RÉPONSES
J*aurais depuis cinquante ans Tavantage d'étré dans le monde — avantage que je partagerais avec un assez grand nombre d*imbéciles de votre connaissance. Madame^ que je ne me soumettrais à rien de ce qui ft*arriverait douloureusement au cœur — et je vous avoue qu'il me serait entièrement impossible d*être amoureux à ces conditions.
Je ne vais pas non plus chez les antropophages — et cependant je crois avoir le droit de blâmer leur habitude de manger les voyageurs.
Permettiez-moi de vous citer quelques vers d*un poète dontje partage les idées.
J'aurais été jaloux dans mes sombres délires De la fleur que tu sens, de l'air que tu respires
Qui s'embaume dans tes chereux ; Du bel azur du ciel que contemplent les yeux.
J*aara:s été jaloax de Vaabe maUnal^ De son prem-er rayon, Tenant teindre d'opale Tes rideaux transparent.
J'aurais élé jaloui de cet oiseau qui chante. Que Jpn œil cherche en vain toutb'ot li sous sa tente D*épiae aux rameaux blancf.
j'aurais été jaloux de cette mousse Terte Dans un coin reculé de Ifi forêt déserte, Gardant, sur son Tclours, l'empreinte de tes pieds
J'aurai9 été jeloux du fruit que mord ta bouche, J'aurais été jaloux du tissu qui te touche Qui te touche et (o cache — 6 trésors enviés !
J'aurais été jaloux du baiser que ton père
Sur ton firent eût osé poser Et de l'eau de ton bnin l'embrassant tout entière
Tout entière d'un seul baiser.
Il va sans dire que je D*aurai9 pas aimé voir jouer la comédie sar le théâtre de la Renaissance à celle à qui ces vers sont adressés.
Quelques personnes m'écrivent des injures vagues sans signature ; — on en a allumé mon feu tout cet hiver ; -^ une lettre de ce genre était signée, — Tadresse était jointe à la signature : — M. Ducros —rue de Louvois, 2. — ' Je crus devoir une visite à l'auteur. — M. Ducros me dit n'être pas l'auteur de la lettre. — Beaucoup me félicitentet me témoi* gnent une sympathie dont je suis fort reconnaissant et fort encouragé. — Quelqnes-uns, au nom de la liberté^ me défendent de plaisanter sur certains sujets; — ceux-là voudront bien avoir pour moi l'indulgence que j'ai pour eux et me permettre d'être amusant comme je leur permets de ne l'être pas. — C'est du reste avouer peu adroitement selon moi que la guerre qu'ils font contre le despotisme a moins pour but de le renverser quo de le conquérir. — Un autre m'a [écrit quo j'étais vendu à l'or du château. — Obi oh!—
cela vient de ce que je parle ea termes polis
du Roi, le seuJ homine de France qui ne puisse
pas demander raison d*une insulte , et de .la
Beine qui est une femme absolument comme
s'ils étaient dcskuples particuliers. — Hélas!
mon bon Monsieur , je ne serai, pour vous
être agréable, ni manant, ni gi:ossier, ni
mal élevé. — L*or que je reçois du château
se résume en ceci : — Le Roi a pris aux
Guêpes uu abonnement d*un an^ — comme
vous, mon bon Monsieur; — c'est douze francs,
sur lesquels, après que j'ai payé le marchand
de papier — l'imprimeur — le clicheur —
le brocheur — les commis , etc. , — et
après que j'ai donné à mon éditeur la part
qui lui revient — il me reste précisément
trois francs pour me corrompre pendant un
an. —
Adieu, Messieurs. —
Alphonse EARR.
i^FH0nS]3 lOJ^IS.
LES
Avril.
PARIS
SE VEi\D AU BUREAU DU FIGARO,
16, rue du Croissant^ 1 ft40.
OIPlIlliVltim^K CÉSAR UkiVi,
asGV'iiPs,
iOWAIlE.
