitigile
qu'on ne puisse le rencontrer sans risquer de le corrompre!
Les divers partis qui composent la Chambre se sont reproché, avec preuves à l'appui, — une foule de manœuvres pea honorables. — Le ministère n'a pu nier que maladroitement certaines munificences qu*un hasard malheureux a placées quelques jours avant les élections. — Le parti de la République et le tiers-parti — se sont, de leur côté, fort mal défendus de leur alliance avec les légitimistes. — M. Barrot, entre autres, a remarquablement pataugé à ce sujet.
dj^ Mais, — au nom du ciel, — que prouve tout ceci ? — que les hommes sont avides et rapaces. — Ne le savions-nous pas déjà? — Commencez donc par être une fois tous d'accord pour décréter — le désintéressement, le patriotisme, Tabnégation ; jusque-là ce sera la plus laide et la plus sotte chose du monde que votre gouvernement représentatif.
ijffijit Le Siècle a eu dernièrement à soutenir un procès -— parce qu'un de ses rédacteurs s'était permis quelques critiques à l'égard des produits d'une madame H..., — marchande de modes, — je crois, — ou de quelque chose d'analogue.
Plusieurs procès de ce genre avaient déjà été jugés en faveur des marchands contre les journalistes.
Cette fois, cependant, le tribunal a pensé sagement — qu'il ne fallait pas punir les rares effets des remords qui peuvent s'emparer des journalistes à l'occasion de leur complicité quotidienne avec les marchands de n'importe quoi. Le jugement qui a acquitté le Siècle — est d'autant plus remarquable, que cent exemples dans un an viennent démontrer que les tribunaux^ qui ne reconnaissent pas en fait la propriété littéraire, — n'appliquent les lois que contre les écrivains — et point pour eux.
En effet, une marchande de modes a cru pouvoir intenter un procès i un journal, parce que ledit journal avait trouvé qu'elle faisait pencher ses plumes un peu trop à gauche, «— ou que se$
capotes n'avaient pas tout â fait aussi bon air que celles de mademoiselle une telle*
Et en cela elle était encouragée par des précédents nombreux de procès ainsi intentés et gagnés.
Mais qu'un écrivain pâlisse sur un ouvrage, qu'il y consacre de longues veilles, qu'il y mette les études et les souffrances de toute sa vie ;
Le moindre grimaud, — le petit jeune bomme auquel on confie des articles d'essai pour son admission à un journal, dit impunément que le livre est mauvais, que Tauleur n'a pas le sens commun, etc., etc.
^^ Un tribunal rirait beaucoup, — et croirait qu'on lui apporte une cause grasse^ — si un auteur s'avisait de lui déférer une plainte relativement à un fait de ce genre.
Et cependant — c'est assez quelquefois pour influencer un grand nombre de lecteurs, — pour empêcher l'auteur de trouver nn libraire, c'est assez pour le ruiner.
Mais la justice ne reconnaît que la propriété des cboses matérielles. — M. Hugo et M. de Lamartine, s'ils veulent être pris par elle au sérieux, devront se faire marchands d'allumettes chimiques ou fabricants de cirage pédophile.
En énumérant le mois passé tout ce que j'avais obtenu de protection de la part des rois, d'États, de vaisseaux, pour la somme de soixante-quinze centimes, je disais que je donnerais volontiers soixante-quinze autres centimes pour trouver comme écrivain la protection dont je jouis comme pécheur. — Voilà un exemple de ce que j'avançais :
Il y a environ deux mois, j'appris, par deux feuilletons de Janin et de Théophile Gautier, que trois ou quatre messieurs avaient bien voulu prendre dans un petit roman de moi, qui s'appelle Hortense, — le sujet d'une pièce jouée sur le théâtre du Vaudeville.
Quelques jours après je vis, dans un autre journal, l'analyse
d'une autre pjêce jouée sur le théMre.du Palais-Royal, — et intitulée : Z)ans une armoire. Cette pièce est enliérement prise dans un petit conte qui a été imprimé sous le titre de : Histoire de tant de charmes ou de la Vertu même.
