‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 10 sur 241 · Par acte du 3 janvier lo · texte numérisé non relu

Par acte du 3 janvier lo

2. Il est mentionné dans les Annales de la ville de Romans (12 juin 1562).

3. C'est sans doute cette union qui a donné lieu à l'erreur commune à presque tous les biographes des Tencin, qui fait attribuer à Guérin les fonctions de maître de la monnaie. L'auteur a pu compulser sur place la liste officielle de tous les maîtres de la monnaie de Romans et il a constaté qu'aucun Gucrin n'y figure.

4. Celui-ci fit, comme Guérin, souche de gentilshommes. Jean de la Croix, dit Guerre, fut l'ancêtre des La Croix, seigneurs de Chevrières. Henri de la Croix, avocat au Parlement, fut l'homme d'affaires de Diane de Poitiers et, à la vente des biens de celle-ci, acheta de fort belles terres (note de M. l'abbé J. Chevalier).

des péages par eau cL par terre de Valence et de Mirmande. L'évêché de Valence, qui en était bénéficiaire, leur avait affermé ses droits à raison de 4400 livres tournois par an et Timportance de cette somme, à laquelle il faut ajouter les frais de l'exploitation, indique bien que les deux associés travaillaient, selon l'expression vulgaire, sur une grande échelle.

Dès lors, en établissant son bilan et en regardant ses trois enfants, Pierre Guérin put être persuadé qu'il était né sous une bonne étoile.

Cependant les temps, jusqu'alors assez paisibles, commençaient à se troubler. Un vague malaise se faisait sentir parmi les populations. La fraternité, tant prêchée, ne semblait aux malheureux qu'un vain mot et « le clergé avait perdu les austères vertus que réclament les augustes et saintes fonctions de son ministère* ».

Les prêtres des campagnes, abandonnés de leurs chefs, « languissaient le plus souvent dans l'ignorance et la pauvreté. Une réforme devenait absolument nécessaire. Elle était réclamée de toutes parts; mais parmi ceux qui la demandaient, les uns, tout en déplorant les maux de l'Eglise, voulaient demeurer ses fils soumis et attendaient cette réforme de son autorité et de ses lois, tandis que les autres, esprits superbes et impatients de tout joug, avides de changements et de nouveautés, poussaient à la rupture. Le plus grand nombre de ces derniers, il faut bien le dire, appartenaient à la vie religieuse ; c'étaient des moines, fatigués de leur état, disposés

1. Préface de M. l'abbé Jules Chevalier au.\ Mémoires du 1'. Archange de Clermont pour servir à l'histoire des Huguenots de Romans, 1547-1570.

Le récit cjui va être fait des événements auxquels les Guérin furent intimement môles a été établi d'après trois documents fort curieux :

1° Les mémoires du P. Archange de Clermont, publiés et annotés par M. l'abbé Jules Chevalier. Sibilat André, éditeur. Romans, 1887;

2' Une relation attribuée avec beaucoup de raison à Antoine Guérin luimôme (Biblioth. nat. m'« F. :W19, p. i:J7, et BiiUelin de la Société d'Archéologie de la Drôme, année 1877, communiqué par J. Roman);

3» Les Annales de la ville de Romans pendant les guerres de Religion, jjubliées d'après le manuscrit original et annotées [)ar le D^ Ulysse Chevalier. Bulletin de la Société d'Archéolor/ie de la Dnhne. 1873.

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