M. TU1£IIS
Pour nous qui n'cspcrons et ne craignons rien de M. Tbiers, ~ qui n'avons aucun es-
{1} SÎQgulicre épo(]u« que ccUc-ci où l'on n'accepte pas comme principe sufiisammcnt iib(^ral le fils d'uv régicide-- mis lui-même sur le (rôoe par une ré?olut;on; V^oiià M. Tliier:» roi de Fraue.*...
pèoe fialérèi dans twitce f|cliii^>* nous pafkrâtt de kii ftnt colère ccmif 41119 &veiigU»eiit.
M. Tfat^rs n'est pos un es^it libéral jû prof^reoiC -*-.Mq de. là», il n'a d*idées goo- Ternementales que oeUes de Teinpirey r-- il fait la pDlîtiqae lUi point de vaedeacaCés et des estaminclSy et est impuissant en dehors de ees Umites. — Depuis la révolution de juillet^ M. Tbicrs a passé à-peu-près huit ans au pouvoir, — quels senties grands travaux qu*il ait fait exéeuterî — à quelles améliorations matérielles a-t-il présidé? — H. "liciers s*çst:opplo8é à rentreprise deg " grandes lignes de chèiiains de fer par le gouyernementy — parce que de grands travaux sont tout-à-fait contraires aux vues et aux moyens d*action des hommes de son caractère et de son parti; -^les agitateurs n'ont do pouvoir que sur les esprits oisifs; les travailleurs ne mordraient plus aux paroles des avocats.
li y è qaïaqpû fMnpi If. thicrfl et M. Gar-^* nler-Pifès se sont troqvte faire partie de la même commissioii. Il s'agissait de prolonger le pririlége de la banque de France qui expire en 1842. -r- Eh bien I M. Pages, membre d'un parti qui ne brille pas par le côté de la sr irncc gouTcrnementaîe, s'est prononcé |)oor le développement de ce privilégeyet pour une rxtcnsion favorable i l'indostrie.
H ThicrSy ail contraire, a maintenu l'état actuel.
Et Toos 9 mes amis leaFraoçaiSy— savet- TOUS qu'on tous a joué on tour bien perfide . *-4b jour qu'on tous a fait croire que vous één extrémeoiettt malios ^ -*aiosl que vous
vous en rendez perpctuollérAcnt hommàj^e à vous-mômcs. * *• -.^ •.
Gr^cç à pctle opiiiio^) ç^xm vous jujloaiiê^ de YOtrc iqaiiicc el de. votre pcnéiratioD, — , On vous faÂt.passec sous lc5 yçux d'ciraRgcs choses, ... ^ ,
Pendant .que ces mcdsicurs se disputent votre argCAt et vos dépQciiUçs, -^ qu iU pcr ^ dent au profit de leur kvi iit(} et de leur um- , bitlon le plus beau pays du monde.
Vous les regardez faire, assis à ce beau tournoi, dans vos stalles bien payées; — vous prenez parti dans lenrs débats et' dans leurs querelles; — vous parfez pour Fun ou pour l'autre ; -— vous vons passionnez ; — vous. applaudissez celui qui réussit à pren* dre votre argent ; — vous sifflez celui qui .se le laisse enlever.
Bravo ! mes Irons àraisi «^ £es enfaiis Irofl
spirUiïds dcyienncnt, dit-on, fort bôles ài'âge
■ de raison.., , . , . .
;y ««»'v ;• ' sjo-
..AJPQl^jJUfr
Un voyageur rcnconlra^ un jour dans uno savane de T Amérique, deux sauvages, deux peaux rojuges qui, assis sur Tlierbe, cl ayant déposé leurs casse- létcs à côté d*cux , jouaient avec tNl^ùcipilp d*aitenlion à un j6u d'adresse avec dei^j^ts caiIIou:|^. le voyageur s'arrêta p^s 4*e0x;clics regarda faire. — Il faut croire, ponsa-t-il, que la partie est intéressée, car ils jouent avec une application et une émotion peu communes. Ce petit qui a un soleil bleu sur le front est bien adroit ; -^jp^isl^grQiid qui >eaft^écoré d*un serpent jaune ne le lui cède pas. — Bravo I le serpent jauQe. — Ah I très bien , le soleil blci^, rr XjPilà l^co^p décisif. — ;|lfA (^«c'eat
lo çpIeU bl^' qui ^SW^-^rr- ^^ bktfi*! je . < n'en suis pas fâché } .— li me «plaît betucoop le soleil bleu. — Soleil bleu^ recevez mos félicitatioDst .
Vbase P*Xe> moo wl, — dit teflokil hkes, — > c*est en t'aperoevaql venir 14 4m»» qae nous nous sonmies mis à jmier, ^ Je ae la GMherai pas que noua avona jooé à qvi le maDgenit.
Amni N urâttâi.
Vendant qne les avoeaU ptrlalenl à U cliaaibre,--ia3 hoaamcs se défendaient dans la petite piaee de Mazagran contre dix taille Arabes, - et les ibr^^iant d'abandonner le terrain.' — Je ne ferai pas compiinienl au
maréchal VdUéied*unc pouveljc imprévoyance qui ccmdâmiiaU 123 soldats à mort ,— s*ils n^avàieut jégdé les prodlges^ks p|us fabuleux delà bravoure d^s t^ps antiques et modernes.— Ce trait héroïque est cotnsolant à une époque où on se sent prêt à chaque Instant à désespérer de la France livrée aux avocats et aux ambitieux de bas étage.
On a annoncé qu*bn s'occupait de récompenser clignement les défenseurs de Alaza* gran;— cesont de ces choses qu*on né doit pas chercher,— que le coeur doit trouver aii milieu même de Fémotlon que cause un \ semblable récit— Je ne crois pas qû*il se trouvât personne en France pour ^ juger mauvais qu'on donnât la croix aux 120 héros qui ont survécu, — et que cette compagnie reçût le nom de Compagnie de Mazagran, — et neso recrutât pas tant qu'il en restera un homme ^-^que les noms des trois morts fus- 8<»it toujours proqoncés à Tappel les premiers, et qu*on répondit : Morts à Mazagran;
£é principal h^Hiiinagtf qa*aicnt reçujosqu*icl nos liéros est un récit ridicôleniefit ampoulé, fait par M. Cbapuy-de-MontlaViUc. ^C*est aartout qaand il s*agit de^ choses si grandes par elles-mêmes que renilure est si ridfeule qu'elle derigoit odieuse,— et que Ton accuse récrit aln qui en est coupable de u*a- Toir pas senti la grandeur d*ttn hérObme qu*U essaie d*embelllr par des mots pré-^ tentieui.
ta compagnie entière,— dit M. Chapnyde-M(pntlayille,— s*écria r
a Je garderai ce poste contre l'Arabe, son » armée couvrit- elle de ses feni épars la », colline et la plaine, a
a Ln registre est ouvert p$ur l'as0àut; 2^000 Arabes s*y inscrivent aussUOli etr.
Cem2m3 M. Chipax-dq-Moallavilloest particulièrcmcot connu pçir TAfireléi Tobslination et quelquefois la boufTonnerio arec laquelle il demande des économies à la chambre des dépulc'?. — Un jour- de la session préoédeute, Je ues .is plus deq loi il était quesion, mais M. de Mon lia ville s*êcria :
.... Je dem m h une réduction de huit cen t mille fiancs !
