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IV

4â2 LES GUÊPES.

lulaire, -«* aà inbyen duqueT les prisonniers deviennent» tfk moins de deux ans, fous ou enragés.

On condamne les prisonniers de l'alAaye de Loos au silence absolu, — qui est une nuance du vépm^ c^lMaire.

Le directeur actuel a, — dit-on, — demandé plusieurs fois l'autorisation d*accorder, comme récompense, a«x prisonnier^ qui le mériteraient par leur conduite, un petit morceau de tabaC et un verre de bière.

Il assure — que la passion de ees maltieurefix pour le tabac et la peine qu'ils éprouvent de s'en voir privés sont si grandes, que Fespoir d'en obtenir pouf deui sous par semaine sur le prit de leur travsiil remplacerait — et avec plus d'efficacitS, chez tous, tet» sans excejptioo, la crainte des châtiments et dit cachot.

Cette /demande du directeur est jusqu'ici restée sans résultats.

Je ne crois pas que l'administration ait le droit d'aggraver ainsi le régime des prisons. — Le régime cellulaire est ^pe atrocité.

Un ministre ne peut l'autoriser sans l'assentiment des Chambres. — Quand qn homme est cwidafiraé' ii la prison, on n'a pas plus le droit de l'isoler ainsi, -— surtout après les horribles résultjUs qu'on en a vus, — que de liu lAire trancbl^r la tété.

j^ Les Impressions de. voyage de Dunxaç .spot Ip pju^ sauvent un pelit drame — dans lequel paraissent invaridolemc^. comme personnages principaux, d'abord Dumas Wi-mém^, -rr ^uis Jadin le peintre, — puis Milord, le chien de Jadin. j Ûuraas transporte ses deux compagnons, non pas seulement dans tous les pays où il va, — mais encore dans tous ceux o% il lui plait d'être allé.

Ainsi, il u'èst pas rare eue Jadin^ dans son atelier de la riM des Dames, lise avec autant iù plaisir que de surprise quelques

reparties heureuses que lui, Jadin, aurait faites la veille à un pâtre sicilien. A chaque instaut il lui &ul endosser des respo(v* aabitités imprévues.

Il renconlre un ami -^ qui lui éit :

— Nous avons fait, H y a qnmze jotirsi un souper ravissant ; -^ nous voulions i<ir>Ttler, mais notis avons vu, par mû feuiiieton de Dumas, que tu étais en Suisse avec lui.

^ — Ëh bien ! monsieur, lui dit me femme., — je comprends à pméseiit poarquoi vous iraviez pas le temps de m'écrire, — moi qui vous crOyats malade à Paris, -^ quand j'apprends j&r un feuilleton de H. Alexandre Bfomâs -^ que .vous étiez avec lui i Livourne, — où vous preniez le menton d'une fille d'auber^. "— Pourquoi, diafble, mon cher ami, &ites-vous m^À des Jîïàîsanteries sur le ^oaverwefliïent ponlffiral?

— Moi, je n'ai jamais parfê du gouvernement pontifioaL

— Allons donc, — c'est dans te journal.

"Un soir, — j^étâis tlofs voisin àe Jadin, — il vînt me cbefèbéT pour soupèfr : — - îl aTavt m tertain pâté. -^ Nous pattoos, — Tîous entrons à l'atelier, nous ne trouvons que ïlilord tenant entre ses pattes un restant de la erotïte de pâ«é qu'il achevait de manger. •— Quelques jours après, — je lus dans un feuilleton de Dumas que ce même jour où Milord, pour Jadin et pour moi, n'avait été que trop à Paris, — le même Milord avait montré les dents â un lazarone â Naples.

Si Milord avait su lire, — cela lui aurait servi â prouver à Jadin son alibi au moment du crime, et â ne pas recevoir une certaine quantité de coups de cravache.

Ceux qui voient souvent reparaître Milord dans les Ifnpfés-sions de voyage d'Alexandre Durons ne seront peut-être pas fâchés de savoir que c'est on affreux bonle<logue blanc.

4^^ J'ai reçu de M. Gannal une lettre raisonnablement /longue, — avec deux présents : l'un est un ouvrage de lui, "I accompaj[fié de'plusîeiirs brdèhûrés sur divers sujets ;— l'autre,

184 LES G13EPËS«

tt une promesse formelle de m*embaumer pour rien, après ma mort. » — Je remercie M. Gannal de ses gracieusetés, je suis surtout sensible à la délicate attention qui lui a fait ainsi fixer la date de son bienfait à une époque aussi convenable.

M. Gannal me reproche mes coupables plaisanteries.

Je plaisante, le plus souvent, beaucoup moins que je ne le parais.

Si vous sautez à pieds joints sur une vessie pleine d*air, — la vessie glissera sous vos pieds, et vous fera tomber; — si, aa contraire, vous la piquez tout doucement de la pointe d'une épingle, Tair qui la gonflait s'échappera — et elle restera plate et vide.

La plupart des grandes choses de ce temps-ci — sont des vessies gonflées de vent, de paroles de vanité; — j*ai choisi Tarme que m*a paru contre elles la plus efficace.

D'ailleurs, — -placé par mes goûts, — par mes idées, — par mes habitudes, — en dehors de toutes les ambitions; ne désirant rien, et, par conséquent, ne redoutant rien — de ce quon désire et de ce qu'on redoute, — je vois les choses à peu prés ce qu'elles sont, et il en est bien peu que je puisse prendre au sérieux. '

Néanmoins, j*ai blâmé qu'on ne se fôt pas servi pour l'erobaumement du duc d'Orléans du procédé de M. Gannal, — qui paraît être, sous plusieurs rapports, — préférable à ceux connus antérieurement, — mais j'ai blâmé également la forme peu convenable des réclamations de M. Gannal.

Je n'ai môme pas voulu parler alors d'un bruit qui a couru sur le dernier archevêque de Paris, lequel, embaumé par M. Gannal, — aurait été cependant enterré, exhalant une odeur qui ne doit pas être — ce qu'on appelle « odeur de sainteté, » — parce que ce n'était qu'un bruit.

J'ai vu dans les brochures que M. Gannal a bien voulu m*envoyer — sa lutte longue et ardente contre les préjugés de l'Â--

cadémie de médecine — à propos de la gélatine, — Ha été reconnu depuis dix ans que la gélatine ne contient aucun principe nutritif — et qu'elle est* au contraire, fort malsaine, — au point que les animaux soumis à ce régime, dit alimentaire, — meurent plus promptement de faim que ceux auxquels on ne donne que de l'eau claire.

L'Académie de médecine — n'en a pas encore prescrit l'emploi dans les hôpitaux.

On ne saurait dire combien de malheureux ont ainsi été con^ damnés à la mort la plus horrible. ^

On doit louer M. Gannal — de sa courageuse persistance. -^ Je lui rappellerai à ce sujet que, depuis plus de trois ans, les Guêpes — se sont élevées à plusieurs reprises — contre cette désastreuse philanthropie, — et qu'il y a dix ans, — j'ai parlé dans un livre — appelé le Chemin le plus court — des philanthropes — qui, dans les hôpitaux, — font mourir les malades de faim en se glorifiant d'avoir inventé à leur usage — du bouillon de boutons de guêtres.

Ces plaisanteries paraîtront sans doute moins coupables à AI. Gannal — que celles que je me suis permises envers ses brochures à M. Pasquier.

