‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 146 sur 241 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Les eaux de Passy. — La mort de Destouches-Canon. — Le concile d'Embrun. — L'attaque de M. Soanen contre M. de Tencin. — La justification éclatante t)r celui-ci. — • M. Soanen s'incline. — Sa condamnation, son entêtement, son exil. — L'assemblée du

CLERGÉ EN 1730. — La POLITIQUE d'aPAISEMENT DU CARDINAL DE

Fleury. — Intrigues de Mme de Tencin. — Réunions clandestines d'évèques. — Mme de Tencin exilée a vingt lieues de Paris. — Elle reste a Ablon. — Sa correspondance avec le premier Ministre. — A cause de sa santé elle est autorisée a revenir a Paris. — Les Tencin réduits au silence pendant dix ans. — M. ET Mme de Ferriol meurent successivement. — D'Argental

amoureux. — PoNT-DE- VeYLE auteur -comique. — BOLINGBROKE

ÉCRIVAIN. — Suicide du comte Hoym. — Mariage de Schaub. — Ce que devient le duc de Richelieu. — Mme de Tencin écrit ses romans.

Les eaux de Pa?sy, grâce auxquelles Mme de Tencin espérait retrouver, sinon la santé, du moins la possibilité de vivre, n'étaient à la mode que depuis cinq ou six ans. La découverte de la première source datait pourtant de soixante ans', mais c'était seulement depuis le commencement du xviif siècle que M. Duclos, de l'Académie des Sciences, d'abord, puis M. Lémery le fils avaient trouvé qu'elles • renfermaient « un sel acide, une [)Oudre fine de rouillure et un esprit vitriolique ».

Malheureusement, il était advenu une aventure ridicule, qui avait annulé pendant iuî certain temps la valeur de toutes les analyses. « Cette source, rapporte Dulaure, - étant assez

1. Ce fut en 1658 que le médecin Givre s'aperçut que ces eaux, alors ignorées au fond d'un puits, possédaient des qualités minérales.

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