LES CHRONIQUES QUÉBECQU0I8ES
— Maintenant, si vons aimez à connaître ma pensée iotime sur la situation, je vous dirai qu'elle ne m'inspire {)a8 de confiance, ni pour le présent, ni pour Tavenir.
— ^Yousm'étonnez; vous étiez tous absents dans la dernière session, et cependant, vous avez fait passer toutes vos mesures à de fortes majorités !
— Cela est vrai ; mais veuillez étudier avec moi, Ick événements et leurs causes, et vous avouerez que j'ai raison. Les hommes qui composaient le dernier cabinet, oa la plupart d'entr'eux, possédaient depuis six ans le pouvoir. Ils avaient réussi à régler les plus grandes «questions sociales et politiques qui aient jamais agité le pay». Les hommes les plus fermes, on le comprend, s'usent dans de pareils efforts, parcequ'ils ont à se heurter à de grands préjugés, et de grands intérêts. Knsuite, il y a les aspirations individuelles qui ne veulent pas toujours attendre ; en troisième lieu, il y a les fautes et les erreurs inhérentes à l'humanité, et dont les adversaires prennent avantage; enfin, tous les ]»eaples se ressemblent, ils sont comme cet Athénien, '{ai votait l'ostracisme d'Aristide, pareequ'il était fatigué «le l'entendre, sans cesse, appeler le juste. Le bill de milice était mal compris dans les campagnes, où il créait une agitation extraordinaire, au point de faire reculer les f>artisan8 les plus dévoués du ministère dans la chambre, et l'affaire Foote vint mettre le comble au désarroi. < '^est sons ces circonstances que fut donné le vote sur le bill de milice. Hais il faudrait se faire illusion, à un <iegré impossible, pour se tromper sur la portée de ce vote, et sur sa signification.
" Notre cabinet, bien contre mon gré, se forma en dehors de l'ancienne majorité, du seul parti qui pouvait nous assurer un parti permanent et stable. Les rouges non» imposèrent Dorion, et, comme je n'avais pas de
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parti à moi proprement dit, le chef des rouges, en prît avantage* ponr conduire à sa guise la politique générale, et surtout, pour peser sur l'administration de la milice. McDonald n'écoutait nue lui, et nommait colonels, des hommes comme Ilurteau et Kierzkowski, démettait Archambault et d'autres. Evanturel déteste les rouges rordialement, mais quelle influence a-t-il ? Tessier est peut-être encore moins capable, et est littéralement, odieux à toutes les classes de la population. Pendant qu'il n'oublie jamain de se servir, il n'oublie jamais de ne venger, et l'irritation qu'il a produite dans tout le pays, nous aifaiblit au-delà de toute expression. Dorioii et Loranger ont refusé, le premier, de reprendre «a place, le second, de lui succéder, parcequ'ils croient que nous allons tomber au commencement de la session \ et Brummond ne fait que répéter à tout venant, que nons somme» des enfants en administration, et que nous ne pouvons durer. Ensuite, nons sommes mai- défendus par la presse. Nous avions erio au ^^candal ]>our l'atlairt* de Foote, et cependant, nous primes le jour même de notre entrée dans le cabinet, le journal * de cet homm<* pour notre organe et lui confiâmes noti*e programme politique. La presse de l'opposition prit avantage de ce fait, où ne brillait certainement pas la sagesse, et après quelque temps, pour sauver le» apparences, nous fûmes obligés de chercher un antre organe. Nous prîmcH le Mercury, mais McDonald voulut à tout prix, avoir Sheppard qu'il enleva à Foote et le plaça an Mercury, C'était une grande erreur à divers égards, d'abord, parcoque le public connaît cette manigance, et sait que rien n'est changé dans les choses, si ce n'est le nom du journal sur lequel elles sont écrites ; en-
* Le Moming ChronieU de Québec.
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suite, parce qu'on sent, en lisant Sheppard, qu'il est l»ayé et qu'il n'écrit pas de conviction j en troisième lien, il n'a pas à mon avis, écrit un seul article remarquable, un seul, qui donne de la force à un gouvernement sar l'esprit public, et il en a écrit beaucoup de trÔM compromettants, et de très imprudents. Il reçoit )mraitHi, ses inspirations de MacDonald, alors Mac* îtonald est loin d'être un bon conseiller.