Aféiiemtnt des Iimboim Tertaeut ta powoir.->L« ni. — ■• T1ii«rt.— -L« Journal éêê IMèoM.— Le grand Momlmr et le petit JrMillewr.— Le Cent- (jUmU^mnêi.'^-^ ifgnfcgfr.*— Le CmMrriêr frmmtêiê, — «Soiiaei eere et iBUietiet.«-Lefl moiilofu rofet. ^— La Franee trep heurettse.— Adreete def je«f- MttS.— Lettre du maréchal Yallée. — M.Cvbièrèa. ^H. laebért.— M. Peictde laLoiéfe.— M. René* fin.— M. de RéniaMt.-^ll. ▼itien.-'ll. Cbtttin.-* M. tionin -^M. Mole.— M. loult —Remarquable inTention de M. Valentio de la Pelouie. — M. Lbernûnîer.^La Mevuê de Pnrif .— La Aeene ém AMff-jroMltf.— M. Buloi.— «. Reaat.— M. TtU lemain — Lei Bertrand. — ^Le quart-d'hevre de Ra^ lêlaîi.— La carée.— Bipédient isvafitn^i par la teritt.— M. de Baliae.— Ilanirtn. — II. J. Janin. r-M. BtfiL«i— M. Victor Hugo.«-«64 -coatvUivri -«
~ M. DelesserU— Le ministère el le fromage d'Italie.
—M. G«Té.— Mme de Girardio. — La Xaearilla. —
M. Duponchel. — ^M. Laurent, portier et direccear
daThéAtre-Français. — ^Deui cordons A son arc. —
M. de Noailles. — ^M. Berryer. — ^M. Barrpt. — ^M.
Bugeaud. — M. Boissy-d'Anitlas. — M. Lebœuf et
Mme Lebœur. — ^M. F. Girod de l'Ain. — M. Mî-
maut.— M" DapÎD. — M. Demeufvc. — M. Estaace-
lin.»-M. . Ghasseloop. M. Bresson. — ^M. Armand.
— W. Liadiéres. — yL. Bes<iidres.-^M. Dagaenet. —
M. Dessermont. — ^M. Fould. — M. Garraube. —
M. Lapressange. — M. Pédr<?-Lacaze. — M. Poulie.
— M. Lacoste. — ^M. F. Real. — M. Bannemaio. —
Les sténographes affamés.— M. Desmousseaux de
Gif ré. — M. de Lamartine. — M. Etienne. — M.Vé-
ron.— Croisade contre les Français. — ^Noms des
croisés.— M. Tbiers, roi de France.— Abdication
de S. M. LoGis-PhiUB{ke.T-T|i^,-,Çarnier-Pagé8. —
—Les Français sont accidémeniirop malins. — ^Un
apologae. — Affaire de Mazagran. — M. GhapuTS-
llMitfavill» f»ioi^ieJrt^éi|iié* les 'dallés; ^^MHàs' '
l^ts d*k^<»hai. «i^ ]tii»é« du LotiTrè:-i€e ^ue ré-
pi^tiileitt le» {Nfmalt^.— QÂ'eér-éë tfueta M-r
Utfrt^M. Bélhtroit.^PéHftfh d^mr chéfaT-^lM*.
tr)ifld-tiii négre.^La ^ardë uattohiflè:— V..;yjle-
tfOes Lèfebvte.-^Laferttifie à barfte^^^-Sbùsbriptton
Booria médiiillé^ de M.'dè''Gormëtiiè:^t;e s^rtri-
Bef d*AlJraham.:-^è |njfp»rcë fc lajn^îi;— EéJ
fvétree.-^Elîse, SbpXxje et Félitîé.-^^rofesS^ôo'dd
fe:.— Rèf^oitè des ' <R1e)(âtif r, -^.^^ofllé.— M/
Frédério Sboliê.^A. pumas:— Mme DodeVant.-^
V; Otfmni.'— M.^ Hëiiiri ilToiinfer.— Abus' ç^ai fait
le librttlre Clirmct'de dlicïqucs* éeriValps.— ft-i-
tMCafièif.^Les iftfêÉres t)iênra^anfcs.'*^Le'pHir'
temps du-S! mitVs. "
AVÉNEHEKT DES BOMHES TEBTVEint AU PODVOIB.
Uliiina Cumoi Teail jàn carminis œtas . . « Ac tolo sarget geos aurea mundo.
Pardon si je parle laiin— mais ravénemcnt de tous ces hommes vertueux— me reporte ma1|fré moi à ceux que j*ai admit es eu
thème,— et d^ailieurs ç*est surtout en fait de louaoges qœ
Le laiin dans les mots brave l'honnétetc'; Mais le tecteat français veut être respecté.