Je ne fais pas partie de la Société des gens de lettres, —
, d'aucune autre société. — Je. n'aime pas qu'un musicien ou
! poète puisse aller prendre au collet un homme qui fredonne
' dans la rue une r(Mnance de lui, -^ en lui disant : t C'est trois
francs. »
Je me contentai donc d'écrire à. M. DoriBeuil, — directeur du théâtre du Palais-Royal, — et le soir accessoirement p,&re noble et jouant les rôles à canne, les iUilitéSj,.eic.
Je disais à ce M* Qormeuil — que je ne venais pas inquiéter ses auteurs — dans leurs droits et recettes^ mais que, sachant peu leur nom, — ei pas du tout leur adresse, jç le priait»- de me rendre, d'accord avec eux, une justice qui ne, leur coûterait rien.
Le même sujet, avec les mêmes dét9.ils, praissantà la- fois sur le théâtre du Palais-Royal — et daa§t un livre de mpi, — îp ne voulais p.as que le public, — q.tii ne s'amuserait pa^ à consulter les dates, — m'accusât d'avoir, pjis^ llouvrage de MM. Laurencin et.., jç ne sais qui...
Il me semblait donc qu'il serait honnête k. ees messieurs, de "mettre sur l'affiche que leur pièce était tir^e d'un ouvrage dç qoi.
M, Dprrneuil ne crut pas devoir, me répAndre.. . Sur ces entrefaites j'arrivai à.P.aj:is, e^ j'allai, ayec un de me$ )amis, demander une réponse à M. ])ormeuil;,j*eus beaucoup de peine â rencontrer cet acteur,.-^ qui s'excusa de ne p^as m'avoir répondu, et m!affirma qu'il avait cru. en. être dispeosé parce qu'il avait fait droit à ma réclamation immédiatement en mettant sur Taffiche la note que j'avais demandée.
« Du reste, me dit-il, la pièce n'a pas eu grand succès, elle e§{, rnal écrite, — comme tout ce que fait M, Laurencin.. t
Je me retirai— et ne pensai plus à la chose.
Mais Vdilà que j'apprends que M. Dormeuil — n'a point mis sur ses affiches ce qu'il m'a dit y avoir mis.
Pour moi je suis assez embarrassé; — que pnis-je ftiire à M. Dormeuil pour le punir de jouer le jour des Scapins, Tes La fleur, les rôles les plus honteux du répertoire comique ? Rien/ sinon de le siffler en plein jour et en pleine me, — quand je le rencontrerai, comme si j'avais encore dix-huit ans. ' {
Ce n'est pas par une semblable conduite que messieurs les côiîiédiens plaideront avec succès contre le préjugé qui les sépare de la société, et dont ils se plaignent si amèrement.
Je me défie beaucoup des grands hommes, des héros de désintéressement et de dévouement â la patrie, dont les organes de certains partis veulent aujourd'hui nous imposer l'admiration et le joug, — quand je relis dans les journaux et les brochures, publiés il y a treize ou quatorze ans, — précisément les mômes éloges pour des gens à l'égard desquels ils ne trouvent pas aujourd'hui assez d'injures.
Jl^ Voici quelques lignes "prises au hasard dans un gros livre publié sous les auspices de ce qu'on appelait alors leGtJ*mité directeur, — sous le titre de Bioguaphie des Dépotés.
Session de 1828.
Imprimerie de Anthelrae Boucher, — rue des Bons-^ïnfanls, 34.
« L'opposition d'aujourd'hui (1828) peut élre regardée conmie le type d'une véritable représentation nationale ; elle renferme l'élite de la France. »
N. B. C'est cette opposition qui est aujourd'hui aux affaires. — Le langage des journaux et des brochures a un peu changea leur égard.
