‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 29 sur 241 · Annales de la ville de Romans · texte numérisé non relu

Annales de la ville de Romans

' 2. Voir cette lettre intéressante aux pièces juslificatives.

On le voit les Rochechinard s'étaient nettement ralliés au parti d'Antoine Guérin. Ce Romain Mosnier de Rochechinard était fils de Claude de Rochechinard et de Françoise Guérin. Il mourut en 1608. Il avait épousé Imbcrte Bruyères dont il avait eu douze entants.

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Mais la distance qui séparait le gouverneur de son souverain était faite pour donner quelque assurance au comte de La Roche, et celui-ci répondit à la démarche des consuls en leur demandant, le lendemain même, 105 écus pour l'entretien d'une de ses compagnies, commandée par M. de Champtz.

Puis il exila purement et simplement le juge, le procureur du Roi et les notables, qui s'étaient permis de s'opposer à ses projets. Antoine Guérin se vit donc avec désespoir obligé de quitter sa belle demeure et de sortir de sa chère cité. Mais il laissait derrière lui des amis dévoués; et, de loin, il ne cessa pas de surveiller son adversaire. Car le vieux connaisseur d'hommes avait démêlé du premier coup dans La Roche un aventurier de grande envergure, et il redoutait une trahison.

Sur ces entrefaites, la France fut de nouveau secouée par l'assassinat de Henri III et la lutte que Henri IV fut obligé d'entamer pour faire valoir ses droits légitimes.

Les Romanais anxieux supplièrent alors leur gouverneur de permettre le retour des exilés. Cette grâce fut accordée, mais Guérin se vit refuser de reprendre ses fonctions. Malgré tout, la clémence de La Roche — dans laquelle il faut voir surtout une habile manœuvre — avait porté ses fruits, et d'assez bonnes relations s'étaient rétablies entre la ville et son gouverneur. C'est ainsi que le 13 décembre 1390, nous voyons le consul exhorter les habitants à faire « un honnête et gracieux présent à la nouvelle épouse du comte de La Roche, qui doit bientôt arriver ».

Les confréries répondirent à cet appel, et l'abbaye de Bongouvert fit don à Mme Marthe de Clermont^ d'une magnifique écharpe de soie cramoisie, garnie de dentelles et de franges d'or, du prix de 2o écus. Quant à la confrérie de Saint-Pichon, chargée de signaler au public « les maris qui se laissaient battre par leurs femmes », il est probable qu'elle

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