‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 193 sur 241 · En · texte numérisé non relu

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Celle <jui devait être un jour duchesse de Chùteauroux « avait la taille haute et majestueuse ; les traits de sa physionomie étaient un peu forts mais réguliers. Cette régularité pouvait rempêchcr d'avoir de la physionomie, mais ses grands yeux bleus avaient des regards enchanteurs, et tous ses mouvements possédaient une grâce infinie. Le charme qui émanait de sa personne dépendait beaucoup moins de chacune de ses perfections que de leur ensemble.

« L'esprit de Mme de la Tournelle était tel que l'annonçait le caractère de sa beauté ; il était quelquefois imposant conmie elle, tendre comme son cœur, et fier comme le nom sous lequel elle devait être connue'. >>

Des quatre sœurs : Mme de Maillv, Mme de Vintimille, Mme de Lauraguaiset Mme de Flavacourt, c'était Mme de la Tom'nellequi passait pour la plus séduisante. La première fois que Louis XV l'avait aperçue à Petit-Bourg, chez le duc d'Antin, il n'avait pu s'empêcher de s'écrier : — « Mon Dieu, qu'elle est belle ! »

Il devait s'en souvenir.

Le marquis de la Tournelle était un jeune homme dévot et charitable, dont Mme de Brancas dit : « qu'il était éperdu d'amour pour sa femme, mais que c'était de l'amour perdu... »

Pendant qu'il priait dans ses terres, le Roi prenait pour compagnes habituelles les demoiselles de Maillv, et la familiarité des relations quoditiennes amenait des surnoms. Mme de Flavacourt, c'était la Poule , Mme de Lauraguais, la ?-ue des Mauvaises Odeurs -, Mme la Tournelle La princesse. On les voit.

Pourtant le Roi ne se décidait point, mais Richelieu, qui le scrutait adroitement, démêlait bien son désir encore timide ; et peu à peu, il entraînait son maître vers celle qu'il lui destinait. De son côté, Mme de la Tournelle, avertie par

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