‹ Les Guêpes. 1e-6e sérieChapitre 45 sur 53 · IV. U · texte numérisé non relu

IV. U

Sf2 LBS GUEPES.

Xije tiertes, tamais a aucune époque les nommes n ont eu autant de chefs pour les conduire, autant de pntiosopnes pour les réformer, — autànft dé rois disponibles pour les gouvernai*, autant de dieux et de prophètes — pour recevoir leur encens 5u eur moquerie.

\ Ce qui manque aujourd hui, — ce sont des hommes qui veuillent bien être gouvernes, — c est une place a prendre, une spécialilé à occuper.

^^ On voit de temps à autre dans les journaux que 'diWê*rents citoyens ont reçu d'un nn«îislre'des médailles— pour avoir, au péril de leur vie, sauvé celte d^âutres citoyen's. — tés cftovens sont toujours des hommes du peuple — et des ouvriers.

Le cœur et le bon sens disent que, de toutes les décoration?, ces médailles sont sans contredît les plus honorâmes.

En effet, — les mieux méritées d entre les autres croix ont

données '})our (ïes traits de criîii^a^e et de dévo'u'emént, — qu'il est juste de récompenser par des Tionneurs;— maWce'n^est pas trop que de demander qu'on traite aussi bien Vhomme'qui a exposé sa vie pour en sauver un autre — que celui qui a mis la sienne au hasard — pour en tuer trofe ou quatre.

'J'ai parlé plus à'une fois ^(îè Ta sottise et àe rinfaWe qui ont récompensé tant de fois des services honteui^ -^ du ki^nîe sîgn^ que d'autres ont payé dq vingt blessures et de milte dàrfgerè.

ïe lie ^arte aiijodrd'hui "qiië *8^s fc'é'dfàïlWs il'ïifbnheui'; — 'éS&mfe ïl faîit tiécessàlrêtfieïït \à défiler iloiir te's 'Stim, 'comme dû n'émeut ks'bïténîr^qUeÏÏ'ïKë^se^^^^ ir esV écrit clessus la caliîse^pour^ïàM'e^^^ 'ihW'ddnîië,~cbnlX?ô êftes ne'sdnt guère gagnées, slinsi'qùe jfe^eÏÏîsSls'tôlit'i Yheuh, que par des gens du peuple et des ouVfïérs, -^ (iôiilme^on'nMh péiit récompenser aucune 'întlàraiS,*lè^diivolr ïés "diihâe *àvec une négligence et un déàalh'ïï'dhïèuk.

te ruban qui les attac*Vii%tm 'ÈMé'iîn Afiah p1é!ïr soit spécialement affedt*, - mU YtfbUii 'icHmè^^\^^

tout le. inonde, ^ Ift dpil. ^ portée, -r. amf^. fwp ^ fmjm,

portent des rubans roses et lilas.

pieïsqs. htwopiftqqes, -r U. cçHrome (iviq^e, qui^. é^^iit, u^çft couïQjine diç cbiSpiB, — él;a\it. particulièrement çsVin(\éç. — Ç^^SS ^t mn. (te. la d^wndçr aprèij ^voir d^Jcomvejrt t^ çç^nsip.^r^Upfl d^^ ÇfttlIWA, -rr e^ A^g^ste fut §i fier c^ Tobt^nir, qft'il fit grayçç. une médaille çw.UJWdte S étiïit r§BÇéSÇPtj5| çpurooné de^Â^Aft avec ces Wiftt^ •.

Çfe Çftfi» *CT«I(?«. «Jour ^^9î;r |f iJY^Jeç ç^içyejjs.)

D n*y avail qqe deux couronne; qui fusseut mvses^ ^^^dâSSM de celle-là : — c'était la couroona ohsidionate^ qK*oft oit)bçQait pour avoir délivré une armée roraaiae assi.^ée, — ^t h QOMr. ronne triomphale, — qui était, pour un général en cbe^ le fX^ d'une victoire complète en hataiUe. rangée.

Voûtes les autf'es étaient au-de^spu^; -? te CQuronne de chêne avait mâme certains privilèges ^ cerUting bQpnem's qu'Qi^ fie rendait à aucune des autres.

En général, on ne bit pas grand cas de, la c.rou( d^bonueur V\^i qu'on ne voit pas pour soi des cbapces (k 1> obtenir ; — maia vous voyez tout doucement les journalistes qui en ont k plua médit s'abstenir ou en parler avcKii plus de respect k mesure qu'ils s'approchent d'ui^e position qui leur (permet d'y a$pirer.

Il est singulier, de qotre tepip$, die savoir qu'au mèm instant, à la môme minute, un soldat s'expose au feu ennemi, — se précipite ^ travers les dangers et affronte la mort en Afrique;

Tandis qu'à Paris un monsieur — vend sa voix ou $a plume 4 un mipistre, — ou l'accable de basses adulations, ^ et que toua deux sont également récompensés par une n)éme et identique croix d'honqeur. Piouc ce qui est des médaille$ dont nous parlons, elles sont toujoqca Tolûet du déd^, pacee que, je le ré-

844 LSS GUÊPES.

péte, on ne peut compter ni sur un hasard, ni sur nne lâcheté, pour les obtenir.