^^ On lisait cette semaine dans presque tous les journaux de Paris : i La crue rapide des eaux de la Seine a failli coûter, avant-hier au soir, la vie à un vieillard qui, monté sur un petit batelet amarré prés du pont de Beau -Grenelle, avait été renversé dans le fleuve par un violent coup de vent. Le malheureux vieillard allait périr lorsqu'un ouvrier maçon, nommé Renaud, se jeta aussitôt â la nage et parvint jusqu'au vieillard qu'il soutint d'un bras, tandis que de l'autre il nagea jusqu'à la rive. Ses courageux efforts eurent un plein succès ; il déposa son précieux fardeau sur la berge, et bientôt après il conduisit le vieillard dans sa demeure, où les bénédictions d'une famille reconnaissante Tont PAYÉ de sa j;éaéreuse action. »

H6 l»S« GUft^PM*

Les actions d# ee genre, — il faut le dii^ -;**» $m)t 9m» fréquentes, — et c*esl un genre de courage que les gens bien élevés paraissent aban^ionnep au peuple *^ oornme ^une vertu trnp robiiNto; -*- toijours est-il que nous n*entendons jamais dire à la suite de ces récits -- que Tautorité — soit iiiiei venue \ouT récompenser celte belle action ; — pardon , — je me ipompe, — si le maçon Renaud — Texige, b préfèelur» de ipolice — lui donnera vingt-cinq francs.

Vingt-cinq franc» jpaup Amr saav4 la vie d'ua autra bimme au péril de la sienne !

11 n'y a donc plus que les actions hontéusêS al inftises qui soient récon^nensées en France?

Hais feitos le compte des désirttéressofnents qa'il faut acheta, des incorruptibilités- qu'il faut payer, —des indépendance» ^'il faut son<lovep, -^ et vous verrez qu'il no reste po<tr p-atbk ie dévouement du maçon Renaud que les bénéinAom d'une f^mHk recmnaissttnte.

Certes, je ne suis pas d*avis qu'un trait Ae ce feAre soit fééonupensé p'nr une somme fite' et par rar^ent; -^ fl»fs regorget-on donc d'honnêtes gens âiv point qu'it a*y ait pas une placé I donner à un homme brave et généreux?

if^ Des personnes, — ordinairement bien inferméw^ — asstfrtnt qnié te privilège du Vaudeville ééntté à M. AmJéMt -^ à p^ôur" eau^ (tés considérations toiOtOs pblitiquei II sMgIssaft 4*assDfer & 1 élection de H. JaeqoéttiROt deux vëii do éoui amis dé (tratfame Aneelot.

^0^ On parle beauro^tp de la pàfssion d'une Etêéiloneo d*iin Ige mûrprour une princesse d'un âgé avancé. — il firttt que jeiines^ie sierpHSSïr; mnis il estftchenx qu6 ce soit ^i longtemps après qu'elle est passée.

■Jj^ On assure que c'est le roi qui a Imaginé Tuniôtt commerciale de la France avec la Belgique. — M. Guizot a reçu„ par les divers ambassadeurs des puissances étrangères, des ]$artH

Ifstations très-sérienses à ce sujet. Le roi ^ ,d]or$ epni|^ns cpe, pédant â un entraînement trop juvénile, il était sorti des iiniiles ordinaires de sa politique prudente.

Le projet a éié abandonné tout bas et ajourné tout Iinut.

^j^ Ce qu*il y a de plus curieux dans les chemins de fer,— et de plus admirable, ce n*est pas de voir cps deux terribloN éléments, l'eau et le feu. s'accorder et se réunir au service de rboinme sous un seiid joug ; c'est de voir dans ceux qui ordonnent I^ chemins de fer et dans ceux qui les font une ignorance profonde jd^s résultats qn*ils doivent avoir.

Les uns voient là une satisfaction è donner à Topinion publique et â l'orgueil national, — et quelque peu aussi quelques modifications stratégiques ; — les autres, des actiom à acheter et à vendre; — les agtres, dçs fournitures de rails à obtenir; — les auti'es, — quelques voix d'électeurs à acheter, — soit en faisant passer les chemins par telles et telles villes, — soit en Concédant des fournitures, soit en donnant des emplois; — ^eux-ci pensent qu'ils auront le poisson plus frais; ceux-là, qu'ils iront nianger des huttrcs au bord de la mer.

Mais personne ne s'aperçoit que c'est non pas seulement dans le commerce, mais dans les relations de peuple â peuple, -— dans la société entière, — une révolution au moins égale à ceÙ^ ^'a produite la poudre dans l'art militaire.

Commençons par le projet ajourné de l'union commerciale de la France avec la Belgique.

Quand le chemin de fer sera en activité, — il 7 aura des concis qui porteront quinze mille voyageurs ; —les voici à la frontière ; — aurez-vous là une armée de quinze mille douaniers jpour les visiter et pour fouiller leurs malles? — C'est difficile.

Mais s'il n'en est pas ainsi, — vous faites perdre aux voyageurs au moins le temps qu'ils ont gagné en venant par le chejpAn de fer. — En prenant les voitures ordinaires, ils sont plus joi^temps en rofitè, mais en oq se f résentant à la frontière

qu'une douzaine en même temps, ils n'éprouvent de la part de la douane qu'un relard presque insignifiant. — Votre chemin de fer est ridicule et inutile, — si vous laissez subsister voire système de douane tel qu'il est aujourd'hui.

Mais ceci n'est qu'une considération commerciale; — passons à quelques considérations sociales.

On fait des chemins de fer partout ; — avec cette facilité et cette rapidité de communication par toute l'Europe, — les relations de peuple à peuple ne tarderont pas à changer entièrement.

— Tel allait passer la belle saison à l'île Saint-Denis, qui ira sur les bords du Rhin ; — il y aura des connaissances, des amis; il y mariera sa fille ; il s'y associera à quelque industrie ; — d'autre part, nécessairement et par suite de relations fréquentes,

— on apprendra partout les langues de tous les pays de l'Europe, — ou peuj-ôtre le français deviendra la langue universelle, — pour deux causes : — d'abord, parce qu'on le parle déjà dans le monde entier et que c'est la langue du bel air, — ensuite, parce que les Français aiment mieux apprendre pendant dix ans le latin, — qu'au bout de dix ans ils ne savent pas, et qui d'ailleurs ne leur servirait à rien ; — et naturellement le peuple dont la langue deviendra universelle sera celui qui s'obstinera à ne pas apprendre celle des autres peuples.

Un homme aura sa maison de ville à Paris, sa maison de campagne à Mayence, sa maison de commerce à Londres, ~ sa maîtresse â Naples, ses garçons à l'université de Leipsick, des amis et des intérêts d'affaires dans toutes les villes.

Les intérêts, les relations de tous les peuples de l'Europe se mêleront, s'entrelaceront, se confondront d'une manière inextricable ; — les intérêts communs remplaceront les intérêts contraires, — la guerre sera impossible, — les frontières n'auront plus de sens, — les distances et l'étendue n'existent que par le temps qu'on met à les parcourir ; — avec les chemins de fer» la France n'aura pas l'étendue qu'avait autrefois une de ses

DÉCEMBRE 4 84â. 48^

provinces, — le continent européen — ne sera pas pins grand que n'est la France aujourd'hui. — La Belgique sera de Paris à la distance qu'en était Versailles avant l'application de la vapeur.