Et je n*oscrais dire en français : Tcnthousiasiâe et4e8 transports frénétiques ci presque erotiques des plus vieux et des plus indépeodaos carrés de papier— qui s*intitulent eux-mémeSf aiftsi que je l'ai déjà sigoaté, oi|;anes de Jopinion publique.
Mais , procédons par ordre dans le récit épique que nous avons à faire.
Nous avons raconté avec quelle naïveté le ministère Souît-Duchàte1,ctc.,dtt du 15 mal; 8*ëtait laissé renverser.
Tout le tems qu*il avait duré^ les journaux»
amts, alliés, associés el oompèresde M. Thlers^ s'étaient fort attendris sur la misère du peu^ pie, — ^sur notre humiliation à V étranger ^ — sur la cherté du |Milii,--sur la/i/ifi^y— sur la Sf^^lee,—- sur tOMt.
Tout allait qial;— i( fallait tout changer :— administration à rinténeur,— politique àPex* térieur; -c'était Traiment un gouvernetoent et un pays & -refaire. On traitait le Roi luimême fort lestement; — c'est un courage peu. dangereux dont les journaux aiment à faire parade y et qui leur donne , vis-à-vis d'une partie de leurs abonnés , un certain air matamore et sacripant qui leur sied à ravir.
Le Roi, Louis-Philippe, était appelé ironie quemcnt— j^otcrem^inen/ personnels-pensée immuable — couronne — tr&ne — haute <«fluence — quelqu^un — haut personnage.'^ H. Thiers , de son côté, était un gaillard qui avait dit au Roi son fait en plus d*une circonstance, et qui ne rampait pas avec les cour" (isans.
niHériili., les fl<ô<t/»>-4o iraaë ei tep^tt
AiBUiMur, ci(c.,U>ut«tt»HlofniettSdainMd0r — ^!« pluie d la géléo oiriTaicst & propos ;— ceux qui voulaient renverser lo «Hnistèrc étaient des brouillons c\ de^ agi tueurs eunemis (fù pays.
ICbU, le ministère Soult renversé, lorsque le Roi manda M. Thicrs,-- dès le lenJcinain les journaux avaient changé de langage,— les iraprimeursavalent retrouvé d:\ns leurs casses les deux lettres proserhestS:'!!. -M. Thfèrs mandé par le ROI,— s'était rendu AUX OR- DRES deS. M.
Et enfin , le l«r mars 1810, — âne ordannaoce du Roi^—lnsérée au Moniteur^ apprit à la France qu'elle était gouvernée par un noii •
Présidence du conseil et liimisXèro des affaires élrangèfcs,
M. THIEB8.
Ministère de la ffi^^ M. Thiebs, soâ^ le nom de M. de Gu-
BIÈaES.
Ministère des travaux publics, lï.irHiÊRS, sous le nom de M. Jaubert.
|iiAiftlèr|B)defi finanaes»
: If, 'EousHS^sotts IciiomdeH. Pelet de
Ministère de la marine, M.'ÏHiERSjSouslcnomdeM. Roussm,
Mhiktèi^e de rnUèriettr, M.Thiers, sous le nom de M. pb*é-
MUSAT.
|Iiois0r(^ dos cultes eide la justice.
M. J»iERS, sous lenom de M. Vivien.
Ministère du commerce.
[. Thibbs, 80UI le pseudonyme ridicale de H. GouiN.
lAConsUluUonnelt — le Vourrler français, — le Message^ f— le Siècle, — cutonnèreDl la trompcUor-et dirent en faveur du nouveau ministère —prcciscitient c«^ qiié !e^ journaux amis du 12 mai disaient en <:a faveur.— Ceuxci mirent^ en avant , confre le 4ninistère >Thicrs, juste cc^que les Amis île ce ministère avaient dit contre le ministère Soulty-^absolument dans les m^mes termes— ef sans y changer une virgule.