Je connais un homme qui a été l'objet, depuis qninze ans, de cent brocards et de mille lazzi, et dans le monde et dans les journaux, — parce qu'il porte quelquefois une médaille de ce genre, môme de la part de gens qui seraient plus qu*embarrassés s'il leur fallait écrire sur leur croix, — comme c'est écrit sur les médailles, — la cause qui la leur a fait obtenir.

Je n'ai jamais pu découvrir le côté plaisant de la chose.

Je pense qu'il serait du bon sens, de la justice, de la philosophie, — et je dirais de la philanthropie, si les spéculateurs n'avaient rendu ce mot ridicule, — de ne pas montrer de dédain ofBciel pour celte décoration; — serait-ce trop demander que d'abord on cessât de l'attacher au ruban tricolore, -^ qui appartient à la politique, — et ensuite qu'on lui affectât un ruban particulier?.

Je suis assez curieux de savoir ce que répondra à cette demande le ministre dans les attributions duquel se trouve la chose, et auquel je vais faire adres^ser celte réclamation.

j|^ DICTIONNAIRE FRAlSÇAIS-FRAKÇArS. — BOURSE. — On a

institué dans les collèges royaux — des bourses et des demi" bourses — au moyen desquelles les enfants de vieux soldats ou de vieux fonctionnaires qui ont servi l'Etat avec distinction et sont restés pauvres — peuvent être élevés gratuitement.

Ce bienfait était également destiné à permettre de faire leurs études à des enfants de parents pauvres, mais dont l'intelligence promettait des citoyens utiles.

Je prie M. Villeroain, ministre de l'instruction publique, de me démentir si je me trompe en affirmant — que la moitié des bourses est donnée uniquement, sur la demande des députés, — à des enfants qui ne sont dans aucun des cas ci-dessus mentionnés, — à des enfants même dont souvent les parents sont riches, — et dont quelques-uns ont cinquante mille livres de

rente. — Une hotirse est donnée, non pas à un enfant pour qu*il fasse ses études, mais à un électeur ou à un député, pour qu'il donne sa voix.

^^ GABALR. — Un auteur appelle cabale tout public quIH siffle ; — eût-il rempli la salle de gens salariés ou d'amis furibonds ; eût-on insulté et un peu rossé les vrais spectateurs, Tauteur appelle alors les souteneurs de sa muse — un public éclairé. — (Voir ce mol.)

^^ CABARET. — Nos ancétros allaient dîner au cabaret, — Les cabarets étaient des asiles fort décents présidés par d'excellents cuisiniers et où ils causaient librement. — On dîne aujourd'hui dans des temples de mauvais goût, remplis de dorures et de glaces, — où tout est si cher que les pauvres gens qui les fréquentent affectent des goûts bizarres ou des maladies plus que fâcheuses — pour y restreindre convenablement leur écot : l'un adore le bœvf bouilli, — un autre n'aime plus que les choux; — la plupart, par raison de santé, ne boivent que de Teau. — On allait au cabaret pour dîner ; on va au Café Anglais ou au Café de Paris pour être vu y dîner.

^jjC CADMUS. — Le Phénicien Cadmus a inventé la guerre civile et l'alphabet. — Son alphabet se composait seulement de seize lettres ; il serait curieux de calculer combien de sottises on écrit tous les jours rien qu'avec les huit lettres que les modernes y ont ajoutées.

^j^ CADRAN . — Il n'y a rien de si faux que les heures du cadran et ses divisions; le temps ne peut avoir jamais quune durée relative. — Un jour peut se traîner plus lentement qu'un mois, — un mois échapper plus rapide qu'un jour, — Le temps; doit se jauger et non se mesurer, c'est-à-dire non s'apprécie'^ par ses dimensions extérieures, mais par ce qu'il contient. — ) Il y a telle année qui, si on l'épluchait comme une noix, — sr l'on en retranchait les cartilages et les pellicules amères, tien- 'fra-t n l'oise dans certains jours. — Il jr a une heure dans notre

^if..BfWj^?MW¥ W^l avons plus vécu que (|ans ^5 rest^.dç. no^ ]our^.

Lé cadran encore met de la préméditation dans toute 1^ Vie. — r C'est un tyran gui vou;s prescrit U fairp, la soif, le sommeil.

C'est aussi un reproche perpétuel — Jamais jjÇ n.'ai regardé

un cadran sans m*apei;cevoir que j'étais en retard pour quelque

chose.

«^ cALOMinE. — Quand vous avez passé toute votre v^,ç, dans une perpétuelle surveillance sur vous-même, pour ne pas donner prise à la médisance, vous n'avez atteint qu'un seul but, c'est de forcer les gens à vous calomnier.

^^ CONDAMNATION. — Pour avoir donné un soufflet à Paul Pierre est condamné à payer une amende.

— Qui reçoit cette amende? Paul, sans doute?

— Non, c'est S. M. Louis-Philippe l^^^, roi des Français.

— Comment ! est-ce toujours ainsi ?

Oui... à moins cependant que ce ne soit Paul qui paye Ta-

m^nde.

— Paul., qui a reçu le soufflet?

— Cela arrive quelquefois.

,M^ CHEVALIER. — Un chcvalicr était autrefois un homme d*arraes couvert d'acier, — à la démarche noble et puissante, — au poignet de fer, à la poitrine large, — prêt à affronter les périls les plus extravagants pour sa dame et pour son roi.