Un membre, — On ne saurait trop approuver les sagc*s vues d'économie de T honorable préopinant, — seulemeat, dans la circoastance présente, il y a un grand inconvénient et une gnrre dfitkhiltë t rbtécuHon de sa proposition. —M. Chapuy-de-Montlavilie vient, messieurs, de vous proposer sur le chapitre en discussion une réduction de huit < • it mille francs, — et rarticlc n*est que de ceut quarante mille.
Uttanirejaiir,— c*éuit a propos du aiarîaf e ^ dttc d*Oiièus. •— a Cent trenle mille francs étépiiʧks^w'e$iéenéM. deMMOaviUe
j*ai one tante qui ca4^eiiae pour idoozesoitf par an, — et qoi en perd considérablemcnl! 9
K0SiB BV MprmB.
Je vais pea an salon ; je ne ne connais pas d'eiercieo aussi violent, de fatigue aussi dé' sespérante.
Leg etposiUotii scsQivcDt eue msemblent|: — Qttelf|fii*ft bOD9 tableaux^ ttBVertaia ttonw hre de mauvais et sarlottt une très «ill^ geaote quaoUté de médiocres.
MK. Préault , scuiplear, et Rousseau paysagiste;— dctii ftmes en peioe.» deoxom* bras errantes dauj le« galeries,— tons deux repoussés par l'opiniâtre malveillance du jury.
Certes, je ne suis pas pour qu'on appla- Disse les abords des carriètvs libérales: —il est juste que les asptrans passent pas des épreuves et des initiations ; — il est bon que , comme les hommes qui accompagnaient Jostté , ceux-là seuls qui ont force, --courage et vocation— suivent Tart dans les régions élefées qu'il iiabite.
Depuis qu'on a. réhabilité les comédiens,- nous n'avons plus de comédiens. —Le jour.' Où on leur a rendu la terre sainte ^ -*- on a commencé par y enterrer leur art.
SI l*en pendaii tous les- ans If^'l^* janvier:— dit peitttrcsy^i mnsioknset einqnaaieéeri- T«in9,^il ne resterait tkaa cette tieo chasccuse que les véritables vocations.
Maislojttrj montre peu âe ilisceritefi^cnt. Il fondrait que le m<*ilicur des tafil^iix révisés—fût pins mauvais 4^1^ te dernier des tableaux reçus. — Eh bionl il n'en est pns ainsi:— il y a dans les tableaux refusés ttngt toiles supérieures, sous tous les rapports, à une toile exposée par H. Bfdaùtt, qui est de I Institut.
Il y a des homnicg d'unlalent reconQ^ qui ne doivent fitrc jugés que par le.publie.
Il y en a d'autres qui <Mit«;qttia de la popularité et de la réputation par la persécntîon du Jury^r-^dont personne n'a jamaU rien vu, et dont ton! le «onde proclame letaltiit|— le jary n'a pas reiprît de leur jouer le mauvais lonr dé les admettre.
iJai poiotreSy du reste, iiiic fois àtrivés^ n'ont pas à se plaindre; — seuls iis^aonl assurés de la prcrtcciion et des commandée du goavernement. -
L'es peintres ont depuis long-temps couvert et BU*-ddà;ia surface de toutes les murailles iiiléricnres: on ta\'etite des palais pour y loger de nouveaux chefs-d'œuvre. On achètCy^ on coûimandc des tableaux ; rien de mieux. Nous désirons qu'on en (fusse tant, qu*on arrive aies nicUre trois les uns sur les autres ; cela donnera toujours le moyen d'en cacher deux.
Un reproche que Ton fait annuellement' au Musée , cVst de renfermer cette année trop de^ortraits.
Il faudrait dire : trop de mauvais portraits. Les peintres ^nt, en général, intérêt à accréditer cette critique facile, à la portée de toutes les intelligences. Presque aucso peia«>
Ire «e mM Gilre M pMtfftil. -«-On MeiMqpi. q«e qockiiMS betn .pottraitt émim Ih •mie» de 1a peintim» ri un teaa portntt tel tme des chc^es les plu» «nisismiis coiMfte lis moins cofBMaaes ée fart.
Oh sait ccqu'on appriie portrait en générai : c*est un assemblage de deax yeux, d*iine bouche eid'uniMii cpû* s*fi arrive quelque^ Cola à rttaembler A qoeiqii'oii , a presque toujours le mallMMir qno m bo aoit pas à la persoD&e qei a posé devant le peintre.
Poor notre part donc » nous ne reprodierons aux portraits que, d'étre^mauTais; le Teste du ridîcttte auquel ils sent généralement dévoués doit revenir aux personnes qu*iis sont censés représenter.
On ne saurait tropldmîrer la pudeur de gens parfaiteinent inconnus qui « dérobant avec soin icnr nom soûs le voile d'wte initiale, moios obscure ^pie ne le serait kur nom entier, B*faéâttei|l pas à étaler au i^ SfMx
de la foule teor figvvo» teiirs mai», leurs pi«da» teai^lM^itlét particBlières el les iofirmiiésqai Ici dî8tHigaeiilXe #aloa est rempli ^e feBUOMs cpiioe livrent qa*imeleUro 4% l«ur Dom et nsentrenl ail moins tQaiee<|tt'(elT les oat d*épaales à la cariosîlé d'un public ctùcioonque. . .
Les uns veulent être peints firisés» vcrniir cravatés dans un dést rt, Ksant un ronian à 450 Ueucs de toute habitation. Il est facile • de voir, les efforts du malheureux peintre , qui» ayant sous les yeux un canapé en velours d*Uireoh jaune, a été obligé de peindre un monticule couvert de mousse. Dans la forme de ces i^ochers , vous retrouvez la forme moins pittoresque de la cheminée et de la pendulo qui la surmonte. Vous vous apercevez que tes chaises ont servi de modèle aux chênes séculaires» que les nuages recelant la foudre ont été faits d'après les on* dulations des rideaux de damw» et la foudre qui s'échappe en zigzags immobiles d'après ks tringles; L*eau de ce lac» au f^nd dtt u-
bleaUy a élééludiée par lé peintre dans on flacon d*cau de Cologne placé sur tin guéridon ; le gnéridott Ini-mémc, avec sàn tiroir ouvert, a serri do modèle à nno'èavcriie.
S*i) Y ^ ^^^ chose iatéressanfc clans f'aspecl de ces portraiU, pour la plupart pm agréable à la vue, cVst que, s*i1s rcsscnibloni peu aux personnes )Jont its portent le nom, ils sont le poHrait tldèle~ de ienrs prétenihns, do:it i!s ne lii sent ignorer aueunr.
Mats qtiel avantage Mlle M.. D.., placM sons le n* |S«a» trouve t^otio à nous f^ire lavoir quVlleala peau j«iqùlllef--IIUoM;.., n* i039» est-elle bien iMHireuse dfpius que tout Paris saitqtt^dlfe a le Visage bleu de
sans noos faire cponattrê «m front chtaw ombragé de quelques cheveux ftriftàrooâ* put, au moyen de cette formule d'arithmér? tique : J'en emprunte un qui Ta«t ilix.
• ^e n*ai pu admirer avec tout le lUdiidA le tableau de M. Belacroix^—Ia Justice de Xiga* jan.—tie tout ressemble i 1a procesaioft to bœuf gras.— Trajan a particulièrement un air de garçon boucher enlui^aisiè de roogoide brique.
J'ai dlpmandé quel mérite on trôuYftitli cela.— On m'a répondu : la couleur.