"Je n'ai pas besoin de vous, parler de Dessaulles et Ikrthe. Il n'y a pas moyen de faire taire le pi-emier, qui insulte trois fois par semaine, la majorité parlementaire sous laquelle il faut que nous tombions ; quand au second, il y a longtemps, q»ie je dis à Tessier et à Fvanturel de s'en débarrasser à tout prix. Ils me répondent, qu'ils sont à la recherche d'un rédacteur et n en peuvent trouver. Ils se sont, me disent-ils, adressés <ieax ou ti*oîs fois à Huot, qui les a refusés. Je comprends bien qu'il ne veuille pas être l'instrument «le deux hommes, dont il se croit intellectuellement *»upérieur. En attendant, les propriétaires du Canadien se querellent entr'eux, et cette feuille et le Pays nous t'ont un mal incalculable.
*'Tant '4ue le bill de la milice n'a pas été compris, les ^utiens du ministère Cartier-MacDonald n'ont pas osé lever la tète ; mais il l'est parfaitement aujourd'hui. Vous comprenez bien que si, dans beaucoup de localités, les gens consentent à faire volontaii*ement l'exercice du ifrili, ils le feraient avec plus d'empressement encore M on les payait. Or, le bill du ministère Cartier, aci'ordait un écu à chaque milicien pour chaque jour d'exercice, tandis que nous ne lui donnons rien. Si nous payons les volontaires des villes, nous ne don rions |>as un sou aux miliciens de la campagne, qui sont les
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pi as nombreux, et qui sont à cause des distances, sojet.s H plus de sacrifices.
" Pour nous mettre bien avec le public, et prouver que nous étions sincères, au lieu de choisir le ChranieUi pour notre organe, nous eussions dû agir dans le temps contre son propriétaire; en ne le faisant pas, nous avons prouvé que le cri : au scandale que nous poussion^^, n'était pas sincère, et que nous ne nous en servions que parce qu'il était populaire. Aujourd'hui il est usé.
** MacDonald croit faire beaucoup avec ses commi:^sions; mais outre, qu'elles sont formées de mauvais éléments et d'hommes pour la plupart tarés, ou sans valeur, nos journaux en menaçant nos adversaires et en appelant sans cesse la discussion sur ces commissions, les ont usées jusqu'à la corde.- Le public sait tout ce qu'elles promettent et n'y croit déjà plus; elles ont aussi, un caractère politique trop prononcé.
** C'est là tout notre li^^^ge, tout ce que nous avon^ à offrir aux chambres, car nous n'avons pas de mesures importantes à leur présenter ; la seule importante, était le chemin de fer intercolonial que j'avais la mission d'étouifer à Londres, mais qui, nous tuera certainement, si nous ne mourrons pas plus promptement par une autncanse. Nous ne pouvons pas nous cacher que nous avons affaire à des advei*saires redoutables, tandis quv le nombre de nos hommes capables est bien minime. Dans le conseil, où nous perdrons probablement l'élei-tion de l'orateur, nous avons pour nous défendre Morris, Bureau et Tessier; voilà trois champions, qui ne promettent certainement pas beaucoup. Dans la chambre, à pcrt moi, Sandtield dont John A.^ n'aura certainement pas peur ; McGee parle avec beaucoup de
• Macdonald.
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facilité, mais il n'a pas de valear dans le débat ; Abbott « honte de sa trahison, et le bon sens a honte d*Ëvantiirel.
" Paisj arrivant un vote de non-confîanee, quel cœur puis-je avoir d'aller aux élections, lorsque je sais qii(^ les rouges veulent faire l'élection a leur compte, et qu'à ioars yeu^c, je n'ai pas perdu la tache originelle ; j'ai fait partie du ministère Cartier-Maci)onald. Si, a l'heure qu'il est, je me sens entouré par eux de' tous les côtés, que seraîtrce donc sMls revenaient avec plus de voix f Croyez-vous que je m'aveugle au point de ne pas voir, qu'ils veulent mettre Dorion à ma place.
