‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 140 sur 241 · Lettre inédite. Collection du marquis de Monteynard · texte numérisé non relu

Lettre inédite. Collection du marquis de Monteynard

3. Rappelons qu'à cette époque le « dîner » avait lieu à deux heures après-midi.

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nourriture. Mais comme ils ne devaient rien accepter d'une personne qu'ils pouvaient être appelés à juger, un de leurs domestiques alla acheter des bouteilles de vin, du pain et du fromage et ce fut ainsi (juc la Cour restaura ses forces épuisées ^

CependanI Jean Gautier fit diligence et s'adjoignit un confrère du voisinage, M. de la Brunerie. Tous deux transportèrent le cadavre dans la salle de bain, puis, après l'avoir ouvert et examiné, rédigèrent leur déclaration :

« On trouva que la cause de la mort ne provenait que dun coup d'arme à feu qui était sous la mamelle gauche dans la quatrième des vraies côtes, trouvée brisée et fracassée et le cœur criblé de cinq ou six coups', ce qui a causé la mort dans le moment. «

Pendant ces allées et venues, c'était toujours l'archevêque d'Embrun qui, gardien de la grosse clef, allait ouvrir et refermer la porte cochère \

Après l'autopsie, la Cour délibéra sur ce qu'il fallait faire pour enterrer LaFresnaye. « Il fut décidé que l'on enverrait quérir M. le curé de Saint-Roch pour trouver bon que l'on inhumât pendant la nuit suivante le défunt, comme étant de la paroisse. »

Le curé étant arrivé refusa net, déclarant qu'il ne pouvait point consentira cette sépulture sans s'exposer à une mercuriale de M. le cardinal \

« Eh ! bien, lui répliqua le Président du Grand Conseil, quand vous le ferez en vertu d'un arrêt qui vous l'ordonne, vous n'aurez rien à dire. »

Il consentit alors et la Cour prononça un arrêt avec injonction à M. le curé de Saint-Roch d'enterrer le défunt".

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