‹ Les Guérin de Tencin, 1520-1758Chapitre 74 sur 241 · Voir la Vie privée du cardinal Dubois · texte numérisé non relu

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2. Fonctions plus financières que militaires, qui consistaient dans l'inspection des recettes et des dépenses de Tartillerie.

L'aîné de la famille, Joseph, né en 4662, avait succédé à son père et était mort en 1713.

Michel, le cadet, né en 1671, avait à son tom* obtenu la charge de contrôleur tandis que le troisième, Louis Destouches né en 1672, faisait aussi dans l'artillene une iDrillante carrière et devenait lieutenant général, commandeur de Saint-Louis et directeur des écoles de son arme.

Il se faisait appeler le Chevalier Destouches et on l'avait surnommé à laCour : Canon ou Petit Canon \ pour le distinguer de son homonyme, l'auteur comique. C'était un homme séduisant au possible, « d'un naturel admirable, beaucoup de joie et de sensibilité, de l'esprit sans savoir qu'il en eût, qui est la seule bonne manière d'en avoir" ».

Cette façon de semer son esprit sans s'en apercevoir lui avait valu ce couplet :

Sans savoir ce qu'il dit Destouches toujours cause.

En savez-vous la cause ?

Chacun lui applaudit Sans savoir ce qu'il dit.

1. C'est par suite d'une erreur singulière et bien rare dans ses mémoires que le duc de Lujnies a écrit (t. II, p. 325) : « MM. Destouches, de l'artillerie, étaient de cette famille. Le cadet de ces MM. Destouches s'était marié : Vaine, qu'on appelait Petit Canon n'avait jamais voulu se marier ; nous l'avons tous connu. »

Lorsque nous avons été en possession de la généalogie cerla'uie des Destouches, cette affirmation nous avait fait penser que le surnom de Canon appartenait à Joseph ou en tout cas à Michel, et qu'ainsi le père de d'Alembert n'était pas Destouches-Canon, comme on l'avait affirmé jusqu'ici. Mais nous avons heureusement découvert une lettre datée de 1726, adressée au comte Iloym et ainsi conçue : « Je savais depuis deu.x jours la perte que vous avez faite du pauvre Canon, nulli flebiiior quant iibi, et que tous ceu.x qui comptent le cœur pour quelque chose ne sauraient assez regretter » (Vie du comte Hoym, baron Pichon).

Cette pièce nous donnait la certitude que le vrai « Canon » était bien \\i Chevalier Destouches, (le dernier des trois frères, dont nous trouvons d'autre jtarl l'acte de décès on 1726) et que le duc de Luynes s'élait trompé.

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