Aujourd'hui on ne peut entrer dans un salon —- sans voir une vingtaine d'hommes vêtus de noir, — maigres, chauves, çhétifs, — et qui sont des chevaliers. •— M. Sainte-Beuve est

chevalier.

,j^ CAFÉ. — Endroit où, sous prétexte de prendre du café à la crème, on va tous les malins apprendre les sottises, les niaiseries et les calomnies qu'on répétera toute la journée.

j^ CATHOLIQUE. — Certains carrés de papier, — le Con- Btitnfionel, par exemple, -^ si célèbre par sa crédulité — en

ewM ^ ^'^^m? ^ îViS* — Il Bfçtége ^ « (j|» ^i4e — tout (» 4ui s'élève cQQlre elle, ; — Vd^]^^ Ç^?tpl« §.S|çré par un épicier, — l'abbé /^uzou, a;;idei| cQméd|ei[i, ont droit 4 ses ^logçs ; — iji est ijrotestanl, i| est ma(l]ométa(), ije^t, guèbfç, — il çst tout, excepté cathoiique; — il demande la liberté d^^ çi^te$, p^ur 1^ autres religions, — mais il ne veut pas Taccorder à la religion de la majorité des Français ; — si Ton fait une procession à Tépoque de la Fête-Dieu, ■— il dénonce Dieu à la police — et signale ses tendances contre-révolutionnaires.

Mais — à Tépoque où le duc d'Orléans épousa une princesse luthérienne, — tous les journaux de cette couleur jetèrent feu et flammes, — ils invoquèrent la religion du pays, *- et peu s'en falllut que MM. Jay et Jouy ne prissent les croix des croisés.

<9^ ciGOE. — Autrefois, quand un homme s'élevait audessus de la foule — el; excitait Tenvie et la haine de ses concitoyens, il arrivait quelquefois qu'on l'exilait ou qu'on lui faisait boire la ciguë ; — ce sort, dont il n'y a que des exemples peu noml^reux, -7 est 2|ujçtfu;()*hui i|Q{[^;Çjeu|e^ept fréquent, mais inévitable.

Aussitôt qu*un homn|e se iqanifeste au public pat quelqu^^ talent, — tout le ipondç se rue sur lui en fureur, — on le tire par les piedjs et par les vouements p^ur le remettre au Qiveau 4§ la foule, — si toutefois on ne peut le renverser sous les piedg ^et l'écraser ; — puis chaquei jour, 3iu woyen des journaux, -r Ion Ijui fait boire quelque?, ^ôrgéeis d'injures çt de calomnjgç ; —^ le pjiblic qui, sans s^eh rendre bien compte, — n'est, pas {|^^^ de voir le ^ranà homme amené aux proportions humaines, — croit alors tout ce qu'on lui racQUte, sans examen et sai^s restriction.

Jj^ coNFiscATioiH. — Il n'y a plus de confiscation; — ^jfr lement on peut condamner ^'importe qui à des amendes et i des frais dépassant dix fois la vs^lepr de ce qu'il possède., -r ej quç la justice fait vendre. C'est;, absolugii^^t — comnae V,9Mir

248 LES GUftPES.

tion de la conscription, si heureusement remplacée par le recrutement; — c*est absolument comme ce mot qu*on a prêté à un roi : Plus de hallebardes. — En effet, le roi est escorté par des hommes armés de sabres et de carabines, — ce qui, du reste, est à peine suffisante

Ayril 1843.

A. M. Arago (François). — Le dieu Chenean. — M. de Balza . — Quirinus. Un mot. — Une ordonnance du ministre de la guerre. ~ A M. lé ré* dacteur en chef du journal V Univers religieux.

^^ A M. ARA60 (François). — Je me proposais, monsieur, de vous taquiner un peu sur cette comète — que vous n*avez pas vue, — et qui me donnait beau jeu — pour dire une fois de plus à quoi s'exposent les astronomes qui s'occupent trop des choses de la terre. La Fontaine a gourmande l'astrologue qui ne regarde pas assez à ses pieds ; — je vous ai souvent reproché de regarder trop aux vôtres, — et d'être plus sensible à la fumée et au bruit de ce monde où nous sommes qu'il ne paraît convenir à un homme auquel la science permet de vivre au ciel.

; Mais vous avez soutenu à la Chambre des d(^putés, sur une • îhose terrestre, — ^une thèse que je dirais parfaitement juste et raisonnable, — avec des mots plus ambitieux que ceux que j'emploie, — si les Guêpes n'avaient à diverses reprises soutenu la même thèse depuis quatre ans, *- à savoir le ridicule profond qu'il y a i faire passer dix ans aux jeunes gens à apprendre

les deux seules langues qui ne se parlent pas ; j*ai de plus prouvé que ces langues seraient inutiles au plus grand nombre si on les savait, — mais qu'on ne les sait pas après les avoir apprises pendant dix ans ; — à savoir — la sottise quMI y a à donner à tout un pays une éducation littéraire et républicaine. ^^ Éducation dont la première moitié conduit à Thôpital,

— et la seconde au mont S.iint-Micbel, — quelquefois aux ga« léres, — quelquefois à Téchafaud.

