‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 125 sur 241 · Assemblée du clergé · texte numérisé non relu

Assemblée du clergé

L'ARCIIEVKQUE D'KMBRUN 219

les princes. « M. le Duc', écrit-il à son frère, consent que je lui fasse adresser des bartavelles et de les partager avec moi. J'écris pour qu'on vous en envoie quatre par semaine que vous aurez soin de faire empaqueter et partir sur-lechamp par la poste ■. »

Loin de l'engager à regagner son diocèse, on le fait attendre et finalement on le retient.

« Il est déterminé, écrit-il le ',] février', cjue je serai de l'assemblée du clergé si la province me défère ladéputation, comme il y a apparence. Monseigneur le Duc l'a exigé de moi avec des expressions si obligeantes que je n'ai pas dû résister davantage. J'en suis pourtant très fâché. J'aurais préféré de tout mon cœur Embrun à l'assemblée du clergé.

« J'ai nouvellement reparlé -k M. le Duc du guidon de gendarmerie pour mon neveu l'aîné et d'une compagnie de dragons pour le Chevalier. Le premier n'est pas l3esogne prête; la seconde pourra venir plus tôt. »

Ainsi le nouvel archevêque n'était nullement le personnage tai'é et tenu à distance, que l'on voit émerger de l'ombre de la disgrâce dans certaines pages biographiques. Il était en bonne posture pour solliciter des faveurs, et son prétendu exil fut coupé de bien nombreux séjours à Paris, car des lettres ' de diverses époques, datées de la capitale, indiquent que pendant plusieurs années il séjourna moins souvent à Embrun qu'aux abords de la Cour ' .

Ce ne fut d'ailleurs que contre son gré, car il aspirait au repos et ce n'est pas là un des moindres détails grâce auxquels la figure de M. de Tencin apparaîtra désormais avec un peu plus d'exactitude.

1. Duc de Bourbon, prince de Condé. devenu premier ministre depuis la mort du duc d'Orléans.

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