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de Chester. M. Bureau n'’a-t-il pas réclamé, lui aussi, à l'égard des améliorations faites sur ses lots avec l'argent de la colonisation ? Cependant, si vous allez aux renseignements sur les lieux, vous trouverez que l'argent a été dépensé à la bonne place, et que les lots des Labrèche n’en ont pas souffert. M. Labrèche dit que “ ce n’est pas de l'argent perdu.” Ila raison, car cet argent a acheté la fidélité douteuse du député de Terrebonne.
Je viens d'apprendre une importante nouvelle. Vous savez que je vous disais, dans une de mes lettres, que M. Bureau était arrivé à Québec la première fois avec “une moustache toute flambante neuve; ” mais que celle-ci avait beaucoup souffert de la lutte électorale. Cette nouvelle n’est pas une nouvelle, me direz-vous. C'est vrai, maïs ce qui est nouveau, ce sont. chez le secrétaire provincial, les instincts matrimoniaux développés par les succès électoraux, et son cœur lui parle aujourd'hui, “DE For,” d'espérance et de charité! Comme vous le voyez, il a les trois vertus théologales ; mais comme l’hymen suppose toujours un visage jeune, frais et beau, l’illustre homme d'état est allé, le jour même de la fète de l’Annonciation, demander au coiffeur Bansley de la rue St. Jean, un peinturage complet, comprenant les favoris, la moustache et jusqu'aux souwrcils. Je n’ai pas besoin de vous dire que la peinture était noire, et que Bansley lui en a donné libéralement pour son argent !
Ah! mon cher provincial, vous êtes nn hypocrite. Vous cachez votre couleur! Mais, à quoi sert, Blaise
vous suit tous à la piste arand ses cours ne l’obligent.
pas d’être à l’université, et il prend un plaisir d’étudiant espiègle à vous arracher la peau d'agneau sous laquelle vous eachez vos appetits loupeurs !
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N.B.l'univers restante.
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M. Evanturel n'a pas autant de vertus théologales que son collègue rouge, mais avec ‘“ la chance” il lui reste au moins la charité. |
Le Mercury et les autres feuilles ministérielles répandent le bruit que l'opposition est divisée, qu’elle a pro: noncé la déchéance de M. Cartier et que les chefs du parti se querellent entr’eux. Je puis vous assurer, car j'ai l’oreille de tous ces hommes, que l'harmonie la plus parfaite règne parmi eux. Le gouvernement ne le saura que trop après la vacance.
Jamais, au dire des mieux renseignés, un cabinet ne s'est trouvé dans une position pareille; jamais, avec un appui moral et matériel si faible, en face d’une opposition aussi forte en nombre et en talents; jamais, si déçu dans ses espérances et dans ses caleuls; jamais aussi humilié dans ses œuvres, et aussi écrasé par Îles résultats ; jamais aussi confondu et flétri dans ses desseins de haîne et de vengeance.
J'ai reçu une lettre d’un commis sur l'efficacité de la milice volontaire; je vous la communiquerai dans ma prochaine; j'ai du reste encore bien des choses à voux dire.
BLAISE
N. B.—Dorénavant ne m'adressez plus vos lettres à l’université, car vous éventeriez la mine ; écrivez : Poste restante.