Et j'ai demandé à tout le monde qu'est-ce que la couleur ; la cpuleiir consiste-t-elle à faire nn cheval blàM lie de vin ? Cela me parait une misérable ^ceose pour un dessin aussi incorrect q«e celai île plusieurs fig^ T^dtt tableau de Mv Delacroix. — L'architeo^ tocr^illort belle et d'une grande^égèlrailé.
11 y a de9 gens condamnés i voirtoultw
Qu'on se repréaoïile un pettliniàrîftfÉndfiai «friTe tout juste à payer ses petita billets et 4 MM bmuMilrl ses ^mmO^âsm. ~ Qu*U éttit lili fieu g«iÉé $ -^qtts pM^Mre «utresuiNrarseinent il ait fiiitéseMt^rl gru$iulêrMs/àu& laeques Lefébne i|uei6oiifae; —^qn'U «ternis seo isfenteriey ki^ montre et la dÉBtoede sa femme en gage. Cest une situation ô& ise troiitro assez fréquemment i« petit eoqunêrçant.
Best pauTre» malbeureia» il tit^ie prlfations» ou plutôt il ne vit pas ; ii^sextéri«arement» tout va bien^ il noue les deux bouts.
Si TOUS lui imposez une dépense pour le moins de cent écus, et qu*il ne puisse retirer eent écus de ses affaires, ce que les petits marehandsnepeuTent jamais/—- il faut qu'il Tienne doTant ce cotaseil de discij>line composé d'autres mairéliaQdSy aTOuer sa gène et lapauTreté.
heure oùrhiibileté du pinceau, la finesse 4e là^tôucfie. la sèience dé rabàtdmîe, dé U ]wrspectité dispànùsent comme par endiamtemeiâ. le public ncflâMTeut^ le publie i|ui tieil^ onse hèoiresàfflidiy ne Ait aueuH cas de ces qualités (f^ M voit pas; il ne s'inquiète que du siqet ; 8*il voit une batailtef Il Teut savoir laquelle ; si les Français sent Véinq^eùrsi le tableau lui semble déjà une fôisindllèur.
B est i^Hf^ar idè fenUâP^er combien^ ce IRiMie, Wipfcts étrwiger a«x toPts, «te^licirf^aent la eéAfentkn^ & quel degré il «^ œple t»iH6BtaK*[feiÉfrê peur leMIt fort»
fou-Mil !Mil^!iatlubittinaM> U eenseï* IMtjbésitcr à?l«:pcenire^ peiff nm aorte*» ftt^le^ei déiélf qoL'Jdl lâia ciAe «tm»
ftiiniïn iinf'nrrrlr^'^r^*^ redlmoie
mm iii*«"i * nilirt ■ *■•"■ i
es
. Yoflà des gens pour lesqaek il est agréable ée peindre ; yoiià un.pabUc I
• Tout le monde a remarqué des tableaux de
MM. Johannot, Ferret^ Chasseriaa, Cabat,
DaozatS) Fiers; Marilhat, Amaory-Bayal,
Clèmttit cl Loitn BoiikB9er.<--lte aomre-
flÉrs sent fM leeotoy fm oiMie des nsiK
lean;^mais je nenoauné p» non pioa les
pios maotais. ^ J'ai remarqué one très
îoUe aqoarette» de Mme Boahager» etc.,
etc., ete.y de, ---«le sigukrai le portait
df an dioo» par M. JUolb, qui m'a para peu
tatlé^'Htteëlfi^d'aa Bègre, pvM. MacBeo*
r}iy--4aicrît «iilî?ret aooa le tItadepenMt
^MmoÊûêf date la erainle saai deétefofet ,
m le prit pow dki singe. Bu ptsnnt pf«s àt
eapè^t» j'tielNrdiéanlottr^ moi rije
W^ «m petaure peor loi éammler ai
e*était là de la eouieiir.
CJlioi
On continue à envoyer en prîson les gar^ déd nationaux qui refusent de s*habiller; -^ cet impôt exhorbitant excite les^ plus lÂvei rédamatioDS.
Ceat en effet une exaction odieuse que celle qui force une foule de gens à dévoiler ii tous les yeux une misère qu'ils cachent avee tant de soin, — ou à s'imposer 1^ plus dores
N. B. Il bat qo*aQ esprit amii U^géBimxt mut celai de H. Frainrie trouve j^rSà^ peose, je le prie doac de faire ptëiamé^^jbm itibi un petit cadre gothiqae, qai a' Midln d*étredoré.
' Voici one autre souscription qae l'on m' TMe:
M. L« rue da lloaliiabor» Z, —qai a pevdu aon parapluie dans on fiacre, et pronetone récompense honnête à la peraonne qui le loi rapportera, -^ S firancs. «
Le nombre des établissem^ ns publics qui ont donné de$ bals masqués pendjuit le car* «aral de 1840 est de six cent Tingt-huit.
A propos de la police, TOici de sa part une remarqaable preuve d*îateIlîgcDce : uneol*doDaince prescrit aux cabriolets de louage de porter affiché i Fintérieur le tarif de leurs prii.
Bans les cabriolets, le cocher se met à droite pour cooduirCy et le l(ourgeoU k gauche.
— De quel côté supposez-Tous que Ton mettela plaque contenant le tarif en question?
— Sans doute à gauche , pour que la personne qui loue le cabriolet puisse le consulter. Nullement, Tordonnance porte ^le la plaque sera à droite, c'est-à-dire, derrière le chapeau du coch<^ s*il est grand, et derriêlre son épaule s'il est petit, de telle façon qu'il est entièrement impossible d'en faire usage*
Une proposition a été fdte à la Chambre
tendant à faire établir qa*ane loi' qai ne donnerait lieu à aacnne réclamation serait dispensée de discussion et de scrutin. — La proposition n*a pas été prise en consîdératioD.
En effety cela irait trop vlt^, — et f(Q|»it perdre à messieurs les avocats des occasions de discourir.
Mme de Girardin a bien youlu faire à ma dernière homélie sur les femmes une répoiue que je voudrais bien m'avoir faite moi-mém&
— 4 la Oniabr? dte dWpxxtés, H., Abraham ayattt eé# son tour et M. l^taqroix ayant parié, <nt a dit : noas ayons en le sacrifice d'Abralmai et le stipplîce de la croix. — Tid eeiuitôÊB la Bioî-méme le livre de H. de Banmetmrty «fi Stme^enjr^ et depuis ce temps-^ là je ne cesse de conseiller & tout te monde de faire comme moi. — Un lycéen me cotise^ de palier un peu de son proviseur el de dètadiei' «ne gtièpe de confiance sur h mai-^ soft de X. . . à riieare où il fait servir le broQtft i ses âèves ."^A propos de guêpes^ vne fènnné defliandalt t. mais* (fu^est'-co qœ c^est donc que les^étres dé Iff. Ali^nse Karrf -^ ta INraifel d^envoyer H. Bngeand en Afirique à ttouvé si peu d'approbation que ses aoteiors r<mi tous renié; la maison delameSaint* Qewges s*en est émue,* et t«« va à ees^j«C la paix et Tharmonie fort tnmbléeS| on té frétait la diose les ims sur les antres ; tféik ■M» auoi; c'est mon gendre; «festflisi^ é'sstSofritie; c'est Félide, etc.— llTit fiifllfues jours; f ai reça la ^sitodn doc Biaerss qui m ^a répété ee iqif fl nfsval
lors deIarâlU5qaa> M *»tej|lte; 4i9^ n'est pas YàuUsajt de .]aa^^|^»jiai^«^'a^ilé adressée^ et qu'il la tnmT^^iUimfBa aiqî^— ;kéT tement et lâdlieiiient i4«^»9nii|./T^.ïfM J^ pondu ao docteur Ducnia^ipie if É^tm^swê pasdoulè un momepit d^oia, JiB jpw .^ je, l'avais vu pour la piienU^a fois. ...