Les trompettes chantèrent alors — comme je le faisais au ciri«mcncement du présent chapitre--fa fameuse éclogue de Virgile à Pellion : --les hommes vertueux arrivent aux
affaires — le vertueui fisrrot et sa vertueuse pbalaoge donnent leur appui au vertueuT Thiers.
a PoUiont c^esl sous ton oonsulaf, que to«it ce bonbeur nous sera (ionnô ; - la terre prodiguera les fruits sans culture ;— 41 n'y aura {dus besoin de teindre la laine— it«c rartos ^JUsQ§/t mentirl tanacolores^—h b<^liersefera un yéritablc plaisir d*éure naturclleinent ?étu d'une toison jaune ou rouge^ au gré des personnes,—les agneaux se promènerontdans les prairies tout accommodés aux petits ognons, •«—et on pourra prendre, sur les moutonsi des côtelettes immortelles et cuites h point , qui se renouvelleront .sans cesse comme le foie de Prométhée sous le bec recourbé du rautour. »
Je ne tous cacherai pas que d'abord je pris au pied de la lettrç toutes ces belles choses— et que je nie dia : —ma foi c'est fort à propos qu'il en soit aiasti— car, réeUemem, les essais du gouyemeipenl jDonstilutionoelX^i^^ P*i*
été hearem; JMM|t»Hct;«^ e«t fempt^qôi^la jDatioft se repose é^ ltfaîlleiiieiis%u»q«Bte eMe est en proie depuis tant d'années— efrsœqne ces messieurs lui annoncent do bonheur et de félicité -^ellje ne Taurapas yolé. ., . ^
Ce qiû surtout causait fl^a confiance ,— c*était , je raToucTpai , H\i tout-l-feit bbia- Ikomuic et patriarcal de ces m'cssicurs (fos loomaux;— ils étaient si sévères pour lël fiiiliistères précédons , ils avaient fait tant dé si longs artides sur les malheurs du pays ;— ils étalent éux-irïêmes si désintéressés , si vertaeux î
Il est vrai q^*ï\$ D*avaiei»t |ias M^flers parlé aussi fav^rabienniat é» M. TlBiaffs.--A jiscbereher dans leurs eolennes no peu antérieures,—on trouverait^ accu midéet contre lui-même^ toutes les injures adressées depuis et ataot Ini aux attiras aitflilid^a'f'-'^ee qo! parfois me ferait croi»— que les iàjures etks maiédietiofis s'adressait loot simplemest anx détenteurs d« pbo voir, des piaees et de l'iir- ^ent^ qinefs qa'tls soient
A ce sujet— je remarque qae les journaux ont tait une chose sage et savante d'agrandir kur'forihàt~-de se faire imprimer le plus mal possible avec des tôles de clous sur du papier b9l\q, mou, facile à déchirer et un peu Infect, —de telle sorte qu*on ne les prde jamais car, ces feuilles de papier, arrivant incessamment et invinciblement tous les matins , ont bien vite encombré les cartons —débordent et vous cbasseraient de la maison envahie par coxen moins d*un an , si on n*arait soin dd les consacrer à toutes sortes d*«sagc9 do* mestiqùes.
D*aiHeurs , lés conservàt-oo, qui aurait la
^inree , te Hmps > la patience et le courage de
feuilleter et de chercher parmi toutes les chose» în^igniQantes dont ils se remplissent arec une perfide adresse :— la phrase o|i le fait dont on a besoin.— L*odeur da papier serré» encore hnmide et coml>ltié avec Podeor de Tencre de Timprimerie — a quelque chose d'étrangement nauséabond et je dirai même vénéneux , qui à la fois débilite l'estomac et irrite les nerfs ; que le bruit et le mouvement du papier que l'on déploie et que Ton feuillette et la difficulté de lire une impression serrée» pâteuse et confuse achèvent d'exaspérer.
Je m'en rapporte à ceux qui comme moi ont eu quelque fois l'audace d'entreprendre un semblable travail.
De telle sorte qu'il devient , grâce à cetce savante manœuvre » presque' impossible de constater les Inconséquences» les contradictions et les palinodies deSshommes politiques tt des journaux eux-mêmes.
Cela serait bien moins commode pour euT>
si une bonne ioi-Hiae Ton ponrrait snbititser aox fameuses^ terribiet, eiaspéraiites» ifliiMh> polaires et impuissantes lois de sepIMbre-tles obligeait à adopter le format des livres,-— et à s*impriffler sur bevi papior, en caraclèrei neufs et bien lisibles.
Ces dàen joumanx donc, comme je vous lo disais, avaient chacun en leur temps attribué k M. Thiersy avec force invectives^ tous les maux dont aujourd'hui, selon eux, le même M . Thiers peut seul délivrer la France.