11 y aura un royaume d* Europe ou une république européenne ; -— toutf's les vieilles laisses par lesquelles on tient les peuples, — toutes les vieilles ficelles par lesquelles on fait jouer les ressorts politiques, — tout cela se brisera. — Il faudra un code universel comme une langue universelle. Ce qui est aujourd'hui un crime à Paris n'en esf pas un à cinq cents lieues de là, et cela n'est qu'absurde, — mais peut aller encore parce que ce sont différents hommes qui sont soumis à différentes lois;

— mais quand, par la rapidité et la fréquence des communications, on aura remarqué que le même homme se lève criminel, déjeune innocent, dîne coupable, — et se couche blanc comme ueige, -» k cause des différentes lois des pays qu'il aura traversés en vingt-quatre heures, — on comprendra qu'il faut faire une seule et même chose des deux choses qui, aujourd'hui, n'ont aucun rapport entre elles, — la justice et l'équité, — qu'il faut faire d"s lois basées sur une seule et même raison, sur une seule et môme équité.

Ce n'est pas nous qui verrons tout cela. — Nous n'assisterons qu'à l'agonie des vieilles choses.

Mais il viendra un jour où on s'étonnera de voir dans les livres qu'il y a eu un royaume de France, — un royaume de Prusse,

— un royaume d'Espagne ; comme nous nous étonnons aujourd'hui quand nous lisons qu'en France, en 511, Thierry était roi de Metz, Clodomir, roi d'Orléans, Childebcrt roi de Paris, et Clotaire roi de Soissons, parce qu'alors l'Europe, par les distances qui en sépareront les différents peuples, — par le mélange des intérêts et des mœurs, — n'aura pas plus d'étendue et aura plus d'homogénéité que n'en avait la France eu 511.

Un avocat .à la cour royale de Paris, appelé M. Gagne —

IM tifs «lïftf l«.

^srsH setYl jivDqiiMci atoir eu un pf (^^ètttlméiVt ()è ce t]tH 4MI ^ fiver par suite de rélablisscmeftt é(»s chëifiitt^ iè ftjr ; •**- 11 ^ frrévu le besoin d*ui>e langtte universelle.

Il est évident que, dans un temps donné, celui des peuple^ d ' l'Europe qui s'obstinera à fiè pas appne^îdrè fés ïattguès dee autres pen^ples verra la sieuae tHwvéfsètlèm^nl làdbptéB.

^^ Vous oonftalssez bon nombre de ferblatîttersïiiiAitîeux, de droguistes retirés des tifFâlfes, ^ui coftsàY^rént la fin de leaf irte â gouverner FEt«t, -^ qtirând \h i'djjci^élvertt qû*lfe cbm^ finenceifil à ne ptes trop bi^n diriger letsfts ï)foprefs ^Mr&$, C*èst ee qui M iqpne \i CkanAre des déptttéji À'e^i pas lentié'rëlbetit eemposôe d^tvocàts.

Voici m mercier qui porte phii loin ses voies : ^ Il in'atlend pas à m plus étrfe ifftereiér pour se •présènler iibt ënffragès dfe s#A arrQmW>seitH;ftt ; — ^il fi'a pas !:>esoin de ^ffrages, il s'éîil liiiméffte, et il s'ilit dieu. Je venx parler de M. Qieneaû ou Ck^non, —qui à publié. H y a quelque tetfips, tti gros livre dbnijo vous ai entretenu, sur te Troisîètnè tl demie fe dHiUnce de Dieu avecsatréaiipre. — l*ai en la patietice de lir'e cet ouvragé, — el j'ai d^ntié consCTencietrsert^eifrt nfron restitué, — éti disant ({m là religion nouvelle que propose M. Cheftélia è'st linè rëîîgîon t galimatias rfouble, — c*esl-à*dîre â W({M\è fil lÉfe lecteurs ni Fauteur ne comprennent absolum'ént rieti. A l'appui d^è mon epinion, j*at (iiè qnéiqùes passâgefs dft liVté'jqùi Ôûtg'éhêralèmènt p&ro ne laisser aucun doute à ce sujet.

le vous avouerai que je ne peYJsa'is ptte Yh à M. tÉfh'èneaù ifïi à sàrèliglo*, — quand je reçus (k la direction dé là posté de Paris — tiA^ lettre m'invilant à aller retifèt rtldi-mème un paqnël chargé à ïftoti adressé. -^ *€'ës1 uttB prérautioA qu'on ne pfrend d'ordrtrà'irB qu'à Vé^ard de leftrÉfS cottlenanl dé fortes 80fifmK*S ou des papiers très-importante.

Je me transportai é la poste^ et Ton ftié remît une lettre, qui n* était chaigée que des fo^d^es du dieu Cheneau. Vojfo^ commet

lés téitigîidns '^ sMplifteni. -^ kiAfetm mi fdMi MtU faisait pour partir un sêml hûmme un grand bftrit mUè ^d'iehirs, ^ii effrayait les populations innocentes. -^Voidi mn tbèu qui «ft tranqmlfeffiérit ses foudres vengeresses kk^fMetfiles^ii^Mhit. '^ La Fdiif ahie I*a dii :

'^Mbe en fvàjn^Mt, in pôfe est ttnijotftt.pèii^

Le Dieu me foudroie, mais il affranchit son tonnerre.

;^|)( VoTiei comment iparlà le tfletiJCiheiièaii : « Qae lès humains se souviennent que je ne 'SJtfis jfiidiftt pow eonduuier its personnes ëgafées, mais poiir leis nimer.

» Les Gûêpès sont les insectes cfui piquenft et <pri4)ifti:efll; si, pat malheur pour elles, elles veulent piquer au-*4ies$QS de laun facultés, elles se détruisent d>//65-mÔmes.

» Je m'aperçois^ Tlnstant que tes Gti^pes légères vieiAttnt de se déctarer trés-faibles en logique ainsi ^<») coHce^ttOfttaiiiié* clarant que la faculté de comprendre leur ma^nquait.

» Vous n*étes pas théologiensj laissez donc ee soin wft apprentis papes; que les Guêpes soient légères, e^eetvPAi, mais qu'elles apprennent que je ne suis point comme elles moenié- <j[uent avec les régies de la raison. Les Guêpes ont dit : c tiùus » n'analyserons pas Touvrage de M. Uheneau/alienduque«M)us » n'y comprenons rien, ni lui non plus. »

• Les Guêpes sauront à Tâfvenir qu'elles ^manquent de «ens en plaisantant sur mon ouvrage. »

j^ Pardon, monsieur Cheneau, n*^ a-t-^il "pas dan$ vétre réponse un peu d'aigreur? — et étes*vous bien eei^iséqùeM^ivec votre première phrase :

« Que les humains se souviennent que je ne suis point '{K)ur condamner les personnes égarées, mais pour les ainher. «

De bonne fpi, dieu Cheneau, avez-vou3 l*air, dans votre Mire» de «'aiiuer beauMUp?

498 LES 6UÈPE8.

« Que les humains se souviennent, » dites- vous; c'est trèsbien; mais souvenez*vous-en aussi, monsieur le dieu. Continuons la lecture des tables de la loi.

c Vous avez fait connaître aux négodants et aux autres les mesures de votre esprit, monsieur Karr, : — vous vous moquez de rÉvangile. »

^^ De votre Évangile, dieu Cheneau, n'oublions pas que c'est de votre Evangile, — quand vous dites : « En ce temps-là, je chassai les démons.