BiTerses (^con^lpnoia qm aeiKM Wi^a^.
té«depaiala|^G»6oR dom^ ^otUfj^ laines, — des letlr^a aironfinef ^tifrepois ok on m'ac^eUe diffanaieivr, — blii^l^^ 4tt<?.»,m!Qli>iBganl»iMie|9ispaorl)(^
«».Qi^. m Mfe^^Att BIPrii^|Nmàrf|sif aiatfmim>j4ft.ta ifflMfifbi#c^»ip. -^faî
to4in9û#itf%ïi j5MimB^i^til#J*é»î^
il||^i^qpJ^;p^uliiM HMïMirlfligmbi^.
tiflîna HA.«Aft îAîriaUia JL. MiiàjAàlÛBéniimm ?
^ïaHWW»"âW''eWiWr^W*uyî>» •^Pt>flB^^gSBWÇ^5R|j
dànd^ cbaûftis là puissance et lé danger — «atràâeiit qae dans Tintérét de la yérité, du iKm riens et da bieii imblici — La forme irô'mipÈ^ que f ai adoptée ^ préférence a pu blesser qœUpiespersonMeSp -^ liais c'est ainsi queje tois et que je suis, et le reproche que roQ4iie^t$rait à ce sujet équiraudrait à mes yearà celui qj^^oi^ pourrait me faire d*aToir lejs'dS^'^ctïi^*^^^^ ^' ?*'^*' arrivé bien ràrén^nit '^aWr Vintention d'otienser quel-
comme meiUeurs juges <ïÇfàm8ÇSVi5SS^!
mû demandaient uneréparationànne blessure
dU9*up 8i&ioflBÎ id 8Bq aiB82ÎfiaflOO bI on ôl 't
Si Ton ne m'accose pas d*aToir jamab calé devant la responsabilité de mes éerif^ on doit me rendre témoignage également qine je n'ai, enaucm^cirooastancey pris des airs de matamore et de fanfaron, et c[ae je n'ai jamais hésité à donner de franches et Joyaies explications, lorsqu'elles m'ont été conTOnablement demandées.
Atesi, à propos de mon volome da nirii dQ jlsiTier et de la folle tentaûre de Sieil-. bourg,, ope {lersQnne »'est croe dMgott 4m une pltfase : « Le prince LooSê 0iiM.'49 c^HQ oi| i|ix autres n^asques , flc^ ete^ » y Wa Aûl demander une eiplicatioii j-rj^l lé* poiAb:«^e ii'ai pas en rint^àoa dn •âlgîi» fpw celle personne pour plnsienra tviieai : V Je ne la connaissais pas et igaoraîaqn'elie
existât.— 2*» Quand je veux parler de qudqu'un, je ne le, désigne pasy je le nomme:— Près de quatre cents noms/ «écrits en toutes lettres dans mes petits livres, en sont uae preuve évidente. S'if y a^uelques ))ersonnei que j'ai évité de nommer, c'est que ces personnes étaient des femmes ou des vieillai^ —ou encore qu'il s'agissait d'une histjoir^ jilaisaiLte dont je ne voulais pas priver qmc lecteurs^ et qui oepeadaut tenait d'a$3ez près h la vie privée pour que j'en cruf^ devoir jcacher les héros.
. Cette explU^ation a été r^çue comme <^ étiîi tdttB^ et «4(M»r4*bBi que je eamm» l« -fmome 9w «'a nmHfe^té cette hoaenMt »tf wfiliMlilé, ïmmm caohiwiié, «i «iitti4« jBf«r«br fUftvMi onutre dto «me MiMtte iim
flBe^buiriiiBii tal diffiteiBte de ieiAtâli
JMDi MHHiMnQBi dflHiS Uft ÉtBIM « dit
te
• Qaand arrivent les dernières repr^ntalions des Italieasy les habitués se croient en droit de se faire donner ifànne mesuré f eomiae disent les marèhands » etseospréiexie de blen?QiHance pour les diantears, ils crient bis à tous les morceaux et se font chanter deux fois un opéra dans la même soirée.^ De plus, dans les entr'actes, ils jettent sur la scène des billets dans lesquels ils demandent dilKirens morceaux à leur choix. Le dernier
.jour où a joué la Norma ,— comme on était encore tout ému des aooens passionnés de Mile Grisiy on a entendu des cris : a Le billet, le papier, ouvrez lé papier, lisez le billet I D Lablache s'est alors présenté en costumé de Druid^— a obéi à Tinjonctioif du
; ind)lic,--el a dit qu'il était désolé.de ne butoir se reàdre aii désir exprimé par le'^^il-;
let, mais que Tamburini était abaent pour 1« duo ^^ et qu'il nY^t&it pas de piano pour Yair. Or le dao était an duo bouffe, celui du Mariage Secret, et Pair n^était autre que la TarenMief de RossinI, qu'on Toulait faire dianter è Ubiadie en ooetnme de Druide, guirlande verte et manteau drapé:
Geia rappelle qu*ra octobre iSdO, Nourrity sur l'ordiHB du parterre, ebanta la /'oHfttffftfie àla fin de Jfolse, après le passage de la mer Rouge.
Les Égyptiens et les Israélites diantent le refrain en chœur.-;*!!, de Laûiyette était dans la salle, et à son couplet, ou fit lever tout le monde.
Chaque fois qu'il meurt une célébrité, une foùld de gens qui n'ont jamais vu ladite célé^
hriié s^intitulent ses amis intimes, et soas ce prétexte frivole, la pleurent et prononcent tWia tombe dé longs discours que les réritables ainis sont forcés d'entendre, — ce qui teraff pôor enxnn raisonnable sujet de deuil. — 'Beorensement que lorsque rîmprovisatîon li'embToainc, lorsque l'orateur commence â patauger dans les phrases, sonémoHon rempéehe de continuer.
^ H. Bouilli prononce beaacoi;y[i de dîsooorf sur les tombes. Gomme dernièrement iU'alis* tenait, au sujet d'un ami mort qu'il ne se mmntuAt p» d'anroir oonn« «ft dfmt il n'avait aÉMlmaéiit rioi A dire, mi croqae-mort
a?^^ftfscte4•ln^«tl1li tpiicliamiaiiiaïKAe:
H. Bouilli, lui dit-il, est-ce que nousn^anrons rien de vous atyourd'hui ?
Je croyais réeUemeatqaelesédiiean dt livres et les marchands de toutes sortes da cdioses avaient épuisé toutes les formulea pour annoncer leurs marchandises et attirer des chaians. — J'ai eu ainsi le déplaisir de voir un libraire qui venait de vendre un livre de moi — annoncer un"mois après un bouquin quelconque en ces termes : a Au milieu des ouvrages ridicules qu*on publie depuis quelque temps, nous pouvons enfin annoncer un ouvrage recommandable, etc., etc. )>
L'éditeur Gurmer a dépassé tous ses devanciers. Voici ce qu'il a fait imprimer dans divers journaux :
ce Les salons Gurmer jouissent en ce moment un privilège d'attirer ce joli essaim de papillons musqués, si capricieux et cepen-. dant si aimables ; les salons Gurmer semblât en effet avoir été créés spécialement pour la gent fashionable : ils présentent un aspect si richement coquet ! Sur une grande table modestement couverte d'un tapis vert, etc., etc.