11 est réellement fâcheux de voir toutes lei vertus dont ledit M. Thiers se trouve si abondamment orné, — exposées au souffle impur du pouvoir ;— car, je ne- lui donne pas trois mois poor qu'une partie de ses plus ter* ribles enthimsiMtes découvrent en lui tous
les viceSy tous les défauts, tous les forfaits reconnus chez les ministres précédens, — et à pluiieuTi reprises cbez lui-même.
En effet, voyez un peu dans nos numéros précédens, — caries Guêpes , entfautres audaces ont eu celle de s*exposer au danger évité si soigneusement par toutes les feuilles périodiques ; —on peut les relire ; — voyez dans le numéro de décembre les engagcmens pris par M. Tliicrs envers les dictateurs de ces divers organes de Topinion publique.
' Voyez dans le numéro de mars— ce que nous disons — qu'il a été promis plus de morceaux qQ*il n*est possible d*en trouver dans la France quelque menu qu*on la hache.
Et vous comprendrez tout ce qu'il va y avoir, sous peu de temps, de méconténs, d'incorruptibles, — de leurrés, de vertueux ennemis pour ce mémeM: Thiers porté si haut aujourd'hui.
mE LETTIK DU UAMÈCMÂh TAUlBi
Je crois bon de couper cette, aerte de dUçttssiooy plas sérieuse que je oe le voudrais^ par un intermède assez divertissant dû h une nouTellesaiUie*dtt maréchal Vallée,— qui continue à Caire en Afrique toutslmplement ce qui lui plaît.
Comme il était question d'envoyer là-bii uii général avec uncommandementsupérienr,^ il écrivit au général Schneider ;
a Envoyex en Afrique qui voua
voudrez , pourvu que ce ne soit pu €«•.«••.*• de Gubièfes. »
Or , pendant que le marédiai écrivait m Mlr^-k nHriaMre'da U mai était rmfwpt
—et La lettre adressée à M, Je ministre de la guerre fut décadictée et lue par M. de Cubières lai- même— <tQ> ^^ Tesprit de la mootrcr à ses amis et d*eii rire avec eax.
Les vérins de M. Thiers jetèrent tout Sabord an s( vif éclat— que persotoiie ne se troava qai ne se hâtât de répudier ses antécédcns , ses convictions avouées et ptù^ clanèés pour se ranger sons sa bittaièra.-^Lè Courrier/rançais iovcnta le mol eoHMKode de ûéfectîoit iionora^k; ïeiûfnitMêmies, h Revue de Paris et la lievuedes Deux-^Mmâes soQtennes et choyées par M. Moté^^s^élaita^ êoméés à U. Soolt '^ et m daimèreid i M. TMers\ — quelques écrivons alors s*eH retireront.
■ais ifs ne tardèrent pti èétremoptaeés
par di^ sens afUtai da cootrilmiMr | Vmvm de régé|iérati99 qsfl ^UsAl 9>ecompliF4
M. LonaUiier> T-^ dam la d^^tioa a |»
malhtur d'avoir eii lieu avant <|ue le rigide CmÊrrierJrw^ah ifiiaginad*aocolcri.eeaf-
Tmàjmn^éb trahirai l'épi.Uièted*hoaorabhb-^ n'élnl, eommeoB ^i, qa'ane tciste aimai*h#iireiaae iaveaiion do M« ViUenaîa ;-Hl|e hâta dedaflpeiiir l^'orgaoe deli. QHiçia^de se diarger de la rédactioà politique de la Revfêé de FmrU. '
Celle de la Revue des Deux-VLondes-^fat soHieilée et obteaue par M. Roàsi, dont nous avons raconté lliisbire avec dô cônvcna-^ blés et curieùt détails,— et qui doit son éié-^ vation récenteau ministère dû 12 paai. ~
Plosieurs autres jouhiai|x-^qui croyaient à la durée du minis^^Pe Soult— ou à un retour du mînistèreMoIéy—ei qui avaient jugé prudent de se déclarer contra M. Thiers, — ont soin aujourd'hui de ne se pas compromettre
dAfiOtage,— et ne disent pas no mot des affaires.-^Ils ont déconvcrt an intérêt inoslté dans la gaerre que font les Anglais anz Chinois;— ils remplissent leurs colonnes avec quelques assassinats— quelqnes parricides ; —les histoires d*aralgnées mélomanes et de veaux à deux tètes reparaissent. — Quelques écrivains volent avec surprise lo compterendu d'onvrages déposés à la rédaction de— pub on an sans qu*on en ait dit un mot.