^^ Education qui, si elle réussissait, ferait de la France ui' pays de poètes, — et qui, ne réussissant pas, en fait un payt d'avocats — et d'ambitieux mécontents, — un pays de gem dont personne ne se trouve bien à sa place, — de gens qui tous ont des désirs et des besoins impossibles à satisfaire.

^^ Vous avez eu raison et mille fois raison, — monsieur,

— et vous avez eu raison avec esprit. — Il y a bien des gens auprès desquels cela a dû faire tort à vous et à votre opinion.

L'homme en général n'aime et ne respecte que ce qui fait un peu de mal. — Il y a longtemps déjà que j'ai retourné le vieux et faux proverbe : « Qui aime bien châtie bien • en celui-ci : n Aime bien qui est bien châtié. »

Il n'y a de grandes passions que les passions malheureuses.

— L'homme n'aime pas d'ordinaire la femme dont il est aimé.

— Ses vœux, ses désirs, ses soumissions, sont presque toujours pour celle qui le maltraite, l'humilie, — le sacrifie et l'insulte.

— Les anciens adoraient les furies, — la guerre, — la peste, — la fièvre, — la mort, et autres divinités peu aimables. — Le . modernes rendent un culte semblable à l'ennui, — qui est p' ^^ que toutes les autres ensemble. y

Ce dieu infernal — a sur la terre des temples qui sont tour jours pleins, — et des ministres qui sont entre tous vériérést écoulés, engraissés et enrichis. — Presijue toutes les places, les dignités, les honneurs, reviennent de droit aux gens qui ennuient leurs contemporains, aux gens qui débitent de longs

H^ LES QUÊPES.

— qu'on aime mieux admirer que de les écouter ou ae les lirj^. — Ceux-là seul? paraissent avoir raison, ~ et sont écoutés;— on a respectiéen eux — le dieu —le djeu terrible — dont ils prononcent les oracles et dont ils célèbrent les sacrés mystères.

l^ais si on s'avise de mêler quelque enjouement ^ la raison;

— si Ton combat le faux, Tabsurde et le mauvais avec les armes légères et terribles de l'ironie et du sarcasme, — les gçns spurient, — vous trouvent très-drôle, — vous lisent ou vous écoutent volontiers, ~ mais prennent tout ce que vous dites ou tout ce que vous écrivez pour des calembours et des çoq-à-rane.

ils vous mettent au nombre des bouffons et des jocrisses, — de Brunet, ou d*Arnal, ou d*Alcide Touzet. Ces braves gens — ne se représentent le bon sens et la raison

— qu'avec Tair refrogné — et de mauvais^ humeur; si vous sauriez, tout est perdu.

^^ Vous avez eu raison, — • monsieur, — et vojus avez eu rimprudeq,çe d*ayoir raison avec esprit, — et d'employer l'ironie

— contre une chose plus ridicule qu'aucune c^ui ait jamais succjo;n^.é. soi^ç les coups du bon sens. Quelle est donc, eh effet, ^,^^ l^ngpe, ce latin, — qui jouit de tant de privilèges? — il X)'est j^.as de sottises et de saletés qui ne soient admises, relî* gieu?emei;f,t apprises et admirées, *- si elles sont écrites en latin : — en latin on livre aux jeunes gens la fameuse églogue de Virgile : — Formosum p%stor Corydon.

^1^ En latin, — on apprend que les abeilles naissent de la corruption d*un animal mort.

^^ En Jatin, -^ on apprend par cœur toutes les faussetés ^ur la physique, sur la chimie.

L'églogue Formosum est une chose infâme, — ainsi que cellel du he^ Yolas; l,e livre A'Arislée et des abeilles •— est une sottisel

wmr

Mais c'est écrit en latin, — c'est écrit en beaux vers! Élonnez-vous donc ensuite si vous tdites une liaiion % ba-

U. M Jt

"vards et d'avocats ; — plus tard — on apprend si on peut, 7et combien en ont le temps — puisque le latin prend toute la première jeunesse — et vous conduit aux portés de la vie civile et sérieuse? — on apprend — quelques-uns, du mcliHs, ^ifn sur trois cents,— que les abeilles ne viennent pas de boeuf pourri.

Absolument comme les gens qui font apprendre deux langues aux entants : — Tune, composée de mots ainsi faits ; Maman/ — nanan, — dada, — papa, -j— dodo, — lolo, etc. ; —- l'autre, qui dit les mots : Mère, — friandise, — cheval, — père, — lit, •— lait, etc.

Certes, — et je puis parler ici sans qu*on m*accuse de resjsembler au renard qui avait perdu sa queue dans un pîége, — j^âi été ce qu'on appelle un élève distingué dans 1 Université, — j*ai ensuite protessé le latm et le grec, — j ai rendu, sous ce prétexte, — à de pauvres enfants que je retrouve hommesaujoùrd*hui éparpillés dans ïès diverses éondilions de la vie, — je leur ai rendu une partie de l'ennui que m'avaient donné rnes professeurs; — je serais tâché de ne pias savoir Ces langues, — qui, de temps en temps, me perniettent àe ïire de belles pensées écrites en beau style.

Mais si c'est une des choses les plus agréables qu*on puisse savoir, — c'est une des moins utiles — dans les besoins et lès nécessités de la vie.

