CHAPITRE XV
Le chapeau de cardinal de .AI. de Texcin. — Impossibilité qu'il ait
VERSÉ, POUR l'oRTEXIR, LES SOMMES DONT ON A PARLÉ. — La LÉfiENDE
DE l'ultimatum DES JÉSUITES AU ROI d'AncleTERRE A CE SUJET. Le
CARDINAL DE TeNCIX REPREND PIED DANS lÉtaT. — Il EST ENVOYÉ A
Rome pour suppléer au duc de Saint-Aignan et attendre le prochain CONCLAVE. — Son entrée officielle, trop MODESTE AD GRÉ
DES Romains. — Mort de Clément XII. — Ouverture du Conclave,
FOURBERIES DU CameRLINGUE. — M. DE TeNCIN LES DÉJOUE. — ELEC- TION DU CARDINAL LaMBERTINI SOUS LE NOM DE BeNOIT XIV. —
Satisfaction du cardinal de ïencin. — Il est nommé archevêque DE Lyon, mais reste encore a Rome en qualité de chargé d'affaires de France. — Il va prendre enfin possession de son diocèse. — Le cardinal dk Fleury lui écrit confidentielle.ment pour lui proposer sa succession. — M. DE Tencin refuse, .mais il
est N0M.MÉ .ministre d'Et.U" DANS LE CONSEIL DU Roi. — CORRES- POND.\NCE DE M.ME DE TeNCIN AVEC BeNOIT .\IV. — L'apoGÉE DES
Tencin .
Que n'a-t-on pas raconté au sujet du « chapeau » de cardinal de M. de Tencin.
Un document^ nous assure qu'il y eut « bien de la manœuvre dans cette affaire ».
« M. de Tencin, continue l'auteur de cette pièce édifiante, négociait depuis près de trois ans chez tous les ministres de cette cour (celle des Stuarts, exilés à Rome). Les Jésuites s'en sont enfin mêlés et l'affaire a réussi. Ils ont d'abord mis leurs agents en mouvement dans toutes les cours catholiques. . . Ils ont eu recours aux ministres du Roi d'Angleterre^ pour les engager à parler à leur maître. Leurs sollicitations ont
i. Bibl. nat., 4 n" i7, 19421.