» En ce temps-là, mon bon ami saint Jean-Baptiste vint me vok avec mon autre ami Napoléon. •

Jj^ c Suivez mon conseil, relisez mon ouvrage. •

Merci, monsieur Cheneau, — merci, — détournez de moi ce calice, ou plulôt permettez - moi de le détourner moimême.

ij^ c Vous découvrirez que j'ai rendu sensible à tous les hommes le vrai principe théologique, philosophique et la religion d'amour qui est destinée à produire la foi éclairée par le raisonnement et la liberté intellectuelle. »

(Encore ici, dieu Cheneau, vous n êtes pas conséquent, mon bon dieu : vous appelez la liberté d*examen, — et vous me mal* traitez parce que j'examine votre religion. — Vous dites que vous rendez votre religion sensible à tous les hommes, et vous ajoutez que je ne la comprends pas. — Il y a un autre Dieu, Dieu Tancien, vous savez, celui qui s'est fait homme, — mais qui. il faut Tavvver, n'avait pas songé à se faire mercier; — il avait, pour éclairer les choses et les gens, un procédé que je vous recommande ; — pour les choses, « Dieu dit . Que la lumière soit, — et la lumière fut. » — Pour les hommes, il fit descendre le Saint-Esprit sur les apôlres. — Pourquoi, moo bon dieu Cheneau, ne m'éclairez-vous pas, au lieu de me reprocher ma stupidité avec autant d'amertume?)

^l^ • Vous m'avez supposé, monsieur A. Karr, que j'avais

écrit sans base, cela ne prouve pas une grande profondeur d'intelligence en TOUS. •

^^ (Je vous assure, dieu Cheneau, que, lorsque vous me parlez ainsi, vous n'avez pas Tair de m*aimer du tout, — malgré votre première phrase .)

^^ « Je n*ai pas fait comme les Augustin, les Fénelon, les Bossuet, les Chateaubriand, -> les Lamartine, les Yiclor Hugo, qui n'ont pas compris leur religion : j'écris pour que Ton comprenne. •

Vous savez que j'en excepte toujours vous et moi.

^^ c Je me trouve donc directement en opposition avec leur avilissante doctrine et leur science honteuse ; les jeunes auteurs ne pourront régénérer la littérature, la société même, qu'après avoir adopté la nouvelle religion que j'ai manifestée. Qixik en $mdeh profondeur! »

— Pardon encore une fois, mais peut-être fallait-il ne pas donner tant de profondeur à une religion qui doit être comprise de tous.

^^ « J'ai encore bien des choses à dire, — mais j'attendrai votre réponse pour savoir si elles sont au-dessus de votre portée. »

1^^ Ainsi fulmina le dieu. — Je mis la foudre dans ma poche, — et je me sentis touché d'un grand désir de voir M. Cheneau. Voici l'avantage d'un dieu — mercier, — c'est que la joie de voir Dieu face à face était autrefois réservée aux élus, — tandis qu'avec un dieu mercier on peut se procurer cette félicité en allant acheter chez lui pour quatre sous de n'importe quoi.

ijj!^ Je me transportai à l'adresse indiquée, — l'olympe du dieu Cheneau est rue Croix-des-Petlts-Champs, 15, au rez-dechaussée, — ce que je trouve un peu bas pour un ciel.

Le ciel de M. Cheneau est peint en jaune; j'aime mieux le bleu Je lus sur la porte :

"194 LES GVÈPBS.

CSEIVEAU tT P, JdlfW.

FùurmtureB pour tailleurs.

t)oiMufè^, fabrique de Ion tom,* dépôt de bôttofis (M^tti,

mercerie, soiaie en groê et en défàiL

Hm l'aflcien avait fait le ciel et la terre <-? il était réservé au

jdieu Cheïieau de faire les boutons.

Mais qu'est-ce que P. Jouin? — N'est-il associé de M. Che* neau que pour les boutons ? — n'est-il que comerciér, — ou est-il en même temps codieu? — Pd4«r<|U(H M. Clheoeau oe parle* l-ifl pas de M. P. J«uin?

J*ef)tre ëans le dd; — de chaque côté de la porta icst m compioir de noyer ; — au fond est aa escalier ea forme de foufXïhe, qui mmite à droite et à ^jauche.

Pas la moindre houri dans les comptoirs. -«- Jb crie : j A la boutique! * — U arrive un chérubin crépu.

— Doflfiez-moi un écheveau de fil.

— Voilà.

— M. Cheneafl est-il ici?

— Non, monsieur, il est sorti.

Le dieu va en ville.

Je me retire en pensant que si un die« mercier a ^Selques avantages» il regagne Tinfériorilé sous d'aqtres feinta. — Oieu Tancien est partout à la fols, -^ tandis que le dieu €hêiieau, — quand il est sorti, n'est pas à âoa corgptok. -^ lies affaires du dieu doivent nuire à celles du mercier. — Ainsi bo soit-il pas.

^j^ Comme j'allais voir Janin, l'autre jour, — je m'arrêtai surpris aa coin de la me de Tournon. i^ J'étais au milieu de la rue : -^ deux ou trois cochers me crièrent : i Gare! • «-< J*allai m'adosser «à une boutique pour mr ai mes yeui ne aa't-* valent pa^i^ompé.

Voua savez cette vieille enseigne» auteelèis oéUbre, éè M» Fi-

îfèof»^ ïllé Wffêsenle un garde ri,1itional éh i^à\tm%tifgë(ih, par-dessus lequel il a endossé la giberne et te ssftt*e avec Ifenf s larges courroies blanches en ttùtii : t*eii lide '(^rtôâture Sissez lien faite.

i Ce qui causait ma surprise, — ^*êtâu Ûh Voir 't[ilè Ife mitthaud de nouveautés savait décofé, de soti autorité privée, son ♦rtsergne de la croix de Juillet et Ae la croî^ '"dTion'itfetrtf. \ Je ne suis p^s p'Jlirlis'ân éffréù^ de ta gà^ie nfâtfo'rWÎe ; — itrente-hiiil volumies des Guêpes m feraient *fbi itu fcéSÛin^, — mais si J*étais préfet de police ou tnnilrtlstfe ddn'n^itt âéis'brdrés au préfet de polîôe, — et ayant besoin de h gaf de tifttiOrfale, je ne voudrais pas avoîr sigYié une aûlorîèalïôn — 'pour qtftfa mît tinsi au-(fevant d*UAe maison oùe caricàïùi'è fevmuttétlie icontre la garde nationale.

Mais ceci n*est qu une considération 'secondah*è.

Certes, c'est une belle et puissante diose -^ que d'avrirpet- '6uadé aux hommes que les plus grands dévouements, le risqde perpétuel de là vie, la perte d'un bras ou d'une jamhe, étaient |)1qs que récompensés par quelques centimètres de ruban d'une cefrtaine coulerrr. ^

Et un gouvernement qui possède une pareille tnottn[)!e eti assez bêle portr l'avilir! — d'abord efn la prodiguant sottement et en en payant des services honteux, -^ tiais encore en la laissant insulter par qui le veut.

Certes, si j'écrivais aujourd'hui que ïe gotlVéïlTénrtètrt rogite les pièces de cent sous ou mêle un tiers d'alliage flUX pièces de vingt francs, -^ le procureur du roi exigerafil tfne reclIflCâtion ou mieux encore me ferait un procès. — « Ouôi ! tte diraitîl,voits dépréciez la monnaie, vous cherchez à tuer la cod-J^ •fiaîtcc, i détruire la sécurité des transactions î -^ mais Vous faites là une mauvaise action, monsieur, — atfô action dahgereuse. »

ft «1 pM'flMl h xm narekande de fbulards dd ooloft de «rar-

ner en ridicule cette noble et belle monnaie a^ec laquelle on paye les braves sans les déshonorer!

C*est une lâcheté et une sottise.

^^ Il est une chose honteuse, infime, qui n*est assez flétrie ni par les tribunaux ni par Fopioion.