Dam ees sdoiuit consacKés wx ^e«ax-#rli, tontes ks câébrHés littéraires se sont, donné rendez-Toas ayec leurs œuvres. Balzâc» Fai* mable peintre d'intérieur» donne la main à George^Sand, qui lui dDre un hatane^ Frédéric Soniié parle d'un drame à A. tournas, quine fève pins qn*aox devoirs d'un beo mari depnisqnelalégitintttéapassédattssesfioyers.
A. Karr^ en riant, l'appelle le suieidé, tandis que George Sand regrette que Tfaymen loi enlève diaque jour qoelqueihuns de ces attentif. H. M oonîer et Gavaroi crayonnent des carjcaturesi.
« Dans ces salons, on cause, on rit, on parle de tout : sciences, littérature, politique; c'est rbôtel Rambouillet auX peUtS piedS, moins le ridicule prétentieux des défunts habitués de œt bôteL Quel est l'étranger qui, arrivant i paris, ne serait pascurieux d'aller rendre une visite à l'éditeur Curmer et FAIRE EM- PLETTE des beaux ouvrages que ses salons renliimiwtt»
' Je ne crals pas que jamais le plus gros 1-
dt traité les écriTains pfos (e^e- 'iiifeBft qné léftit le IHihtire Gormer, même tu temps où
Allait ehercher 8o;i p«m de caisioe en- cnûine.
' NoQSToici serraiiit d'enseigne à la boaUqiie de M. Gonner, — coaunis en librairie de M» Camier.— Les personnes qui achèteront an des beaux ouvrages que fenferinent les salons de M. Canner -=' nous verront pardessus le marché. — Povrquoi ne nous tèraiw on pas an peu danser. Ceh ne ferait peatêtre pas mal.
Pou^ ma part, je déclare apochryphe le mot qui m'est prêté, et j'affiritie que je ne sais pas où démeure M. Carmèr ni son hôtelRambouillet auX petits piedS, qui me semble nous servir de ménagerie un peu trop cavalièrement.
Les dames bienfttîsantes répètent aciite* mcjiatleuropéraaa théâtre delà Renaissance.
— ; A chaque répétition la chose va plus mal.
Oq parle de joindre un ballet à Topera, — c'est-à-dire des jupes courtes et une esiiil^ïtion publique de jambes; et on sait tout ce €(BeIe» bienséances dulangag'e appellent les fambes des danseuses. D'autres bruits qui eirculeat et autquels je n'ajoute pa) foi, — < feraient croire que la bienfaisance de cesëames ne s'arrêtera pas en si beau chemin.
«1 Harfi*
Lb pBiSTEifPS.— Cette saison commence, le 20 mars & 0 heure 50^minates da soir, — le soleil entrant dans le bélier. (Mathieu Ljeksbbrg.)
Et comme tout cela m'aurait été égal, sile printemps était venu le ai mars, comme il le devait.
Si une petite pluie doace, tiède et bénie était venue répandre sar la terre la vie et ramonr, (aire épanoair dans l*herbe les paqueretteSi— et fleurir dans râmé le$ silencieases'réveries et tons ces bonheurs d5nt le pins pauvre poète est si riche.— Alors qu'on se sent heureux de vivre comme les faavettes, qpï chantent dans les bois^ comme les abeilles qui bourdonnent dans les abricotiéjrs en fleurs» comme les petits papillons hkns qui Jouent dans la luzerne rose.
Mais le SU mars est le jour de Tmiilée où il est tombé le phia de neige :— qaclqoes pruniers en fledrf ont mêlé tristement à cette neige la neige de leurs pétales flétris.
Eéfeill6t-vMS| peiiu |éeÎM ,
n enCMipsdtn^iMbttaiiiprattîia»
Laon ImUm rabff revii4iM • .
El kwnfkmn aa j^rfimi M àmn»
P<re^aiS les fille^t penèhées, Chtrehent, depuis bientôt un mois, Sous les vieilles feuilles léchées, Les premières feuilles cachées De It violette des bois.
A l'cBUvre, cohortes pressées ( yum déchirer les bourgccas Où les IcnUles embarrassées Attendent, «score plisséos, Les preiuiers, les plus doux rayons.
Fondes J'sttde le U âteme
Où s'en fotti boire les tronpcsM;
Oins en prés lour conlnw icme,
Et faites crottrs la laHvnn
Pour cacher les nids des niseinx.
AlloDS ga!>me8, qu'on se dépéebe !
Préparez iei parfams amers^ Préparez la couleur si fraîche Des premières fleurs de la pèche, Roses sur leurs rameaux yerts.
Au printemps, chaque année, alors que la nature Revêt tout de parfum, de joie et de verdure, Quand tout aime et fleurit.
Pans les fleurs des lilas et des ébéniers jaunes; De mes doux souvenirs, cachés comme des fauves^ La troupe joue< et rit. ■
De chaque fleur qui s'ouvre et de chaque corolle
S*eihale incessamment quelque douce parole Que j'entends dans le cœur.
Altrs qu'au mois de juin fleurit la rose blanche, Sayez*voiis bien pourquoi sur çlleje mepepche Avec un air rêveur?
C'est qu*à ce mois de juin la rose me répète i « Tenez, Jean, je n'ai point oublié votre fête» , Depuis plus de quinze ans.
Chaque fleur a son mot qu'elle dit A l'oreille. Qui souyent fait pleurer et êe^ndaut réveille I>e8 souyenin chariMiis.
y mu fim celMA qui te fntà «ux rintraillci.
Kl, eonnle un réseau vert, entreUee sel JBsiSBa De feuilles et de flearSy^c'est te frais Inmva.
C'est le Tolabilis aax eleehettes SMS nombre;— Le soîr et le matîii^— ses elecha^è'i diantent une ebansoD.
Une cbanson d*amovr bien naTre et bien tendu» Que je fis, cerUin jour que j'étais à l'attendre Sens 00 arbre toafla.
Voici U-bas fleurir la jaune giroflée.-^ Rien n'est si babillard qve sa fleur étoilée Qui dit : Te «ouTiens-tu ?
Te seuyiens-ttt d^ lienx où ta Tie éàùt donee, De ce f ieil escalier,— tout recouyert de moosse,' Qui menait an jardin.
Dans les lentes de pierre étaient àe» fleurs dorée»-»
P'sB. iMg Tétemenibkac, en p«ssaa(, efllearéos
Et, dans un autre coiii, s'il adrient que je passe ' Auprès de l'oranger en fleurs sur la terrasse, J'entends cet oranger
Qui dit: « Te sourient-il d'une belle soirée, » Tu te promenais seu1,-^et ton àme enÎTrée « ÉToquait l'avenir;
» Et tu me dis A moi : De tes fleurs virginales » Ouvre, bel oranger, les odorans pétales; » Sois heureux de fleurir. »
n Sois heureux de fleurirpourla femme que j'aime; » Tes fleurs se mêleront au charmant diadème » De ses longs cheveux brans.
» Eh bîen!->Depui8 quinze ans, je réserve pour elle, 9 Chaque saison, en vain ma parure nouvelle^ » Et je perds mes parfums.»
AuraoRs» Kaib.
AEsFEîiDiySilî KAISS,
LES
Haï.
