Boisjourdain, Mélanges, t. II, p
gorge. Il est facile de constater sur son plus ancien et aussi son meilleur portrait* cpi'ellc possédait do « très aimables appas », et Ion avait observé à Montfleurj que les plis de la robe dissimulaient mal les charmes de ses formes^.
On peut admettre d'ailleurs que vers quarante-cinq ans, elle ait un peu maigri, car c'est à cet âge qu'une femme évolue généralement dans un sens ou dans l'autre.
Mais au moment de son entrée dans le monde, AlexandrinedeTencin, remise de ses angoisses et de ses douleurs, ivre de la liberté conquise, ardente à prendre ici-bas sa part de plaisirs présentait, dans luie délicieuse maturité physique et intellectuelle, le type parfait de la femme passionnée que la maternité n'a pas fatiguée et que l'amour n'a pas encore assouvie.
En quittant le couvent, elle s'installa chez sa sœur, auprès de qui elle allait passer plusieurs années, utilement employées à se créer d'intelligentes relations, de profondes amitiés et à constituer ainsi le noyau de son fameux salon.
Car Mme de Ferriol avait su déjà grouper autour d'elle une société d'hommes de valeur et d'aimables seigneurs, auxquels sa beauté sans doute n'était pas indifférente. Vauban, malgré son âge '\ fut de ceux qui tentèrent le siège mais sans