LABBE DUBOIS
tire, car les éléments précis font défaut cl il est nécessaire de procéder par déduction pour obtenir une simple probabilité.
Dubois et le Régent connaissaient les ïencin depuis longtemps. Ils avaient séjourné à Grenoble et en Savoie', et le président de Tencin était en ces pays un personnage avec qui les princes étaient forcément en relations. A Paris, le duc d'Orléans voyait certainement les Ferriol, car l'ambassadeur allait souvent à la Cour, et son frère le « traitant » connaissait, comme ses confrères, le chemin du Palais-Royal. Et puis, des relations communes, telles que les Gesvres et le maréchal d'Uxelles, nous sont une garantie que le Prince et son secrétaire se rencontraient souvent avec les personnes qui nous occupent.
Dès l'apparition de l'ancienne religieuse, Dubois avait dû subir son chaime, comme tant d'autres hommes, mais il n'était pas encore ministre, et son physique, sans être laid, n'était point comparable à celui des principaux soupirants de Mme de Tencin. Pourquoi l'aurait-elle préféré, dans un temps où ses sens devaient la guider encore plus que ses intérêts? Enfin il ne faut pas oublier que Mme de Tencin avait encore le secret espoir de se faire épouser et qu'ainsi un amant à collet, si peu abbé qu'il fût, ne faisait point sou affaire.
Parmi tous les hommes qui lui offraient leurs hommages et le reste, celui qu elle choisit et qui, pour tant de raisons, semble bien avoir été son premier amant, nous apparaît comme un personnage parfaitement idoine aurôle « d'épouseur après séduction », que Mme de Tencin essaya sûrement de lui imposer.
Il se nommait le Chevalier Destouches et était le troisième fils d'un contrôleur général de l'artillerie-, mort en 1679.