Sur soixante élèves qui composent d'ordinaire une classe de collège, c'est un 'grand malheur s'il doit y avoir un poète. — Eh bien! toute Téducation pendant dix ans n'est faite que pour ce poète.

Les autres — qui seront — notaires, — ou ferblantiers, — médecins — ou droguistes, — suivent les mêmips cours, — et passent, entre autres choises, trois ans à apprendre à faire des vers latins, et qUels vers, bon Dieu !

J*aimerai8 autant les voir jouer à la balle pendant dix ans, "au moins cela ne leur donnerait pas d'idées fausses — et serait tout aussi utile aux diverses professions qu'ils doivent embrasser.

Quoi! — on passe dix ans à apprendre, — que dis-je? à ne 'pas apprendre le latin.

En effet, — demandez à vous-même, demandez à ceux que Irons connaissez : • Êtes-^ous capable de lire Martial en latin? ^ êtes- vous capable d'écrire une lettre en latin? » Trouvez-moi dix hommes de quarante ans — qui fassent sans faute un thème

— qu'on donnerait à des élèves de cinquième, — et qui obtiendraient la première place dans une composition avec des enfants de dix à douze ans I

Un passe dix ans — à ne pas apprendre le latin.

Et on ne connaît pas — les lois de son pays; — on entre dans la vie sans savoir ni ses droits, ni ses devoirs en rien.

Mais on sait, — non, je veux dire, on a appris le latin.

Et c'est avec ce bagage — qu'on vous lâche les jeunes gens à même la vie.

Ne perdez pas courage, — monsieur, — ceci est plus grand que de renverser un ministre ; — ceci doit renverser une sottise funeste.

Pour moi, — monsieur, — je ne vous dirai rien de la fameuse comète, — vous ne l'avez pas vue, — mais vous avez découvert une grosse bêtise sur la terre.

La comète continue sa route absolument comme si vous Taviez vue. — J'ai peur que la grosse bêtise ne poursuive la sienne absolument comme si vous ne l'aviez pas vue.

Néanmoins, monsieur, vos paroles ne seront pas perdues,

— de même que je n'ai pas regretté celles que j'ai laissé échap* per sur ce sujet — depuis quelques années.

Il est bon de dire de temps en temps aux pédants qu'ils sont des pédants, — aux sots qu'ils sont des sots, quand ce ne serait

AVRIL 1843. â53

que ponr que la sottise nlnvoque pas un jour le bénéfice de la prescription contre la logique et le bon sens.

éjf^ a Monsieur Âlphonce Karr, je me vois forcé de faire ressortir la différance de vos habitudes. Je remarque à Tinslant que votre critique de jenvier dernier contre moi dégénère en compliments, je vous avoue que j*attache peu de prix aux éloges que vous faites de mes boutons ; j'aime mieux votre critique : jusqu'à ce que vous fassiez lYsage de votre conception (1) !

» Puis-ie être estimé des écrivains de notre époque? moi je ne les flattes pas : mais je leur di^ de cruelles vérités ! je ne leur ressemble ni en style (i) ni en principe ; ils «arrêtent à la forme, et moi au fond (3). Je n'écrit pas pour flatter, pour plaire, ni pour faire un trafic (4) : ma plume ne s'exerce pas à tracés (5) des choses légères ou futiles : excepté quand je m'y trouve forcé, par exemple, pour me faire comprendre des Guêpes^ je ne pni (6) m'en dispenser.

» Monsieur Alphonce Karr, vous êtes venu chez moi, vous m'avez parlé sans vous faire connaître : rougissez-vous de prononcer votre nom? Pourquoi gardez- vous l'incognito? C'est s'introduire dans les maisons comme le font les Guêpes, etc. Quel mérite, monsieur A. Karr, vous êtes-vous reconnus en avouant vos démarches honteuses (7)?

» Vos émules je le sai ne se promènent pas toujour couvertes de chapeaux à trois cornes (8) ; d'après vous, si le dieii Clteneau Ott Chaînon avait des cheveux^ il serait blond (9).

» Les Guêpes avaient sans doute formé le projet, de me saisir ou de matlaquer par ma partie supérieur, car vous annoncez monsieur A. Karr que je nai pas de cheveux. C'est encore une nouvelle mé/ode pour adesser des compliments. On voit par les paroles ci-dessus que M. A. Karr se résigne à son sort, et son introduction incognito chez moi /a conduit à prévoir et à déclarer qu'il n'avait pas prise sur ma partie supérieur, en disant qi^ je n'ai pas de cheveai»

îv. 15

!SS4 LES GUÊPEà.

i Je fie désé^pët^é pàë de todà iûbhSiédi^ tàr âàûi c'étlè pensée il y a du sel.

» Mais puisque Voti^ vôûs Ufhimi^ secret» fé suià i&mé qùé vous «ayez {ias paHô àà {iublîc (10) de...

» Si je parlé din^i c'est ^tlë jé croie ùiilë d^ ï&é méliré à 1^ porte' des Guêpes,

h Au rôVIilr rïidrisîéui* Àt|)iiohsé kâifir.

» Cheneau, 15, r«fe^Cr(iw^-dfô-Peito»Cfta«gîfi »

A mars 1863.