*' Quel intérêt a de son coté MacDonald de demander Wes élections, si nous sommes battus? Il sait bien, que BrowQ et J. A. MacDonald se partageraient le Kaut^ Tanada, et qu'il ne resterait rien pour lui."
La fin morale de tout ceci, c'est qu'il est toujours plu8 ''ùr de rester fidèle à son parti, quand même il aurait fort quelquefois
— ^Vou8 m'avez M. le ministre, initié à bien des chosen^ que mon inexpérience n'aurait certainement jamais devinées, mais alors, le mal serait donc sans remède ?...
— Oui. sans remède à mon sens. La situation a empira «Vune manière effrayante, pendant mon absence . C'est comme un malade qu'on a été longtemps sans voir, et «lui se hfttc vers le tombeau ; j'ose croire, que ma pré- <«cnce eût empêché bien du maK
— Cependant, il ne faut pas désespéi*er ; qui sait, ce qae peut apporter le vent de la montagne ? Je sais que je vous fatigue et vous ennuie, cependant, avant de vous laisser, je ne puis résister au désir de vous entendre expliquer le vote de non-confiance de 1868> et le proi*édé de sir Kdniund Head. La chambre n'avait-elle pas tc*rt d'en agir ains^ ? et le gouverneur-général ne
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(Icvaît-il pas aecoi'der après le vote, la diBsolation demandée ?
— Voa8 me plaeeas là, dans une position bien délicate. Ou, il faut que je condamne le vote de 1858 et le refus du gouverneur qui le suivait, ou, que je justifie, par avance, le gouverneur-général actuel de nous refuser, si nous lui demandons une dissolution, lorsque nous 3avons moins droit que M. Brown en 1858, car je faisais partie du ministère MacDonald-Cartier, et en restant dans le cabinet,* j'ai accepté comme bon, et le vote dé la chambre et Tacte du gouverneur-général. Cependant, je veux être franc avec vous, et vous dire toute ma pensée. Je ci-ois donc que la chambre était injuste, do refuser au nouveau cabinet l'occasion de s'expliquer, et je ne trouve aucun précédent de sa conduite, dans l'histoire parlementaire d'Angleterre. Après cela, elle avait son libre arbitre, et pouvait, si elle le voulait, dire de Kuite au gouverneur-général : — nous ne voulons pas dv ces hommes pour vos conseillers. Mais sir Edraund n'avait pas la mission de juger l'acte de la chambre, qui était indépendante de lui, et il devait le prendre tel qu il le trouvait. Le pays sortait d'une élection générale, et le vote que repoussait 31 M. Brown et Dorion, était si écrasant, que le gouverneur le prenant pour i^uide, pouvait dire: — "je ne vois aucun changement dans l'opinion publique sur l'administration du pays, nous sortons d'une élection générale coûteuse, et je ne serais pas justifiable de faii*e dans ces circonstances, un nouvel appel au peuple. Cette session serait perdue, il est plus que probable que la suivante le serait aussi, parce que le parti qui sort à peine de l'urne électorale, en sortirait encore triomphant. Ce serait encore à recommencer, et établir dans la pratique, les parlements annuels. Sous ces circonstances, je veux épar-
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gner au pays son argent, et une perturbation sans but." (^ue répondre à de pareilles raisons ? car le gouverneur a pour obligation de veiller à Tintérét du pays, et eneore, à celui des partis politiques.
— Vous plaidez votre cause de 1858, et vous la plaidez bien ; mais vous allez probablement, vous trouver dan.s la posHion où était M. Brown en 1858, après le vote de la chambre; quel sera votre raisonnement alors ? Je s^is inquiet pour vous.
— Je voudrais bien changer de raisonnement, comme j'ai changé de position, mais je ne le puis. Les droits du gouverneur restent les mêmes, et ses motifs, pour refuser une dis<)oIution, sont plus forts que ceux que pouvait invoquer sir Edmund Head.
— Expliquez-vous, je ne vous comprends pas.
