PREMIER EXPÉDIENT
D'abord — on ne parla pins de fonds secrets — la vertu n'a pas besoin de moyens aussi ténébreux; — on ne demanda pas un million cinq cent mille francs comme le ministère Moié; — on ne demanda pas douze cent mille francs comme le ministère Soult.
Un ministère parltmentaire—représentant ie vœu et les intérêts du pays , un cabinet réeile expression de la majorité — un cabinet vertueux n*a pas besoin d*avoir la corruption et la subornation pour auxiliaires.
Et si on demandait un mauvais millionce n'éfait pas qu'on en eût besoin-^ni qu*on voulût en faire le moindre usas^^ ^ ait
simplement poar obtenir de la chambre une marfne c^ eo^fimce qui CftylStÉlf la majoilté. C*est pour cela qu*on ne teaâirpas à la somme : un million était un compte tout rond dont probablement on ne saurait que faire.
Le mot tronvé^il IMIaH rttériler la confiance qu*on demandait— et on se mit à faire' dai elMies wrtotuseiv
La première chose yertc^euse fut faite à Toccasioa du Fautrin , de mon ami M. de fiaizac. Jeii*ai pas vu la pièf^ dé H* de Bitzate : — j'étais en Normandie qUasd oo ea a d^i^é la preoMèfe et deri^lére raffésejitaUoo.'
n pnnàï qae c^est quelque chose dans le ^eiiré de Ho&erf-Jtfacaîre,— plos le talent de M. dfe Bélzac;— c*est-à-dîpe le vice poussé |àâqu^&t*abstirdeet auboufTon.— La critique ia^én émut; — mon avtre ami Janin en tai surtout indigné : il fit une catilinaire contre raoteur. — O tempora! 6 mores !-A\ se récria contre leà exemples et lesentratnemetis du théâtre. — > Il était impossible dé voir la pièce de M. de Baisse sans se sentir comme tin germe de crime dans le coefur ;— Ini-mêtne ) ïtilos Janin, avait eu besoin de toute rénergiè et de toute h fbrce de caractère qu'on lui connaît — pour ne pas dévaliser quelque passant en rentrant chez luî^ rue de Yaugirard.— Le 6on«^tffto;ine{ et le Cour- Tier français , accoutomés aux nudités de repérai se déclarèrent scsndalisés par lare-* présentation de rautrin;^U National, ap<y« tre de liberté, demanda à quoi servait la censure.
Alors M. de Rémusat défendit qu*on continuât de jouer la pièce j— la presse toot w*
tière applaudit ;— les daines, qui ?ont se décolleter an profit des Polonais sur le Ihéâlre de la Renaissance 9 louèrent fort la mesore; —M. Harel, directeur de la Porte-St-Martin, qui avait cru pouvoir faire des dépenses pour une pièce d*un auteur célèbre autorisée par lacensure,- déposa son bilan ;- M. Victor liugOi qui avait applaudi la pièce, fit, nous a-t-on assuré , une démarche inutile pour obtenir qu*oa rapporUt Tordonnance; —et H. Yillemain dit : a On 6te le crime à la tragédie et le vice à la comédie ;•— les auteurs s'arrangeront comme ils pourront a
II y a une sottise de la critique que nous nous permettrons de constater en pas« ;Sant;
<r Ckimment mener à une semblable pièce sa femme ou sa fille? »
Mes chers amis du feuilleton^— ^qu*avezvous fait de votre érudition dramatique? — Et vous, c^iers bourgeois, où avez-yôus pensé qu'en menant vos filles au théâtre vous pourriez économiser les chaises de l'église et les leçonft de la pension? — Quelle est la pièce où Ton pourrait conduire sa femme ou sa fille à' votre point de vue do rigorisme? — Corneille et Racine représentent sans cesse Tadaltère et Tincestc, et emploient tout leur talent à nous attendrir sur Jocaste et sur Phèdre ; — ^Molière rit du mariage— et de la paternité; — les beaux rôles chez lui sont remplis par des femmes qui trompent leurs maris, par des fils qui volent leur père;— et les maris trompés et les pères volés, Molière ne les trouve pas encore traités suivant leurs mérites; — il les bafoue, il les ridiculise da toutes les manières.
Faprès cela, il est éyident que sous le mi«
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niitère die M. Tbiers le Aéitre icra chargé de moraliser la nation,— et on y conduira les pensions le jeodl.
O iniiiislèfe|--^fiBiiiyeli»l*^li9tf98eiil îl appartient bien k ue épofoa 4e cinn^tien eoBme la nètre de^îreainii la bégneole et la rendtériel— ^»s je défie M. de Jialiaod*aToir mis dans son. Aaulrsn la oei^tiènie partie des diosesinfibnes qui se îmà chaque jour dans' la poKtiqae et dans le
Il n'y a qse les filles entretenues peurayoïr de ces exagérations de pudeur ; — jte aï vu une qui, founrojée, je ne sais eonanent, dans une maison honnête, — réponditàim homme qui fanait l'éloge de samûni— MonsieuCy pour qui me prenez-TOus?