On attend, i^armeau bras, les avances du nouveau pouvoir.
Qui déjà cependant» --le malheureux qu'il esti— va avoir un qUartHTheHre de Rabe/aîs assez difficile à passer avec èe» amis — associci et Bertrands divers. •
Or, il est tfès focile dô rcn?ecser un iuinis^ tôrey-T-gpàe^ à rinveatloa récente des coalitions--l^r laquelle les partis et les hooimei les plas inooneîliables et les plus a^ntipathi-, ques se réunissent contre celai qui est aux affaires, — ^De telle sorte que, de quatre partis à peu prèa qu'il y a à la Charnière djes Députéjs : -—les légitimistes, — les républicains^ -- la gauche— et les conscrvateurS|— comme il ne peut y en avoir qu'un au pouvoir à la fois,— à peine celui-là, quelqull soit, y est-il arrivé qu'il a immédratcment les trois autres contre lui, — et que ceux mômes de^ son parti dont le désintéressement ne se croit pas convenablemcntpayé,— etle désintéressement estfort avide aujourd'hui , — imaginent une nuance pour un nouveau drapeau et se réunissent^ ses adversaires. .
La chose une fois inventée et son succès constaté, il n'y a aucune raison pour que cela (laisse et on doit penser qu'il en sera toujours ainsi jusqu'à la consommation des sièclcSt
^^àuMîffiiMd m« vnvwii «a liiaistArey n*a-lr4tt fini dft la besogne qve b purUe k plwg iniigniflMtet— U fiMit eoneerfêr la place qna Toa a ooiiciiii8e;^et je dèdare qa*il B*y aura plus dans toute l'existence de la naonarehie constitutionnelle un ministèra qoi aura un an de dorée.
U Q«ABT«-»*nBinKS Mt nABBLAB. — lA CUBÉE. — LA YEBTU EMBABBASSàB^
Le pouvoir forcé;— il faDaitdonnerla eurée^ —mais tout Taincu qu'il était, le pourolr faisait tête à ses assaiUans et ne roulait pas se laisarracher— les fonds secrets— ;fecur et vUcera; --c'était une nourelle bataille à gagner.
as
lit iUlMticA du iNurlt TertDMx n'était |mui très facile en oatre — A'canse de sa oem^»* sition. —H. Cousin chef de l*écote panthéiste, à la tôtéde fUniTersiié, n'était pas, aux yeux des rigoristes une chose d'une grande conyenance.
Ces rigoristes s'étonnaient aussi de voir M. Vivien à la tétc de l'administration des affaires ecclésiastiques , lai qui a publié un Code des théâtres et lâercure des saions^ journal des^ modesi «t qui en outre a présidé en qualité de préfet de police au sac et au piUage de l'archevêché.
Quelques associés étaient de leur côté également embarrassanSy à cavse du peu de sérieux de leinrs antécédeas.
Le ConsHMUmmel, le plus feme appui de M. Thiersy est dirigé par M. Yéron le plus habile et le plus spirituel directeur qu*ait eu 1*0péra.— Et par M. Etiennei auteur de Joconde et autre, pièces à arriettes — membre du Ca«
vc^a et d'une foule de sociétés chantantes et buvantes.
Le Courrier Français n'est connu que par la protection qu*ii accorde à une danseuse maigre.
M. Barrot s'était élevé avec violence contre les fonds secrets, et en 1837 il avait dit hautement qu*ils îC étalent bons qu*à enfanter la corruption.
On remplirait cent volumes semblables à celui -ciy en petit-texte, des phrases plus ou moins sonores et retentissantes qu'avaient commises depuis dix ans, contre les fonds secrets les plus fermés appuis du.nouvcau mi -^ nl&tère. —Et il fallait cependant demander et obtenir les fonds secrets. -— Les moloiscs vainqueurs s'impatientaient et semblaient prêts déjà à se retourner contre les chasseurs.
BIPiNINS mmU PAR Ll TERTn,