PARIS
SE VEND AU BUREAU DO FIGARO, 16, rue du Croissant,
IMPftlBIEBIÉ Dto CÉSAft BAlJkTg
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6 JIJIIMAIB£«
Condamnés à la vertu .—M. d« Remillj. — ^M. Mole. — M. Soult. — ^M. Janin.— S. M. Loais-Philippe. — Le duc d'Orléans. — La carlo à payer. — Les noa- ▼elles recrues. — Les cheraux aa roi.^M. Hope.
' —M. de \jmgnd.^^M. de Strada. — Napoléon, Louis XYIII, Charles X. — Les choTaux d'Âbd-el- Kader. «^ Pacha. *- M. de Montalivet. —Le duc d'Aumale.— M. Adolphe Barrot. — M. Ganal.— Les dames bienfaisantes^-^ M. Panel. — M» de Flottow. — Combien coûte sa musique au« Polonais. -~M. do Castellane. — Les lions. — Règlement de la salle de danse de Mme touto Deleau.— Question du pain. — M. Bugeaud, protecteur de latiaado française. — Petits cadeaux. — M. Brucker.-^M. Romieu.^)uestion d'Orient. — ^Le bouquet de mariage. — Les circonstances atténuantes. — Le N» 1266.— M. de Rovigo.— M. de Saini-Pierre.— M. de Baianoourt.— M*' Dapin et le maréchal
Claoïei.— Le soleU.— Un perraqoier. ^Modestie de M. CaiimirDeUTigne.-^lI. Germain.-— M. Fortaiié.— Folie de yieille femme. — ^M. Walewski.— M. Thiers.— M. de Rémosat.— M. Gisqaet.— M. Pillet.— Mlle R.— Les femmes iaides.*-H. Cohiid, disciple de Platon.— M. Yillemain.— Mme Collet, née Keroil. — M. Droz. — ^Un liomme qui a froid. Chansons de table.-^. Guizot. — M: Yéren. — Le roi et M.Thiers déToilés.— M. de Gormentn coaronne des rosières. — Les initiales. — Longchamps. —M. de Fenillide.— M. Méville. — Babel. — M. Aliarocho. — H. Desnoyers. — Sor la société des
fens de lettres. — ^Un oonse^ de révision. — M. .isti.— Un monsieur très méchant.— Les chanteurs contemporains. — Quelque chose de neuf. — Histoire d un peintre et de son tailleur. — ^Mémoires d*nne jeune fille. — ^Les lovelaces du ministère.— Mme8L...,E...,B..., etc. — Politique des femmes. —M. Thiers et Antinous. — ^M. de Balzac et Apollon.—Le fidèle Berger. — ^M. Vivien. — M. Peîet (de la Lozère}. — ^L'Augleterre. — Commerce à main armée. — Le soufre et l'opium. — Embarras des
i'ournaux ministériels* — Les baisers de M. de Umbuteau. — M. Poisson. — ^Frayeur de l'auteur des Guêpes, — ^Une matinée chez Mme W ***.— Les vicomtes.— M. Sosthènes de la Rocbefoucaolt. — M. dfi Chateaubriand — M. Ch. Delaunay. — M. d'ArlÎDCourt. — Comment appeler les auditturs quand ils n'écoutent pas — Dupré etH.Isabey.— Le chapeau à fresques. — ^Réjouissances i l'occasion du mariage du duc de Nemours.— Le char-à-bancs. — M. Fould.— M. Michel (de Bourges). — ^Mme de Plaisance.-» M. Roussin n'ose pas s'accorder ses propres faveurs. — Un juré innocent. — Aux lecteurs des Guépet.^M. Vivien,— M. Baude.— M. Viliemain. —M. Hugo. — Poft-Scriptvm.— Am nistie.
Mercredi, raEHiER avril. *- Lorscpie le parti aujourd'hui au pouvoir était dans Toppositioiiy on se rappelle ses clameurs contre la corruption que le gouvernement exerçait sur les fonctionnaires publics. Les gens clairvoyans s'apercevaient bien qu*il y avait dans ces plaintes plus de jalousie que de vertueuse indignation; — mais il était
destiné aa ministère Tbiers derendre la chose évidente à tout le monde.
Les ânis da 15 avril et du 12 mai, c'est-àdire de M. MoIé et de M. Soult^ dirent aux nouveaux arrivés : — Parbleu, messieurs, puisque Vous voilà, vous allez s'il vous plaît nous édifier par la pratique de toutes les austérités que'Vous avez exigées de nous avec tant de bruit et de sévérité.
Pour commencer, M. de Remilly déposa sur le bureau du' président une proposition posant en principe et en loi qu'à Ta venir aucun fonctionnaire public ne pourrait obtenir d'avancement pendant le cours de son mandat législatif.
Je suis détermine à ne pas prendre le gouvernement constitutionnel au sérieux,— sans cela, je ferais remarquer ici, ~ que cette proposition est inutile. — Un député promu à de nouvelles fonctions est soumis à la réélection: ^ c'est un hommage complet à la souveraiT.
neté des élccteursqui sont libres delui retirer leur mandat. La proposition de M. deRemilly attaqua cette souveraineté en exagérant les poavoîrs de la chambre basse. — Les députés doivent faite des lois et non des députés ; — mais cela m'est égal, — je trouve la plaisanterie excellente — de condamner ces pauvres honorables à Tcxercice des vertus qu'ils ont préconisées, — et j*appiCouvc fort en ce sens M. de Remilly.
Les incorruptibilités fatiguées — crient beaucoup.
En effet, que devient la politique constilu*tionnellcy dont un philosophe faisait cette défînilion. — a C'est Vart de faire payer à une nation la corruption de ses rcpréseu'tans, »
:= Janin est allé un de ces jours passés aux Tuileries. — Le Roi lui a dit : Je ne vous vois pas souvent, mais je vous lis. Le ducd'Orléans Ta ensuite pris par le bras et a causé avec lui.— Janin, qui était venu en habit de
^^ ft dîtao dQcd'QfUaiis : «— MaM, pusqu'on Bie reçoit si bien id^ je vais me finre fûro imluibiu
«?= Le quart-d'heure de Rabelais que noos arioBS signalé esl toat-à~âdt arrivé. — Oo a présenté au nonvean ministère la carie à payer des dévoûmens» vertos et inoomiptîbîlités qa*il a consommées. — Le gai^ntoa trouvant le total sapérieur au eontena de sa bourse,*— refait Faddition dans l'espoir d*y IroiiTer une erreur, et gagne'un peu de temps.
G^éralement on dit aux impatiens : — Ce que je vous ai promis, je vous le promets encore. — Mais le parti conservateur obser?e; attendons que les vendanges aient rappelé les députés cbez eux.
Les plus pressés et les plus embarrassans sont les Journaux, — nouvelles recrues ministérielies : — leCansiUtUionnel, — ^le Courrkr Fremçais, -- le Siéck, — le Messager,
Pour le Moniteur Parisien et les reflues qui faisaient partie du mobilier précédent^ ils Siesont eux-mêmes installés et traités en amis de la maison.
Les seuls jouruaux Ubérmuç qui soient restés dans Topposition sont — le Commerce et \^ National.
Le Journal des Débats, — qui a appartenu successifement à tous les ministères, -<- tient rigueur à M. Tliiers qui prétend le brQV^.
On dit que le Journal des Débats est en-^ courage dans son incorruptibilité par u^e subvention qu'il reçoit directement de la liste civile , — mais je n'ai pas à ce sujet derenseignemeiis assez préois pour pouvoir Tafiirmer.
