‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 42 sur 241 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Mémoire de Mme de Tencin. Arch. de Grenoble. Arch. de l'évêché.

4. Les autre.s « élèves » sans doute, dont plusieurs appartenaient à des familles peu fortunées qui vivaient modestement et fièrement dans de petites gentilhommières.

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et que, religieuse, elle vivrait avec plus de commodité que si elle était mariée. »

On lui faisait ensuite envisagei- que le parti du couvent, qu'on lui préparait avec tant davantai^es, était le meilleur pour elle; « que c'était le seul (ju'elle avait à prendre ; qu'aussi bien elle serait obligée de passer la meilleure ])artie de sa vie dans le couvent, qu'il n'y avait aucun établissement à espérer dans le monde pour elle et que, demeurant séculière, elle serait réduite dans un état misérable, toujours maltraitée de sa famille, dont au contraire elle deviendrait l'objet de tendresse si elle se faisait religieuse* ».

Mais Alexandrine commençait à être envahie par le désir de se mêler à la vie, qu'elle devinait si attrayante et si intense hors des murs du couvent.

Cette terrasse de Montfleury, si propice aux méditations sacrées poursuivies dans la contemplation d'un des plus beaux spectacles de la nature, était bien favorable aussi au développement du besoin de liberté que la splendeur d'un tel panorama pouvait faire naître. C'est la vie elle-même qui déploie en ce lieu ses plus merveilleux attraits. Tout y est réuni : la montagne, le fleuve, la prairie, la cité, et ces éléments, puissamment disposés, le sont cependant avec une harmonie reposante, car entre les aspects sauvages des hautes cimes et la riante fertilité de la vallée le regard passe par d'admirables transitions.

Dans cette coupure géante du Graisivaudan, la sève jaillit de toute part, sous les verdures qui moutonnent au loin et parmi les vignes, dont les stries régulières s'allongent sur les pentes, comme aussi dans le fond de cette vallée sur la vaste étendue des champs et des prairies, où sont piqués de longs peupliers, tout amincis par l'ampleur d'un tel paysage. Des villages menus se blottissent dans les replis des cols, et là-bas vers le couchant, c'est la cité populeuse dont l'entassement, au bout des méandres de l'Isère, .semble bien la

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