(1) Vous ôVèî tort, die\i Èhéa^âû; — vous n*avez fait, que je èâcfiè, ni lé sblëil, rii l'a luné, -^ ni le ciel, ni la terré :

— véus faites des Boiltdns, jé nef puis parler que dé vos boutons, ^01^ (!â) Eh efîêt, dieu Cheneaù, j'avais remarqué déjà qua

ibus n'écriviez ni cdmine Hugo, ni coinme Lamartine. — Huga ne niet pas d*s à je flatte, et Lamartine ne met paè de i à je dis,

^^ (3) Que né vous arrétez-^vous à votre fonds de boatoniiier^

1^^ (4) Il est virai qiif tfflrii jjjiju'r M *** met vos livres dans un grenier, — et a répondu à quelqulîn, quflîSl^é le» demander de ma part, — qii'il n'avait pas lé temps de moOyjftr là-haut et de chercher ça. — En éfei, ça n'a pas trop f air d'un trafic ; — pour le second point, — vos livrés plaisent plus am kctéurs dés Guêpes qiie vous ne Tiriiàgiriez.

«^ (5) Mad'arAê de Girardin édnlrihfi'nitjf tracer avec m r.

^^ (6) tTài ici dirle lettre dé M. Èugeiie Ô'ue, un autije écrivain de notre épôqii'e ; — il écrit : — je nfe ^peiix. — t)écidéniént voiis avez riaisôri, vous n'écrivez pa^ comme eux.

J^e^ (1) Démàrcie Honteuse ï J'allais acheter des boutow

— et un peu dans àon temple adorer l'Éternel, — mais acces- 'soiremenl, elpbuvais-je croire vbtire puissance aussi bornée, diev Ébedeaii, qile de siip|osér que j'avais bdsoiri de vous dire mojt nom? D'ailleurs — je venais d'être fbudrojiS iJar là poste — et

je n'étais pas trop rassuré eo votre présence; Je vous ai parlé, «» mais pour vous dire timiderDent : « Deux douzaines de boutons, combien? • Et, dieu Cheueau,— à Texemple des rois raageis, — je vous ai offert lor; — pardonnez-moi de n'avoir p^ joint l'encens et la myrrhe. -^ Vous m*avez rendu ma monnaioi, — * tout est dans Tordre. Je ne me suis reconnu là aucun méritQ): "^ seulement quelques personnes me paraissent avoir la bonléij de m'en reconnaître un peu plus depuis que j'ai remplacé le$( vieux boutons de mon paletot par les deux douzaines que j*ai achetées chez vous.

^H^ (8) Je crois, Dieu me pardonne (pas le diieû Cbeneau, •— l'autre), je crois que le dieu Cheneau m'appelle moucharda .

^^ (9) Ail ! voilà où le dieu est blessé. — Achille éthit isvulnérabte partout^ excepté au talon. -— Mdis il avait uâ tabn ! -— le dieu Cheneau e^ vulnérable aux cheveux qu'il n'a |ià8«

Sam^on avait sa. force dans ses cheveux ; *-^ c'est au contraire' dalfi« les cheveux — qu'il n'a pas -^ qijke le dieu Chejofeaa a toute, sa faibHfô&e^

0h^ (iO) Ici je suis obligé d'effacer deux lignes pleines dé gros mots; — le dieu se laisse aller à une colère d'un genre tout particulier, et dont je ne trouve d'ahalogie dans aueûhs souvenirs.

Prométhée fut attaché à on rocher, et condamné à éhnef le aoiqper immortel d'un vautour. — Les paysans qui se moqué^ vent de Latone furent changés en grenouilles. -^ Apollim écwft. cha Marsyas. «— Jupiter se servait de la foudre, Hercule d'une teisVue, Diane dé ses ffechès; Satùrhe âvaîl tfnlè fàtà, Neptune ûrfïrideht.

a foudre, l'arme vengeresse du dieu Cheneau, — * n'a aucita rappoit avec toutes oeileS'^fQ. Je suis pins qu'embarrassé pour ià désigner, -^ dé niéttïé qiié M vengeance qu'il tire dé môï. Je Wè pis voùè le dire, et il fibt ^biirtant que je vous le fasse coin* prendre. Je voudrais trouver qiielqiie analogie.

Phaêton fut précipité dans le Pô.

La vengeance rêvée par le diea Cheneaa contre moi est toute contraire : sa foudre est de celles qu'on est exposé â recevoir sur la tête le soir quand on rentre tard et qu*on passe trop prés des maisons; — mais comme le dieu Cheneau fait de temps en temps imprimer en brochures les lettres qu'il m'écrit, — on pourra voir quelque jour — ce qu'il m'est impossible d'écrire et de faire imprimer, — à savoir les menaces du dieu :

Tantœne animis cœlestibus irœ 7

AVRIL 1843. — * Il faut que je fasse amende honorable à M. de Balzac ^

J'avais fait prier Janin de m'envoyer — un écrit récent de H. de Balzac. — Janin, — • par oubli — ou pour ménager ma sensibilité, — m'avait envoyé la chose moins quatre feuillets: — ces quatre feuillets qu'on m'envoie parlent de moi; — les pa* ragraphes y sont séparés par huit portraits, — c'est-à-dire quelque chose comme ma tête avec un corps de guêpe. — Cette plaisanterie a été imaginée il y a un an par un dessinateur appelé M. Benjamin.