%. — Comme je rerenais hier de ch<« Gatayes qui demeure aux Champs-Elysées , — Je TÎs passer de 1res beaux équipages et de superbes chevaux appwrteaant à M. Hope.
Des piqueurs au galop annoncèrent la roi-* ture du Roi, et je fus alors saisi d*une émotion pénible en voyant ses chevaux ; ils allaient un train médiocre, — sur les huit» deux seulement trottaient et les autres se livraient à un galop plus ou moins intempestif et îrrégulier. Je me rappelai les beaux attelages de rcrapereur Napoléon,— de Charles X — et de Louis XVIII qui, mené avec la plus grande rapidité, disait i son cocher : — Germain, ttt me conduis comme un fiacre.
Quelques temps auparavant, j'avais ren* contré la Reine de France. S. M. sorC ordinairement en daumont, eh bien I je ne lui ai Jamais vu quatre (^evaux bien.ensemble.
Sous Charles X, M. de Vigogne allait tous les ans en Normacndio remonter les écuries du roi. — On ne montrak pas un cheval avant
que U. de Vigogne eût fait son ehoix. ^ Les clie?aax achetés, on les plaçait à ia réserye de Yèrgailles où on les enàrainait et où on les gardait pendant un ^n avant de les admettre dans les écuries.
Aujourdliniy M, de Strada, qui a la direction des écuries du roi Louis-Philippe, ya acheter des chevaux en Allemague, où il prend le reste des marchands, et ces chevaux, à peine arrivés, sont mis à la voiture immédiatement.
Chez le roi,^un cocher est payé 100 francs par mois, — c'est à dire 25 ou 30 fr. de moins que dans les bonnes maisons. — Quelques palfireniers n'ont que 45 fr.. — J'en sais un qui a quitté ia maison du roi pour entrer chez un marchaud de chevaux.
Les meilleurs chevaux du roi proviennent de Tancienne liste civile, et ceux qui existent £iâOore sont très vieux. Je ne compte pas les
ctttaféspar AU-^Kader,
Ba f83i» le Bey de Timis cftfoya an due dTAasHKae on ^eral dTiDie gFuide béante, ippdë BK]ha.--Ge dieral B*arma i Fuis qoe It fê jÉBet 1839, et ne fiil pas inscrit sur is cMMies des êcnries. — Après la réTO-* Itfion» IL de Gokiie diargea Landonny flrt de k rcÊÔPt pour le doc d'Angonléme. —H lift acàeié par le roi Loois-Pliilippe: sH vit cnesR^ cTest le seol bean cfaeral da il n'a p» moins de diz-holt on
et qneFen paie de MM à i,9M
Hais Feaipérear afait de mae^^es atfe-
Sons Cbarics X» — les diefMi de i^éfoma se nttU^t 1,509 flmes.^ Qauid on foid
les thevattx réformés ûts écuries de Louis- Philippe, -* jamais leur prix no s^élève à 500 firancs. On en rend 70, 60 francs, et quelquefois même 40 et 30 francs. — De sorl# que la veille de la réforme le roi se trouve avoir été mené par des chevaux d'une valeur de 30 fritncs. — En 1834, »le marquis de Strada a acheté pour le roi, à la foire de Caen, un cheval qui avait été refusé en dépôt de remonte pour les drains.
Il y a quelque temps, aux écuries du Roule, -^H. de Hontalivet remarqua un Cheval taré dans les nouvelles acquisitions du marquis de Strada» — cheval dottt utt palfrenier disait i demi-voix : ^ En voilà un dont je ne donneraispas un œuf dur. — Monsieur le comte^ dit^M. de Strada,*- j*ai acheté ce cheval d*iiii pauvre paysan dont le sort m*a fiiit pillé. -* Monsieur le marquis, répliqua M. de Montft* livet, il fallait lui donner 500 firauci de H part du roi et lui laisser son cheval.
Us marchanScb dechevamdePuris^rOttt
Uit prtenier aaroi, par le général I>arofioe! une supplique coBlre M. de Strada nui décourage les éle?eurs de Nannandle, en nV chetant presque pour les écuries royales que des chevaux étraogers^ *^EIle parait n*avoir pas été prise eu considération; car on n*a pas renvojé técuyer aréUaaire da roi à la barrière des Boas-Hommes^ où il a été contrôleur entre deux fortunes.
La préfecture de police, très sévère aajounThui à regard des voitures publiques, cj^ge la réforme des chevaux dont Tâge, les forces ou l'apparence ne sontpas convenables, — Je ne sais comment ]es chevaux du roi soutiendraient un pareil contrôle.
Le duc d'Orléans a peu de chevaux ,-« treate ou quarante^-^mais ils sont générale* ment assez beaux, et ses écuries sont parfaiteinent tenues.
Je ne compte pas parler aujoard'hui des iiaras dont j'aurai un jour ou un autre d'assez
Jf
corieDses choses à dire. — fe racofitÊTiù êm^ leinentq«*au mois ^'octobre 1885 (}e crel»), comme oa aHait Tendre an haras 4a Pin les clievaax de r^orme, oa apprît toat-à-^eoop qae M. Thiers allait arriver. — On songea alors que les écuries ne <;oiitenaîeat pas le nombre do cbevaox exigé par le réglemeol et par le budget,— et on fit renirer de« de» réformés, qai restèrent au haras. — L'un des deux était cornard et l'autre n'arait jamais produit.
S. — Le duc d'Orléans et le duc d'Aumale sont partis pour l'Afrique. — C'est la réatisatîon d'une promesse que le prince avait faîle k la fin d^un banquet, lors de son dernier- voyage. — Une situation singulière est celle des princes de^la famille royale en France ; qaelqaes soient leurs goûts, teof
tempémnent, leur caractère, leur^penchans^ il ïh^i qu'ils soient miliUires. Il y a up impôt pour le paiement duquel tout citoyen un peu aisé se fait remplacer:— c'est l'impôt que la cwiscriptionlève tous les ans sur la popalatiop» c'est l'impôt du sang. — Les princes de. la famille royale seuls le paient toujours en naiure et pendant toute la vie.
=■ M. Aciolphc Barrot, consul-général de France à Manille, est arrivé à son poste. M. Adolphe Barrot est le frère du chef des incorruptibles, et le septième ou huitième parent que la protection de M. Odilon Barrot a fait pourvoir d'pn poste avantageux.
= On éprouvait généralement en France^ depuis quelque temps , le besoin d'être empaillé. —La faveur d'être conservé après le trépas était exclusivement réservée aux autruches^ — aux casoars, aux singes, aux canards, etc., etc. M. Ganal est arrivé, qui a mis l'embaumement à la portée de toutes J^ fortunes. — ^ussi on raconte que diiin^»;»
dtner, comme on parlait de la modicité de tes prix, M*** s*écria devant son père : Ma foi, je ferai embaumer papal
Un enfant a été trouvé assassiné , delà déposé à la Morgue (remarquez que depuis que les philanthropes ont supprimé les tours des hospices d*enfans trouvés — on dépose, il est vrai, moins d*enfans aux hospices, mais beaucoup plus au coin des bornes et dans les auges des pourceaux). Pour prolonger le plaisir que la population parisienne semblait éprouver à aller voir ce cadavre ^ on l'a fait embaumer par M. Ganal,
M. Canal , dont les procédés sont fort ingé* nieùx, à ce qu'on dit, — me parait, en outre, fort habile à exploiter la publicité; j*ai vu, dans les journaux , des lettres de lui très curieuses, dans lesquelles il prévenait les lecteurs contre les concurrens qui pour-^ raient 8*élever. — a On ira ailleurs, si Toii teut, dit-il; on s'adressera à quelqu'àatre « inàis qu'arrivera-t-ll ? — <>n sara très mal
âO
empaillé , voilà tout ; — M. Gail^ n'y tietU pas.. — S'il vous avertit , c'est ûma v«Cre letérét. — Voulez-vous «tre tirés mal emparé! T— Allez ailleurs.