JS^ M. de Ghantelauze est un homme de courage et 'de patriotisme qui ne cédera jamais aux suggestions de l'autorité:» j
^^ Un des hommes sur lesquels, depuis dix ans, il a tomSré '
Taverse la plus drue d'injures et de quolibets, est M. Etienne. — Le journal le plus bafoué est sans contredit le Constitutionnel — Lisez :
« Etienne (Meuse, candidat libéral). C*est un député dont le nom seul vaut la biographie la plus étendue. Uomme de lettres distingué, rédacteur du Constitutionnel et de la Minerve, ses titres à la députatiou sont bien connus de tous les amis des libertés publiques. Comme littérateur, M. Etienne, ancien membre de rinstitut, éliminé par M. de Vaublanc, a fait ses preuves de telle manière, qui/ serait puéril de les rappeler : comme publiciste, il a assuré à la Minerve le succès de vogue qu'elle a obtenu, par les délitÀemes lettres sur Paris dont il a enricbi cet important ouvrage. 11 a également assuré le succès du Constitutionnel, répandu aujourd'hui dans les quatre parties du monde. Comme député, il a soutenu les intérêts de ses concitoyens avec autant i'énergie que de talent. On se rappelle surtout sa belle et touchante improvisation en faveur de son honorable collègue et ami Manuel, expulsé, par l'arbitraire et la t]frannie, d'un poste où il avait été porté par la volonté libre du peuple français. M. Etienne n'a pas fait partie de la Chambre septennale. Il viendra jeter une nouvelle lumière sur la nouvelle Assemblée, chère à tant de titres aux véritables libéraux. >
^jffi^ Et H. Jacques Lefebvre, — qu'on appelle aujourd'hui loup*cervier, — Fesse-Mathieu, — gorgé des sueurs du peuple, etc., voici son article :
• M. Jacques Lefebvre (ferme libéral) :
1 Ce banquier est connu depuis longtemps pour un des membres les plus éclairés du commerce français.
» Les opinions politiques de M. J. Lefebvre ne sont pas douteuses : indépendant par sa position comme par son caractère, il sera l'un des plus fermes défenseurs de la monarchie constitatîonnelle.
» Mandataire exact et scrnpuleux dans les transactions pri^ vées, M. J. Lefebvre s'acquittera avec la même fidélité de la grande mission qui lui est confiée. Il sera un de ces hommes nouveaux, libres de tous fâcheux antécédents et destinés à taire revivre parmi nous la probité politique, vertu si nécessaire pour mettre fin aux agitations de notre patrie. »
Et M. Sébastian], — comment le traitent aujourd'hui ceux qui disaient alors de lui :
« Nous devons nous borner à remercier . les électeurs de^ l'Aisne. La (rance leur doit la nomination d'un des plus illus« très et des plus gént^reux défenseurs de ses droits, etc. »
D'où dérive naturellement ce petit raisonnement : — ou messieurs les publicistes se sont étrangement trompés à cette époque, — et nous ne sommes pas obligés de nous en rapporter aujourd'hui à leur clairvoyance ;
Ou ils étaient simplement les compères de leurs grands bommes d'alors, — et leur grande colère vient de ce que les compères, au jour de la curée, n'ont pas voulu partager la recette.
Ce qui fait qu'ils recommencent le même jeu, — avec les mêmes paroles, — absolument comme aux parades des escamoteurs ; — dans l'un et l'autre cas, qu'ils soient dupes ou complices, — on a aujourd'hui le droit d'avoir quelque défiance et de s'en servir.
j^ Qu'est devenu l'ancien serviteur dont le type se retrouve si fréquemment dans les romans et dans les comédies ? — ce domestique vertueux, sensible et désintéressé, qui pleure des chagrins de ses maîtres, qui pleure de leur joie^ — qui pleure en embrassant l'enfant de la maison, — qui pleure en conduisant le grand-père au cimetière, — qui pleure en suivant la petite-fille à Tautel ?
Oi!^ est-il, ce domestique, — presque toujours un vieillard à cheveux blancs, qui, lorsque la lortune de ses maîtres vient à