Ce qui est entre les portraits est copié sur une plaisanterie faite sur les Guêpes par le Charivari, il y a deux ans. , Décidément, — mon pauvre monsieur de Balzac, votre muse Ot réellement Glle de mémoire» — - vous n'inventez que ce que Ous vous rappelez.

' En relisant les Guêpes pour cette nouvelle édition,^]'avais effacé (Xi chapitre, qui n'est qu'une réponse à une attaque faite un peu légè* Oonent en ce temps-là contre moi dans un journal. Les lecteurs des Cuipes savent mon admiration pour Balzac. — Le journal n'existait plus ; il ne m'était resté aucune aigreur contre le grand écrivain. -* BAais un hasard m'apprend que l'article du journal auquel je réponds ici a été recueilli et figurera dans les œuvres complètes de Balxac -« Je dois donc, à mon grand regret « conserver la répanse comms on conserve l'attaque. à» K*

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La plaisanterie du Charivari était bonne; j*avais raconté un voyage bien innocent que j*avais fait avec Gatayes, et où il n'était question que de la mer, — de Therbe, — du soleil, — et des premières fleurs des cerisiers. — La parodie de ce voyage \h[ rapprochée de mon épigraphe, — que je crois avoir plus d'une fois justifiée depuis quatre ans.

« Ces petits livres contiendront l'expression franche et inexorable de ma pensée sur les hommes et sur les choses, en dehors de toute idée d*ambition, de toute influence de parti.

> Il n*y a pas un seul journal qui oserait faire imprimer mes petits livres. »

La plaisanterie, — dis-je, — était bonne comme plaisanterie,

— et j*en ai ri en son temps.

Hais, répétée par M. de Balzac, et répétée sérieusement, elle exige une réponse.

Voici ce que dit M. de Balzac :

f Aussitôt dix ou dou2e soldats onUevé la bannière de rin-32, en imitant Tinventeur, — dont Tiuvention consistait à tâcher d*avoir de Tesprit tous les mois. — Ce fut une épidémie, » etc.

Voilà ce que dit M. de Balzac.

j^ Or, ce n*est pas douze, mais vingt-huit în-32 qui ont surgi après les Guêpes. — Le second était fait par M. de Balzac,

— lequel n'a pu en faire que trois.

Il manquait à M. de Balzac plusieurs choses pour réussir.

^^ Les Guêpes ont été une publication honorable ; — elles n^ont jamais rien attaqué ^ ni rien loué pour aucun intérêt.

Elles ont dit à tous ce qu elles ont cru la vérité sur tout et sur tous.

Rien ne les a fait reculer quand elles ont cru soutenir ce qui était juste et vrai.

Elles n*ont jamais hésité à rectifier les quelques erreurs dans lesquelles elles sont tombées.

Le National et le Journal du Peuple, journaux démocratiques.

-* ont avoné qu'elles 9¥aieal éfé |^lu$ Icjn qu'uni dans Vapyré- Ifi^tion sévère de certains faits politiques.

Tons les partis les ont citées ou attaquées tour i tour, — > parce qu'elles n'appartenaient qu'à uq seul parti, — à celui di jprand, du juste et du ^rai, — et qu'elles rendaient justice i tout le monde.

4^ Elles n'ont i se reprocher que d'avoir été un peu trop Indulgentes pour certaines extravagances de M. de Balzae, -*-r dont elles aiment le talent; ce qui fut cause qu à une époque oi le directeur de la Revue de Paris plaidant contre M. de Balzac

— pour un prétendu abus que celui-ci faisait d'un auvrage veod| i la Revue, — pria la plupart des écrivains contemporains de signer un blâme formel contre M. de Balzac» -*- l'auteur des Cuépes fut, je crois, le seul qui refusa sa signature.

Or, — quand M. de Balzac fit sous le nom de PetiieRm» parisienne — une imitation des Guêpes, — c'était tout simplement, comme il ne s'en cachait pas, dans l'inteation liànîgne ^'écraser ma publication sous la sienne.

Mais, comme je l'ai dit, — il manquait à M. 4e Baban plusieurs choses pour réussir. La fin prématurée de la Pelite Revue pari^enm — peut en faire soupçonner quelques-unes. Voici

giielle fut cette .fin.

M. Roger de Beauvoir, attaqué gratuitement et vialepomenl danç le deuxième numéro de la Petite Revue, eayoya deux amis à 1^. de Balzac. Deux amis de H. de l^alzae convinrent avec ceux de M. de Beauvoir — que M. dte Balzac mettrait uôe rectification dans son prochain numéro, qui était le troisième.

— Ce numéro pirul sans la rectification imposée et promise.-* JLies amis de M. de Beauvoir revinrent à la charge ; — ^ ceux de M. de Balzac refusèrent de l'assister après son manque de parole.

Beux autnes témoins s'engagèrent à une nouvelle rectification : h Petite Revue cessa de paraître.