Je veux parler d'une sorte de vol lâche et ignoble — que les filous appellent ehantagct et que Ton retrouve aujourd'hui, sans interruption, depuis les carrefours les plus mal famés jusque dans les administrations, dans les ministères, — dans les lieux les plus élevés et les plus respectés.

PAEMiEa EXEMPLE. — Une petite fille de quatorze ans s'introduit chez un homme, sous prétexte de lui vendre des curedents ; — un quart d'heure après, le père et la mère, — ou un oncle, — ou un frère aîné, — arrivent en fureur, — menacent, crient, pleurent : la fille était, jusqu'ici, vertueuse; — elle n'a pas seize ans ; — on va faire un procès criminel ; — l'honneur de la malheureuse enfant est perdu; — toute une famille désoléene pourra se calmer que par cent écus; on marchande la consolation de la famille, — on s'arrange à soixante francs : le tour est fait, — et la jeune innocente — va continuer ses exercices dans un autre quartier.

^^ DEUXIÈME EXEMPLE. — Un cochcr de fiacre a conduit une femme bien mise dans un quartier éloigné; — elle était pâle, troublée; — elle est restée plusieurs heures, s'est fait descendre au coin d*une rue et a payé le cocher généreusement — sans compter.

Le cocher la suit, voit où elle demeure, — apprend son nom du portier, — et le lendemain vient demander â lui parler; — il s'adresse à une femme de chambre ; — la femme de chambre avertit sa maîtresse qu'une sorte d'ouvrier vêtu d'ua carrick veut lui parler.

•^ Demandez ce qu'il veut.

— Il ne veut répondre qu'à madame. . ... , , '

— Alors je ne le reçois pas, — renvoyez- le.

— C'est le cocher qui a conduit madame hier.

— Àh ! mon Dieu !

Elle pâlit, — s'appuie sur uii meuble.

— Faites-le entrer, — bien vile, — que personne ne le voie ! La femme de chambre, étonnée, obéit.

— Madame, dit le cocher, je suis bien fîché qu*ou ait déringé madame, j*aurais aussi bien parlé à monsieur,

— Grand Dieu! — ne vous en avisez pas ; -— que me voulez-vous?

— C'est qu'hier madame s'est trompée d'un quart d'heure ;

— nous sommes restés trois heures là^as, — et.,.

— Vite, combien est-ce?

— C'est à la générosité de madame.

— Tenez, voilà cent sous; allez-vous-en bien vite!

— J'ai eu bien froid à attendre madame; je suis sûr que M... aurait été plus généreux.

— Voilà vingt francs. •

Le cocher s'en va i — mais de temps en temps — ^ il vient mystérieusement trouver la femme de chambre — et demande si madame n'a rien à lui ordonner. — La malheureuse femme,

— à demi morte de frayeur, — lui fait chaque fois remettre un louis.

Une fois — elle a voulu refuser cet impôt; — le cocher a alors demandé si M... y était. — Elle a envoyé le louis à l'instant même.,

4$^ TROISIÈME EXEMPLE. — Un actcur va débuter ; — un journal lui est apporté avec la carte du directeur. — S'il ne v< pas trouver le directeur pour sarranger avec /wi, — on î'ÉaEiNTE, — on l'insulte, on le bafoue dans le journal — jusqu'à ce qu'il se soumette, — et alors on constate — que l'artiste, docile aux conseils de la critique, — a fait de notables frogrès, quHl est juste i^encourag&r ses efforts^ etc. — Le prix

d*un abonnement «^ i pâtre ou cinq biltets 49 mi\k firancs,

— - suivant la seflsibilité de l'acteur et de ^s appoiatements.

COMOLLAIHE. — Quelquefois un journaliste ^hne une actrice:

— il hi maltraite jusqu'à ce qu'il ait obtenu dp retour. D'autres fois — il s'agit d'obtenir ses entrées à un tWâtre :

— directeur, auteurs, acteurs, — toui ei>i insulté sans pitié jusqu'à ce que la direction se soii e&éciitée.

D'autres fois» — après les mitr^^ oii fixige <te$ a]d)veiUiofl8 anoseiks.

1^^ QUATRIÈME EXEMPLE. — * Un hommme politique ou autre veut une f lace pour lui ^m pour un de sas amis ; — on attaque dans deux ou trois journaux, — et le mioistre duquel elle dépend, — et le roi, — « /a Franoe marche à sa perte^ — les mmistres nom déshonorent^ • Jusqu'à obteulioii ia la place

— ou du bureau die tabac deniandé.

i^ll^ cmQUiÈME EXEMPLE. — Une trentaine d'hommes occupent depuis douze ans les ministères, — il ne peut j en avràr que huit aux qfTaires à la fois. — Les vingt-deux autres les ^attaquent, les ÎAsuitent, les calomnient — jusqu'à ce qu'ils les aient renversés; — huit des vingt-deux prennent leur place, les huit renversés se joignent alors aux quatorze qui ont fait la guerre à leurs dépens, -— let on attaque, insulte et calomnie les huit nouveaux arrivés.

4^ SIXIÈME EXEMPLE. — U y a des gens qui ont pour prolasRiofî — de savoir une anecdote ridicule, — une fantaisie vicieuse, une liaison cachée — d'un ministre ou d'un homme <en place ; — cette profession les Mi vivre dans le luxe et les plaisirs^ attendu que l'homme en place leur fait confier une mission sâeniifique ou accorder une peusiou pour services rendus àl*Éiat, etc., etc., etc., etc.

«^ U serait facile de multiplier à l'infini des exemples de ce getire.

Seulement, je ne saia pourquoi Jes auteurs de ces faits |gQ<H

fiîWkit fttt'érttft ipîis pm\s dtm jtrste n '<^ WlpHs^^ioas (Qtietitie classé qu ils sq trouant, -^ qtféfqne ïut qtt*r!s ^tmVâéÉt

An ba<% rîe l*Wif?!li8, hjiisirce întervîp^t; i <iws*<T»e Ifuè î*«bjet iSfe ce honWiix triilîc prenrt (te l'imi^ortottce, lès ôpgi^twrs «orit ïîWfiiés, feçuâ dahs Te monde, recherchés, courtisés et enviés.

e^ DICTlON?CA.mE FRi?rÇAl!5-irRA!XÇAlS. — BOUCffER, hoU"

fthene. — Sorte de morgue où sont étalés publiquement 4«s t'^â'davres sai^ dei litiges tachés d^ $ang. ^^ €'^t1A'^4ie dittcun t va chmsîf le morceatt de cadatire qa'il aiiR% 4e laiiiiflx ^ottrs'w I repaître le soir avec sa famille éi ses miê^ ^;

4^ BOucoH, Toyez arsenic.

if^ dRRVEt. — Va brcTet e^ tfô Aourèieafti «te f af^er ^4e jparch^'min que tout le monde ohtîM movenfiaMt «ne «omme 4e . sept rent cinquante ou de qtrin^e cervta fràncë.

Il D*7 a pas de pilules inconvenantes, de pâtes obscènes, Ae !iii£cai)iquë ridipute, -^ ^i ne comintmce par «e munir d'un ilirevet; — aprè^ fooi on «let dans tes jmiiiiatfx : « A obtenu .nn birtvet du foi. »

€e qui a tout à frit l'air d'une approbation spéciale de Sa

: Majesté. -*- Le public achète, et ee trouve Wé on empoisonné.