4. •— Je ne vous perlerai que {knir mémoire de la représeotatioii des dames bienfaisaaies qui a eu lieu hier an théACre de la Renaissance. M. Panel avait une extinction de voix. Le monsieur qui jouait le rôle de St-^Mègrîn s'est jeté à g«ioux aveo une telle violoice qu'il a fut craquer le plancher* «^ Les choeurs ont été cahi&Hcaha, «^ La mn^ signe de M. Fietlow est p42e, ineokNre et ennuyeuse. -^ Il Ta vendue 8,000 francs aux Polonais; — charité bien ordonnée coin^ «ence et finit par soi-même* — Oa a iant parié d6 cette re|)résentation qu'il serait eatefenâ d'en faine «a le&gTéeît. ~ Je dUirai
88Qleine0i que je ne comprends pas qa*ua mari permette à sa femme de se placer dans une position où il ne pourrait pas demander raison d'une insfulte qu'on lui ferait.
== Après la représentation, cent cin-« quante personnes ont demandé sans façon i souper àM. deCastdSaDe. — On s'est rendu à l'hôtel , quelques-uns en voiture , les autres à pieds > — ^n costume de Henri III. — Les maris ont été exclus du souper comme des coulisses, — où, assure-t-on, il se serait passé des choses bigarres.
» Le ministère continue à faire des actions vertueuses. On a dernièrement imaginé d'envoyer une ambassade en Perse, uniquement pour y attacher divers lions qui encom^ braient les coulisses du théâtre de l'Opéra j et entravaient le répertoire par leur influence sur les premiers, seconds et troisièmes svjets de la danse et duehant. On n'avait pensé à se débarrasser que des grands /tons, sans s'inquiéter des petits lions , des Inms à la suite
H des 80O5 -lions;— mais ceux-ci, dans rabsence de leurs chefs d'emploi , se sont mis à rugir comme eux. Alors une ordoiinanœ do préfet de police est venue défendre € aux directeurs de spectacles d'admettre aucune personne étrangère au service du théâtre sur la scène et dans les coulisses. — L'Opéra est compris dans cette mesure^qui no feit exception que pour les auteurs, compoaîteurs et maîtres de ballets, des ouvrages eomposant la rq>ré8entation du jour, a
Comme il n'est pas toujours facile de rem* plir ces conditions pour les pauvres lions , quelques-uns se sont engagés comme machinistes, lampistes , etc.» etc. Il est bon de dire que ces lions sont au nombre de quatre ou cinq y que plusieurs n'ont ni dents ni cri-/ nièreetque M. Yalentin do la Pelouze en lait partie.
» Les départemens suivent déjà Fexemple des vertus dont le nouveau ministère émer* veille Paris. — Voici un extrait d'une affiche que Ton m'envole de Rouen : —
Règlement . de la salle de danse de madame F^ Deleau, à St-Etienne-du-Rouvray.
Il est expressément défeada de chanter ni de fumer dans cette salle, et le silence doit régner pendant les quadrilles pour Tagré* ment du danseur.
Tons propos grossiers et outrageans envers quelqu'un sont interdits y — ainsi que les danses indécentes que repoussent là bienséance et rhonneur.
Tods. costumes malpropres, cannes et bâv tons sont défendus.
5. — Dans plusieurs départemens, des troubles et des émeutes amènent de graves
désordres et de tristes aoeîdens , an sujet dn
iHMpivt deftgrtioi. -— La pinii esl très cter.
— iBn^» pet étèdît annotée cdia àladÙRD-
bre des dépotés. — Des hommes qui se sont
••inpés d^ eérèsles prétendent qn'il dépen-
dnit d'ine admîaistratien sage e4 éclairée
de t^ire baisser k pnx de^ graina , et de
calmer les inquiétudes du peuple. — J*ai
rencontré hier sur le boulevart M. de Bal-
aacqui m*a dit avoir à ce su^et des notions
iort^oiii^lètes; je kû ai donné le litre d'une
brochure qui serait trèa intéressante , — et
que probablement il Mi en ce moment:
« Question du pain, d
«a Grèce aux fictions, du gooT^nemeot constitutionnel et de la représentation nationale » — les intérêts des gros propriétaiits sont soutenus aveCTéfaémence à la chambre des députés contre les intérêts des classes pauvres — ( si , pour remédier à cet incon- Téntent, vous abaissez ou supprimez le cens, .vips t^inbefli dans l'inoonvénie^t de la aorr^plion^ laquelle vou^ donijie;^ de^irand^
BomlDveuseg Ucïlkés.) LVstrée Vikfe des
graâis et des bettiaux étrangers diminuerait
de }a moitié le prix do pain et de la viande ,
en Franee ; — mais les gros propriétaires ne
ireolent même pas qu'on en parte. M. Bu^
gcaud s'est constitué le représentant de la
viande privilégiée, — se disant nationale,
Qi il a fait , à. la chambre, un discours dans
lequel il déclare qu*il craindrait moins une
invasion de Cosaques qu'une invasion de
bœufs étrangers. — M. Bugeaud, agronome
distingué et gros propriétaire, est loin d'être
désintéressé dans la question. Les amis des
peuples n'ont pas pris la peine d'étudier la
question pour répondre à M. Bugeaud.
= La guerre d'Afrique parait devoir glisser dans nos mœurs quelques habitades nouvelles ; un cheïk arabe, notre allié, attaqué par Abd-el-Kader , lui a tué cinq cents hommes, dont il a envoyé les oreilles au général Galbois, qui les a reçues avec plaisir. On lie sait pas si ces cinq cents paires d'oreilles font être envoyées en France.
ssLas joBrnaûx coirtinaeiily quand ils ne savait que dire» à faire de grands arlfeies sur la question d'Orient. Ce n'est pas une Inventioo nauveHe, et je me rappelle qu'il y a une douzained'années déjà c'était pour eox une ressource accoutumée.
A cette époque Janin, Bruckcr et Bomieuy aujourd'hui préfet de la Dordogne, rédigeaient ensemble le Messager. Bracker arrive le soir au journal et n'y trouve que Romieu. —Abl te voilà, je t'attendais; il manque deux colonnes. — Ce n'est pas moi qui les ferai, dit Brucker, je n*ai pas la moindre idée dkns la tête. — Ce n'est pas moi non plus, dit Romieu, je suis malade,
— EhbienletJanin?
*— Janin est à la campagne.
— Le journal se fera tout seul.
-T- AlldQ9/ Bnicker, dit Romieui deux pe«
tite$ colomiesy mon cb^ ; qu'est-ce qm cela tecoût^?
— Mais je fassure qae je ii*aî pas ua iilée ; je me sens béte comme ***•
r- Eh bien! traite la question décrient.
— Brockcr ne trouva rien 4 répondre, et fit deux colonnes sur la question d'Orient.
N. B. J'ai la, il y a quelques jours, un livre, le plus capiteux, le plus vertigineux que je connaisse, c^cst le Bouquet de mariage f que jedit Bruckera fait sous le pseudonyme. de Paul Severin,. comme il a fait tant d'autres livres sous celui de Michel Raymond.