— Pourtant la chose est claire. Si, immédiatement après la formation de notre cabinet, la chambre nou^ eut donné un vote de non-contiance comme celui qu'elle donna contre le cabinet Brown-Dorion en mil huit cent cinquante-huit, les deux po.sitions ou.sscnt été identiques, et si, nous eussions pu nous plaindre d'une inju.stice de la part de la chambre, le gouverneur-général eût pu répondre en refusant la dissolution : '* le pays »ort d'une élection générale, etc..." Mais, la chambre nous a donné ce que Ton appelle un fair trial ; nou.s avons fait passer nos mesures, petites et grandeis, sans rencontrer le moindre obstacle. Nous avons énonc<^ notre programme, nous l'avons pratiqué et la chambre le rejeté. Nous avons été franchement mis à l'épreuve, et nous sommes condamnés ! Nous ne pouvons pas dire que l'opinion publiq^ie est changée, si ce n'est à notre détriment, depuis la session dernière. Nulle mesure nouvelle ne justifierait un appel au. peuple, après guère plus d*un an, car il n'en existe pas. Si, il y en ayait
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une, le chemin de fer intorcolonial, nous eut justifié dans un revers, de demander la dissolution ; mais nous avons, pour n*être pas battus, renoncé à ce projet ; il ne s'agit donc plus que d'une question de personnes. La session dernière a été perdue à peu près ; celle ci le sera, si, comme je le pense, nous sommes battus ; et qui garantit que l'élection nous fera plus forts, et nous permettra de faire une session fructueuse? On se rappelle le sort de M. Hincks en 1854. Ce seraient donc trois sessions de perdues, uniquement pour satisfaire l'ambition de huit h dix personnes. Ce serait trop exiger du chef de l'Etat, de son bon sens, et de son équité. Je vous disais, il y a un instant, que nulle question nouvelle ne i?e produisait, je me trompais. II y en a une, mais celle-ci, je suis obligé de la combattre ; je veux parler du cr^rfit/oncicr. Tous mes électeurs sont en faveur de cette institution, et si je la combats, je suis certain de n'être pas réélu. Aurais- je bonne grâce de faire, dans ces circonstances, un appel au peuple ?
Je recueillis cette conversation, au moment où l'ami du ministre venait de le laisser. Il était triste et profondement impressionné. Je vous assure que, si le^ mots ne sont pas toujours les mêmes, ce qui serait impossible, j'ai retenu pour sûr, la substance de cette intéressante causerie politique.
Laissons là les discours, et venons maintenant auK faits, aux faits matériels. Lorsque je vous racontais, dans ma dernière lettre, la visite de MM. Sicotte et Tessier à M. Chapais, j'oubliais de vous dire, qu'au moment où les deux ministres laissaient la maison hospitalière, leur voiture se brisa. — Prenez garde dit yi. Chapais, c'est un mauvais augure î
Yous rappelez-vous que je vous dirais, dans ma première lettre, que M. Tessier faisait faire une chemin
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ao quai de Rimouski, dans la seigneurie de ma belle-mère et de mes tantes/ Eh! bien, la chemise est déchirée au ^and Acandal de la population du lieu, et je vous dirai dans quelles circonstances. Le patron de la chemise avait été fait par M. Rubidge; les boutons, ou, si vous voulez, les chevilles de fer n'avaient que dix-huit pouce8 de longueur. M. Derome l'entrepreneur, écrivit au commissaire des travaux publics, que ces chevilles devaient avoir trente-trois pouces, sans quoi la chemise ne tiendrait pas. On lui ré])ondit que ce n'était pas son affaire, et de faire l'ouvrage suivant les spécifications. Qui fut dit fut fait ; mais la mer brutale a déchiré lu chemise,
Aujoui-d'hui, M. Derome est l'objet des persécutions de M. Tessier, parcequ'il est soupçonné d'appartenir à Topponition. Un jour, M. Tessier lui dit : — " Si vouk avez besoin de farine, vous pourrez vous adresser à mon agent. M. Couillard ^ (à Rimouski) ; si aussi, vous avez besoin d'hommes, il y en a qui me doivent, vouh pourrez encore parler à M. Couillard."