Il serait de la dignilé du ^onvernefrient de ne pas laisser

;iiigi le roi convpKce des marchands d^eonriétan de son royaume,

«*- et d'ekpUquer d*nne manière formelle ce que c'est qu'un

brevet; -^ maît îl s'agit bien de dignité aujourd'hui I

S le public savait ce que c'est qo'un bret^et, il ne e'y laieserait (ifaia prendre. -*- Si le pablic ne ee laissait f tos prendre i ce f luao, les charlatans ne le temdr'aieiit f)lufi. •*— Censéquemutent, eela ferait un certain nembre de pièces de^eept^eent omquante francs et de qni**ze cents fi'aacs qui eeaaentent de «tomber dana lesiCofirejâdelÉlat*.

^ Çctla » été pn$»(ia considération, nvd» on a déjiasfé le bot..

90t ft89 ^irÉFBS. ^

de mettre feurs économies i la caisse d "épir^gfiè. — M. Arrtànd Berlin sera incommodé à la suite d'un ( iîheTi — Vers la s^'^ondel moitié du mow, on volt cesser assez hï Hsquemenl cettaiu^ ^îfendresses, cerlain* soins, qui avaient sig ï^erté la "fin dû mois de dé* cembre.

JK^ On fétoarquera avec améftf ime «jttè tes ^ïifttetîfts et les papillotes continuent à marcher è ms rnie voie de jn-ogrèâ'.

Autrefois les devises des bonbon? , étaient dfe la pins charmanto rraSveté : -- c'étaient d'iinD M^nts madi^uk adresséf à la bemU, — des énigmes et des logogri^ bës préposés à Doir^ te moiMle^ — j'en ai gardé quelque g^uns qui m daienl pas de plus de quinze ans :

AOTJ é,

Voyez, à mon émot j^

QueUe est J'ardeur 4j^ m^ piessi'.oa.

Chloé, partagez jjf^jj ài*ctei!it> Ou Je vais moui ^ ^ç. ^Q^^r^

i*9,ï cinq pfôôs, et pot ^,^^^1 je ne strts - qu*un oîàéwa,

Otbt mott cœu^ je s ^. v(«Te premier fiertîeau. (9^n «âTm^

^M Tout cela a/étr ^it ip^bien nptif, i «^is ne di»rg«ait pas plus l'esprit que les b ^^JÎ,ûns^ ne charge, aient i-ertorn». -*- CeUe poésie même exe i^ii géotraiemen^ . un léger sourire. — àiujmisd'hui la» diable iâus:;oiitiemi«^d(ie «Mrmer k aerast^

JANfiER 4843. 203

resptil : — les papillotes ont leiir mission sor/mte. — Je von» signale sartoul les pastilles de cboi'olat recoitvprtes de petites graines blanches et enfermées deux à deux ditns des pâpiert^ blancs; — leur tendance est tout à fait déplorabte; — elle* paraissent a^mr pour but de dégoûter les enfants et les lemaies dd> r6xisteiiee.

I Si les dûÉtotifle donitënt â leurs lecteiirs quelques pièces ét^ ^Pascal et dé Lai'ocbefoucauld qui montrent la fausset;^ et le vide" ides eboses lnimaines, les pastilles de chocolat feas disent cto choses dans le géar<e de cellea-cî :

La beauté, le pouvoir, les honneurs, la riehésse. Ne peuvent éviter Tinévitable sort ; ^a poussière confond le crime et la sag^sse^. Et le même, sentier nous conduit à I» morX,

Bertheleuot.

On ne peut éviter sou sovt.:

Cbaqi^ a)i0^ ^ un qo^ui^ 4(w;U;. noua frappe la. mort»

Le^ Fidsm^ BjBRG^a,

Les roses de ton front seront bientôt fanées, Belle fifie, àmourit en naissant condamnée;

BHi9eN<s-Jou4Ni^^ n» .^t»HAirCi|i.

Le gouvernement ne parutt en ameane maniëiie s^iaqtiiétaD de cette rnavehe ihquiétante; —-je suppose doflc qu/ii exçre» mm censure cachée et scrupuleuse sur tes devises de' bonbons^ et qu'il y a quelque homme de lettres attaché spécialement à.lar' surveillance des écarts politiques quepounaieut se permettre ies diablotins.

Autrement, je ne comprendô pas comment ils nfarrivoraient jpas très-prochainement à traiter les- plus giaves quô>tiGns poin iitiques. — Les pralines donneraient dans Kappo«iien.; -^ k^ chocolat lèandonnerait ses iugul^'^ méditatk)H& et ferais dst

2104 LES GUÊPEâ.

théories humanitaires contre la propriété ; — le roi Louis-Philippe, malgré son inviolabilité, serait personnellement attaqué par les pistaches.

Jf^ Je pense que les poètes qui faisaient autrefois, Thiver, les devises innocentes des papillotes étaient les mômes qui, Tété, composaient la poésie qui s'enroule autour des mirlitons ;

— je n*ai pas eu occasion de suivre les révolutions de cette dernière poésie — comme j'ai observé les phases de celle des bonbons, — mais tout me porte à croire qu'elles marchent d'un pas égal dans la voie du sérieux et du lamentable!

1^^ Je suppose que le gouvernement étend sur les mirlitons sa sollicitude à Tégard des papillottes.

Jj^ Je suis persuadé qu'une des causes qui ont poussé les confiseurs à faire des bonbons aussi mélancoliques est une honteuse parcimonie, pour éviter de payer les droits d'auteur aux poètes qui jusqu'ici leur avaient prêté leur concours.

Que deviendront ces malheureux poètes ?

Ij^ Monsieur ***, — ex-parvenu assez insolent, — enrichi par des spéculations hasardées, — a fini par se ruiner, — par suite d'un bilan dont le passif a été fidèlement déclaré, mais l'actif scrupuleusement gardé dans sa poche ; il offrira — rien pour cent à ses créanciers; — il sera un peu inquiété à ce sujet : — obligé de se cacher pendant le jour, — il vivra somptueusement la nuit. — Nous le prévenons que, pendant le mois de janvier, le soleil se couchera légalement à quatre heures trente ^trois minutes et se lèvera à sept heures cinquante minutes.

ij^ FÉVRIER. — Vers la moitié de ce mois, S. M. Louis- Philippe— vendra, comme l'année précédente (20 février 1842),

— les premiers haricots verts de l'année. — Fureur de M. de Rothschild, qui n'en pourra livrer au commerce que plusieurs jours après le roi des Français. — Carnaval, hah de V Opéra ; attendu que dix théâtres et établissements publics seront pleins

chaque soir de masques, qui s'y encaqueront par milliers, et que lesdits masques dormiront le jour, les journaux de l'opposition feront remarquer qu'on ne voit pas un seul masque sur les boulevards, signe évident de la misère^ des souffrances et de la tristesse du peuple, — On ne rira pas assez des grandes phrases que ces braves journaux feront sur ce thème. — Plusieurs législateurs seront mis au violon pour danses un peu trop risquées. — Quelques femmes libres également cesseront momentanément de l'être pour Tavoir été trop dans leurs altitudes. — Quelques vieilles femmes abuseront du masque pour séduire et mener à mal des jeunes gens sans expérience.

^^ Plusieurs auront des aventures du genre que voici :

UN DOMINO. Je te connais, tu t'appelles Charles.

UN AUTRE. Je te reconnais, tu es employé au ministère des finances.

UN AUTRE. Je te connais, tu avais avant-hier un pantalon bleu.

Et le jeune homme est le plus heureux des mortels; il se dit : « Comme on m'intrigue donc 1 comme je suis donc connu ! comme on s'occupe donc de moi ! »

^^ Un domino lui prend brusquement le bras et marche avec lui sans parler.