^^ M. de Balzac a donc tort de parler avec tant de dé-

d'imiter.

ijfffgi 1^2ilgr|5 Içj? ç3gp§ îjy^r|is5§rp§nt5 qije les (?wepcs avaient ^qnnés i Ici rein^ PTOftré, -rr e^ lui décrivaïijt exactement Iç,^ ^ign/ai^ 4? gouy^ROTfipt ftQD^iit.ytionneU -r. cette souveçr: tain^ ^Wy?ge — 9^ déçi^ppeni dpflpé elle pt ç^n royaume à Ifi Çf^nce ; TT- le? grqqds JQ^rfl?m? VarinoAcent u^ an apr.è^ |e§

^^ Çî(innîf^ iUj F€% ov.t of ^m. — 0/" Hercule. Cç doi^ ôtf^ un cbçivî}!, u^î^is je fle suis pa3 5portn[|^. Eh bien ! Quirims^ est un phpv^l rt'qs^^j flç^lç opSiaÇii o^ais. ï^al élevé, c'est-à-dirf(

fg'il es( acrivé a cji(Ht ^P^ ^'in^ ^^^^H* ^^^< ^^^^^^ çKercé, ni ^pfQDV^, et de p|^^ flft il a ^t^ S;Pjui»i§ jtoiijtç §^ vi^ à up .sy§tèn^ ps^i débilitant qu*éçQnqi;ni£tue ; fçiiq, ii^ {^eiq ; çi^u et air, à di$- (^éûow; s^^jne, il si f^ ^n fipteii^dre pa^to. Cet animaU 4ft f^riKies fan^astiqi^^ai, d' vin caractère atrcu^g (]§ sauvagerie, çn im iK^^t de Textériçur le pliJiS r^ipaiJLiç^açit, fat fiçfeUié il y ^ qv^lqqg^ ifum i WÇ ventç piul^lique,, ^m la filM^ gRPiie délectation ^^ 1^ g^n.t maquigonne ef, 4ç 1^ jenn^§se diOJté^. Vp jeune étr^g^ç faillit $tr^ çixpulsé ^M Jockey.- Clulpi» pqqr ep ^voir vppIm 4!Qnft^r inilJe frauçs. Hei^re^uj^ d*QP lêtç^ qpiMs ppur mille hr^^rdk. j^ Et^ bim l «A C^i^^^^, quÂ, malgré tout cela* e^t dd

ip^ sang, vient d'éipa î»c|p^té çsmme étaJion p^ç radrainistratiop 4f^ haras. Gambie»? — Naus rignorons. -7 S o'^st plus de IPHIq fraAC^, pç^ucqu^QJi «q pA9 Vai^oir poussé à la vente omtoi» juyji^ .^. Si motins, doit-00 donner aux ^veur$ de parcdls étet^i. el ncitQz q^'^n tcés-beau et tr^^rbi)/) ^hm9\^ mieux t^ «( mieux éb^é, f^tmceaugnac, a été rar^:^^ en vertu d'pn rét* glement qui ordonne que tout cheval de fuc SAQg doit, avant d* sa <«4)rQduiF0., faip» ses pxQuviQs pavcfi qi^e nohle&se ^ibl^e. Poui7()Uftf 4^Vc 9f^$«r« Rour^au^POQ, boa en af^p^ea^ 41 V^ifif.Qmm%,wmm^ïï ^piuir^^ao^; t«us dwi-sans pircain les.! Ati)l9)yAi»

Qidrinus sort da haras de Viroflay, acquisition récente de M. Talabot, gendre du ministre du commerce.

1^^ On se rappelle quelle indignation on excita, dans le temps, contre la malheureuse reine Marie-Anioinelte — en faisant courir le bruit — que, entendant dire que le peuple était malheureux et qu'il n*avait pas de pain, — elle avait répondu : « Eh bien ! qu'il mange de la brioche. > Le hasard m'a fait un de ces jours derniers rencontrer un livre daté de 1760 — où on raconte le même mot d'une duchesse de Toscane, — ce qui me paraît prouver à peu prés que le mot n'a pas été dit par Marie- Antoinette, mais retrouvé et mis en circulation contre elle.

1^^ Il est impossible d'avoir une idée plus malheureuse et plus inopportune que celle qu'a eue récemment le maréchal Soult en faisant couper les moustaches de l'armée, — on sait la peine qu'eut Napoléon, — qui était Napoléon, — à faire couper les tresses de ses soldats : — la moustache est une coquetterie qui sied bien au soldat. — Je suis fort partisan d'une discipline sévère, mais je trouve ridicule et odieux de faire aussi inutilement sentir le joug aux militaires par des ennuis et des tracasseries qui n'ont aucun but utile, même en apparence. Quelques personnes croient que M. Soult a été poussé à cette exécution par une raison, et cette raison la voici : on avait remarqué souvent que chaque ministère de M. Soult était signalé par des révolutions dans les armes et dans les costumes de l'armée.— Chaque jchangement donne lieu à des fournitures, chaque fourniture à des marchés,— chaque marché à des tripot<iges ; on en médisait. — M. le maréchal aura voulu faire passer quelque changement de ce genre à la faveur d'un changement sur lequel il n'y a rieo à gagner pour personne.

^k(C Une lettre signée : un membre du clergé de Saint- Denis-du-Saint-Sacrement — • a été accueillie par plusieurs journaux. Cette lettre, qui a la prétention d'être une réponse à celle que j'ai adressée dans te dernier numéro des Guépei — à

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