LA CRISE MINISTÉRIELLE
En sortant delà chambr&desdéputéSy après le rejet de la dotation, plusieurs des ministres, étourdis du coup, ont oublié leurs voitures, et sont allés à pieds chez le roi, oà ils se sont tous réunis pour offrir leur démission , que le roi a acceptée après quarantehuit heures de réflexion, qu'il a demandées moins par hésitation que par politesse.
Les ministères se suivent et se ressemblent; ou plutôt les ministères se suivent et sont tocgoars les mêmes.
Je Tai déjà dit^— tous les hommes possibles, du moins sous le règne du roi Louis<-Philippe, ont paru aux affaires; — il est Impossible d'en faire arriver un seul aujourd'hui qui n'ait déjà été éprouvé et rejeté. C'est un perpétuel jeu des quatre coins.
Il n'y aurait de grand et de possible, selon bien des gens, qu'un ministère Mole, Thiexs et Guizot ; mais à cela il n'y a qu'un inconvénienty c'est que ces trois nuances sont incompatibles et ces trois hommes inconciliables. M. Mole ne pourrait pas ne pas être président du conseil et ministre des affaires étrangères, et c'est précisément le seul lot que veuille M. Thiers et le quaterne que nourrit madame Dosne dans le gouvernement non salique de la place Saint-Georges; — et M. Guizot n'admet.trait dai^ un cabinet dont il ferait partie, ni la supréçiatie de M. Thiers ni celle de M. Mole. — D'ailleurs il est parti pour son ambassade.