— Eh bien! dit le jeune homme s' arrêtant enfin dans un coin, est-ce là tout? n'as-tu rien à me dire?

— Absolument rien, répond le domino.

Et le jeune homme lève les yeux au plafond et se ronge un ongle, ce qui lui donne pour les passants Fair de dire : « Où diable a-t-elle appris tout cela? je suis le plus intrigué des hommes. » '

— Je ne te connais pas, ajoute le domino, je ne t'ai jamais vu.

Et le jeune homme frap{|e du pied avec Tair dépité d'un homme auquel on raconterait ses aventures les plus secrètes ;

iv. 12

S06 LBS GUÊPES.

-^ un de ses amis, v^ant ses gestes, 4\i : € Il pa^att ^o'on en dit de dures à Charles. ,•

<f^ Je t*ai pris le fbra», eontinae }e domino, parce qoe tu passais pr^ de moi,ret que c'était le seul moyen de me débarrasser d un de mesafiilà qui s'éiait cramponné à moi et ne voulait pas me quitter, -^ je te remercie et je te laisse.

Le jeune homme reste seul, garde quelque temps Tair d*uD homme trés-f réoccupé des révélations qu*on vient de lui faire.

L'ami qui l'avait observé Taborde et loi dit :

-^ Eh bien, tu parais intrigué ?

— Ne m'en parte pas ! une femme charmante ! un lutin pour Tesprit et la malice ! -^ oh ! elle ne m'a pas ménagé; — elle sait de moi des choses... et je ne puis savoir qui elle est ; — je lui ai fait les questions les plus insidieuses, elle s'en est tirée avec un t^ang-froiri, un tact, uue présence d'esprit admirables! -^ Oh ! je la connaîtrai.

— Heureux coquin! dit Tami.

.^^ HARs. ^~ Le 21, commence le printemps des astrono* mes, des almatifaéhs et des poètes.

Le 21 , gelée. — Le 22, gelée. — Le 23, neîge. — Le 24, pluie. —Le 28, bise. — Le 26, gelée. — Le 27, pluie. — Le 28, pluie. — Le 29, neige. — Le 30, gelée. — Le 31, froid.

^^ L'homme tourne dans un cercle bizarre de désirs et de crainte ; — le printemps, que nous attendons avec tant d'impatience, nous rapproche de Thiver prochain, que nous redoutons.

Jj^ avrIl. -^ Semer les betteraves et les haricots, — cl prendre garde aux poissons d'avril.

Un ministre renversé fera à la tribune un grand discours sur la misère du peuple ; s'il veut rentrer aux affaires, s'il veut reprendre le fardeau du pouvoir, c'est uniquement dans rintérét do paysi etc.

Il f aiira' èe» piHictanistf nns, — des pfofesaiénB 4'^ M ^ et

une foulç d^aiUres choses de circonstance : -^ lès philosophes» les^ philanthropes, les savanlsv — tout le moilde tô moqifôra- de vous et chercbefa à vous attraper.

^^^ Mai. — Tout fleurit : -^ les fra'isiers au pied de U haie d'épines b]ân<-hes ; -^ les papillons ieilvissent dans Taif^ — et cherchent, fleurs vivantes, une tige viveaiile parai loutes les fl^ui's qu*ii« vlsitetfit en voltigeant.

Les inseictôs cherchent, sur eette taUe oputeiité et toujours inise que h terre offlre i toutes les créatures, ebacun k planto qui lui est déclinée.

Jjf^ L*air, — silencieul pendant rhivct*, ^ se i^m^ de chants d'oiseaux et de hbiïrdttnnements d'abeill^S.

Partout— sur Théi^be, dans les arbres, dans Tàif, (JàA^resa^ ^- sous là mousse; tfarts fe corolle éclatante des fletffâ, -*- tel» est plein de nouvelles amours, — tout aimé, *->^ eômme tout fleurit.

Jl^ Mais rien ne bourgeonne, — rien ne fleurit comme le né2 de É: d'Hjubersaerl!.

^^ C'est au conimenfcem^nt de te tiinls ^y pà'rtlssérit les bannetoris, — f/eàt une nouvelle indi'ftérenté pour tm stécfe dÔ il n*y a plus d'enfants ; — on fuhié attjourd'hui à Tâtgè éit àtitrt* fnls on chantait la fameuse roniancé ;

Hanneton, yole, vole, vole, etc.

^^ Vers le 25, floraison des fèveâ éè mÈttàsl

C'est un préjugé populaire — que le moïWe'ilt dte M fte^âîson

ées fèves — agit singuliférément snf le éèrt^au (<es gens ; -^ on

dit même souvent «Kun homme qui fait ^ùi^l^àfé grande ^otli^è :

«r H a paâsè un cliaMp âé fèves en ftt^u^^. n l\ existe i ce sujet nri proverbe tulin consigMf ifâns âà tMéi

matïvms ters.

Cum faba iloresôit, stultorum copia erescit.

SOS LES GUÊPBS.

La floraison des fSves exercera cette année -* une f&cheuse

et remarquable influence.

M. Lherbette, député, — montera encore une fois à la tribune pour défendre les femmes de lettres — contre la tyrannie des époux — qui mettent de force (ians leur existence la prose des enfants, du pot-au-feu — et de deux ou trois petits devoirs gênants et surannés.

M. Chàpuys de Montlaville reprochera amèrement au roi sa mauvaise habitude de mettre des cravates blanches qui coûtent énormément cher de blanchissage, — tandis que Sa Majesté elle-même a breveté, moyennant huit cents francs, les cols en crinoline Oudinot (cinq ans de durée).

^^ Un ministre qui ne le sera plus alors — s*inspirera, pour ressaisir le pouvoir, d'une Égérie — que Ton croit être la même qui autrefois donna de si bons conseils à Numa Pompilius, — Tan 714 avant Jésus-Christ.

^(^ La rue LaffiUe, parquetée depuis un an, — sera cirée et frottée.

^^ Les Anglais imagineront de vendre des coups de bâton. — S'apercevant au bout de quelque temps que cet article d'exportation est en souffrance, ils feront la guerre à une petite puissance du Nord. — L'Europe entière regardera sans rien dire. — La petite puissance, après avoir perdu quelques milliers d'hommes, — viendra à composition et fera un ti^aité par lequel elle s'engagera à acheter tous les ans pour sept ou huit millions de coups de bâton.

<|^ H. de Balzac continuera à ponsser les fleurs dans la voie de la révolte ouverte contre la nature. — U naîtra dans un de ses livres — une violette de haute futaie.

Une foule de nouveaux auteurs paraîtront à l'horizon littéraire. Autrefois les gens qui avaient échoué dans leurs projets, — qui pleuraient les objets d'une grande affection, — qui avaient quelqve faute à expier, entraient en religion; — ces gens-là,

aujourd'hui, entrent en feuilleton, -— A cette époque de la floraison des fèves, des beautés fanées, des administrateurs destitués, des femmes du monde qui auront trop voyagé avec des planistes, encombreront de leur prose et de leurs vers les revues de journauK.