Cette anecdote est charmante; en voici une qui suivant moi, est plus piquante encore. Au moment où M. Tessier se présentait pour la première fois au collège du Golfe, le National se prononça pour sa candidatare. Il alla de suite s'abonner à cette feuille, et paya les douze mois d'avance, puis envoya quelques annonces au même journal. Mais le National cessa de paraître, quelque temps avant rexpii*ation des douze mois. M. Tessier computa, trouva qu'il avait payé un éeu d€ trop, et le retient sur le prix des annonces.
* On ven», plos loin, que Biaise fiût ici une errenr de nom, c'e^t M^. Cooiore qu'il iaut lire et non M Couillard.
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C'est probablement avec cet écu, qu'il pensait devoir être appelé, à payer les passages de trois cents Acadiens sar le Lady Head,
M. Joseph-Guillaume Barthe est dans Teau chaude, car il sait qu'il n'en a pas pour longtemps au Canadien. Si je suis bien instruit, sir N. F. Belleau serait le ministre auprôsi duquel, il aurait fait faire des démarches, avant d'accepter la rédaction du Canadien, Cet homme, est la plaie du ministère.
Je circule assez parmi les rouges, et je connais leur:* sentiments. Ils ne se cachent pas de dire qu'ils veulent éléminer du gouvernement, et de la chambre, tous ceux qui ont été ministres depuis dix ans, ou qui les ont .soutenus par leurs votes. Aussi, n'oubliez pas que la " commission financière et départementale " a pour minssion, le Mercury l'a dit en termes exprès, d'examiner tout ce (\u\ s'est fait depuis dix ans. Cette recherche atteindra MM. J. A, MacDonald, Cartier, Cauchon, Sicotte, Lemieux, Drummond, Loranger et tous les membres du parti libéral-conservateur. Ils entreprennent là, une besogne d'Hercule, et je pense, qu'ils succomt>eront à la tâche. Ce sont des insensés qui courent à leur perdition. Ils ont un candidat pour chaque comté, et \\f n'auront nul égai*d, même pour ceux des ancieni" membres, o.ui votaient avec eux, durant la dernière session. Il ne faut donc pas être étonné, si les homme& de l'ancien parti, malgré leurs différends, se réunissent pour les mettre à leur place.
Je voudrais encore écrire, mais j'ai déjà été si long t ])Ourtant, je ne puis résister au plaisir de vous entretenir encore quelques instants, pour vous parler des espions <lu gouvernement. Le premier ministre a ses espions.
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Son eApion en chef, est un employé de la chambre * et m ancien confrère de comptoir. C'est le même qui écrivait toutes sortes d'outrages contre M. J. S. MacDonald f <ians le ComwaU Freeholder, et qui continue sa salo beHOgne, dans le même journal encore aujourd'hui. II rôde constamment dans les corridors de la chambre, pour voir cens qui entrent dans les bureaux, et entendre ce qui s'y dit, et ce qui s'y fait. Les membrcH de la chambre elle-même, sont assujettis à sa surveillance, et ses confrères écrivains sont rapportés, chaque fois qu'an membre ose parler à un employé. L'autre jour il insultait, sans le nommer, M. Badgley, le traducteur anglais de la chambre, et insultait du même coup, Kon oncle, le juge Badgley, parceqn'à la demande d'un membre il avait traduit quelques documents.
Je termine par l'anecdote suivante sur le compte du même individu. Un jeune et galant conseiller de ville, «e promenait il y a quelques jours, sur la rue St... à \;6té d'une belle et charmante fille d'un ministre. Un homme aux longues mâchoires salua. Quel est ce: homme dit le conseiller municipal ? — Je crois que c'ent un employé de la chambre, répondit la jeune demoiselle. 7 think he is a spy^ because he comes to our bouse betwten six and seven everv moming^ and locks himself up with my father for hours in a room.
Ceux qui s'en servent, les appelent par leur nom ,
Blaire.
* Wm. Spink, était toupçonné d'être cet espion. 1 11 doit y AToir, ici, errenr de nom. 6è
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