^^ Au mois de mai, — on sème des choux de Bruxelles;

— retour des bécasses, floraison du serpolet. — Le pelit Martin perd sa faveur, fondée sur ce qu*il a un pouce de moins que M. Thiers, — par l'imprudence qu'il a de regagner ce pouC3 au moyen de bottes à talons.— Vers le 25, on sème le chanvre ; il lève si bien, qu'en songeant aux belles cordes qu*on en fera et en voyant certains actes administratifs, on regrette qu'on ne pende plus. — On met des dahlias en place. Premiers melons.

il^ JUIN. — Il faut éclaircir l'oignon et repiquer les poireaux. — Un assassin empoisonne toute une famille ; — mais, comme il est établi aux débals que c'est chez lui une mauvaise habitude, puisqu'il est constant que c'est la troisième fois qu'il se livre à de pareils écarts, — le jury, reconnaissant la force irrésistible des habitudes, — admet des circonstances atténuantes, et l'accusé en est quitte pour quinze jours de prison;

— tous les jurés signent un recours en grâce. — Une révolution avorte et s'appelle émeute criminelle, — attendu que ce sont les vainqueurs qui sont parrains. — On plante des pois qui doivent produire en septembre; on repique les ciboules pour l'hiver. — M. Jars, député, adresse à la tribune ses madrigaux â une actrice maigre. ^ Quelques fonctionnaires indépendants méritent d'être pendus. — Plusieurs villes par lesquelles passent les chemins de fer ~ voient les voyageurs leur toaiber tout rôtis; — en effet, sur quelques rails on va fort vite, mais on arrive cuit ; — sur d'autres, on arrive en bon état, mais on va un peu moins vite qu'en fiacre à l'heure. — M. Jay fait dans le ConstUtUionnelsm article pour lequel, ainsi qu*il Ta dit dans ce

carré 4e papier, $ il trempe sa plume dans san cœnr. »-^ Arroser abondamment et seulenr'nt le soir ; — faucher les gazons et greffer les rosiers; on tond les moutons; on établira sur le lait un impôt dout on parle depuis longtemps.

^^ M. Lesourd, directeur de roctroi de Paris, — tombé en disgrâce,— débutera à l'Opéra.— On connaît dans le monde la magnifique voix de cet administrateur.

^^ juiUET. — On sème les carottes pour l'hiver.

— Anniversaire de la prise de la Bastille — et consécration des quatorze petites basliPes qui entourent Paris.

— On sème des radis, des oignons blancs et plusieurs espèces de choux. #

— Une émeute réussit et s'appelle glorieuse révolution. — l Vers le 15, on marcotte les œillets. — On sait que Napoléon avait bravé les œillets rouges, et que la Restauration en a eu fort peur, moins cependant que des violettes. — Une fleur se fera une mauvaise affaire avec la police. — Saison des bains et des eaux ; — plus d'un dandy sans argent ira passer Tété à Saint-Denis pour raconter l'hiver suivant qu'il a perdu un argent fou à Dadm-Baden. — Les femmes nagent, les hommes ne nagent plus. — Une des causes de cette bizarrerie est que les fiUe$ portent leurs cheveux nattés ou lissés en bandeau, et que. les hommes se font friser; — les jeunes garçoiis fument el lisent les journaux, — tandis que les jeunes filles font de la î^ymnastique, — Avant trente ans, les hommes seront devenus à leur tour le se3:e faible et timide.

e^)^ AOUT. — Récolte des rornichons, — troisième labour de la vi-çne. — Moisson d^s céréales : quelles que soient la qualité el la quantité des blés cetle année, les journaux mmislériels diront que jamais on n'a vu une aussi belle récolte, et qu'il en faut rendre grâce au jçouvernement paternel sous lequel nous avons le bonheur de vivre; — et les journaux de rop[>o>ition, que les épis s^ni vides^ que la moisson est misérable, et quo

c'est la faute du gouvernement tyrannkveé «rat liCfùel Aduft avons le malheur de vivre.

— Jours caniculaires. — La police continneM i jeter de» boulettes pour les ehiens attaqués de la ràgOt donl le srgrie caractéristique est que Tammaî atleifit ne mang^ pas. ^ Deis citoyens, voyant la patrie en éangcf» se réumronl ehéiî Véfbii^ et feront un excellent éîtterj — les journaux de feur parti célébreront avec entho»8iasaie le courage el le génèrent de-» vouement dont ils auront f^it preuve dans cette ^cca^iort. -^ Ceux du parti opposé traiteront la ehose de guéufetbH, mti?$ feront à leur tour une ripaille semblable, i propos de Inquellë Hâ feront à leur tour éclater leur coufage et teur généreux dévouement.

4^^ SEPTEMBKE. — Dos pbéliomêne« dans nombre Viennent étonner la France : de tous rôles il naît des wanx à deux têtes — et des enfants prodigieux. — On creuse les fondations d'une maison et l'on trouve un trésor. — On rencontre une fille sauvage dans la forêt de Montmorency; — d'innombrables centenaires sont cités dans tous les départements. — Il tombe dans plusieurs localités des grêlons gros cofnme des melons. — Un sansonnet, — c^^nmersal d'un savetier des faubourgs, récite aux p5:«?ft!!ls kl CÏHi«'te consiU»tidrthétiè. — Plusieurs cochers de pia:*« rapportent des bourses Oubliées dans leurs voitures. — Si un mendiant mesirt, — on trouve chez lui sept cent rtille francs «n w carl»^ dans ufte viëilte chaussettfe. — Un chasseur tue un "vcrnp.. — w norle ôa «Ou uh c^Hter eii argent, — Éià leqnel sont ecntes plnsiears choses qui prônvient qu'il a appar- . tenu à Charles Xli, roi de Suéde. — Si une femme accouche,-^ ce ne peut être de moins que de douze eirfiâmtS', -^ tous bien I portants et parfaitemetit confortnés. ^

En un mot, — de toutes parts, on n'entend parler qUè dà miracles et lie prodiges; •— tout cela parce que, h seissidn èsÈ Chambres étant terminée, -^ les |oantax ne savent éomméni

remplir les deux colonnes qu'ils avaient Thabitude de consacrer au compte rendu des débats législatifs.

• ^^ OCTOBRE. — ^ Ouverture de la chasse. — Vu le prix des ports d'armes, la division des propriétés et la destruction des forêts, — il sera mangé des mésanges et des pinsons qui rei;iendront à l'heureux chasseur qui en aura chargé son carnler à trois francs la pièce. — Les feuilles de la vigne deviennent pourpres, — celles des poiriers oranges, — celles des ormes jaunes. — Les philanthropes inventeront un nouveau pain de sciure de bois. — M. Gannal embaumera plusieurs médecins.

— La récolte de vins de M. Duchâtel sera de médiocre qualité.

— Vers le 15, chute des feuilles; — plusieurs journaux de toutes couleurs seront victimes de cette époque fatale. — Le 28 octobre, — selon un vieux proverbe, — on ne trouve plus une seule mouche vivante :

A la Saint-Simon (2S octobre), Une mouche vaut on mouton.

Nous demandons la permission d'excepter les Guêpes de cette condamnation.

1$^ NOVEMBRE. — RécoIte des nèQes et des pommes d'api;

— plantation des arbres fruitiers; — la régie des tabacs imaginera de vendre dix sous (cinquante centimes) de nouveaux cigares en feuilles de betteraves; — elle sollicitera du gouvernement l'autorisation pour les collégiens de fumer en classe;

— cette extension augmentera considérablement ses recettes, qui se sont élevées l'année dernière à quatre-vingts millions.

— Oc rira beaucoup d'un mot de M. de Rambuteau ; voici ce mot, que le préfet de la Seine prononcera du 1 7 au 20 novembre : — quelqu'un lui demandera quel est l'inventeur de la régie. « C'est Tabaea, répondra M. de Rambuteau.

— Comment? que v^>ulez-vous dire?

— Ne voyez-vous pas sur tous les bureaux : Tàbàgà fut

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