‹ Les guerres sous Louis XV (volume 4)Chapitre 269 sur 299 · Colonel-général, foiiiié le 2 avril · texte numérisé non relu

Colonel-général, foiiiié le 2 avril

2. Mestrc-de-cainp-généruI^ formé Tessé, 25 mars lOT'i ; devenu Mrslre-dccamp-général. 10 mars Kis."».

3. Royal, formé des Dragons étrangers du Roi, l'i juin IGbG; devenu Royal, 2 avril 1668.

4. La Reine, formé Hocquincourt, 14 septembre 1673'; devenu la Reine. 14 septembre 1<)73.

5. Dauphin, formé Sauvebœuf, 14 septembre 1673; devenu Daujibin , 29 aoilt

6. Bauffremont, formé Listenois, 14 septembre 1673; devenu Raufl'remont , 1" novembre 1710: Lorraine. 3 mars 1773.

7. Bonnelles, formé Fimarcon, 14 septembre 1673; devenu Bonnelles, 5 juillet 1709; Armenonville, 1727; Custine, 5 juin 1723.

8. Espinay, formé Saint-Sandoux, 8 décembre 1674 ; devenu Es|)inay, 31 mai 1710; Vibraye. 10 mars 1734: Liancourt, 3 janvier 1770.

9. Caylus. formé du Fay. l''' janvier 1675; devenu Caylus, 2'J mars 1710 : Jarnae^

10. Laulrec, formé la Bretescbe, 5 février 167.') : devenu Lautrec. 8 avril 1096: Roebepierre. 1720: Artois, 20 mai 1774.

11. Belabre. formé Nancré. 11 décembre 1675: devenu Iklabre. 11 janvier 1705: Plelo, 1727; t.anan, 5 juin 1763.

12. Saumery, formé .\udigeau, 13 mars 1676: devenu Saumery. 20 mars 1709; la Suze, 3 mai 1731 ; Belzunce, 30 novembre 1764.

13. Goesbriant^ formé Barbezières , 4 octobre 1676; devenu Condé, 1710 (Goesbriant étant mestre de camp lieutenant); Mailly, 21 février 1740: Comte-de-Provence, 21 février 1774.

14. Languedoc, formé Languedoc, 4 octobre 1676 (la Baume, mestre de camp de 1711 à 1715); réformé, 8 août 1679; rétabli, 5 janvier 168i ; réformé, 26 septembre 1684; rétabli.. 20 août 1688.

Crc'filion (lu régiment d'Orlédus le 1*'' acril 1718.

Par ordonnance du 25 avril, il prend le 6'= rang, ce qui porte à 15 le nombre des régiments de dragons.

Sur ces quinze régiments, douze portaient l'habit et le manteau rouges; Royal, Dauphin et Languedoc avaient l'habit et le manteau bleus.

La culotte était bleue dans Colonel-général , Dauphin et Languedoc; elle était rouge dans les autres.

Tous les régiments ont des bas blancs, comme dans l'infanterie. Les revers, parements et doublures des habits, ainsi que les vestes et bonnets, sont d'une couleur différente de celle de l'habit.

Ils sont coiffés d'un bonnet pointu (1) qui leur retombe sur les épaules. Autour de la tête ils ont soit un bourrelet en forme de turban, soit un retroussis garni de poils. Pour chaussure, ils portent de longues guêtres de cuir par-dessus leurs bas. Jusqu'en 1763, l'uniforme n'a presque pas subi de modifications.

Les dragons à cheval suspendent à l'arçon de la selle une hache, une pioche ou une bêche , et quelquefois leurs bonnets, lorsqu'ils mettent leurs chapeaux, alternant souvent les deux coiffures; les dragons d'Orléans seuls ne quittaient jamais leurs bonnets garnis de fourrure fauve.

Les tambours et hautbois (2) sont revêtus de casaques à la livrée de leurs colonels. Le manteau est gris blanc avec trois brandebourgs. Les tambours des trois premiers régiments ont la livrée du roi.

Les officiers portent à droite une patte entièrement en or ou en argent: les sous-officiers, en soie. L'aiguillette se porte à gauche.

17:24. — Le régiment de G uesbriant prend le nom de Condé, et est placé au septième rang dans l'armée.

1733. — Pendant la guerre de la succession de Pologne , les dragons servent en Allemagne, sur le Rhin, devant Kehl etPhilippsburg. Créés dans le principe pour escorter les convois, éclairer les marches, flanquer les colonnes, ils n'entraient guère autrement dans les lignes de bataille; mais leur aptitude à rendre en campagne les services les plus variés accrut leur importance.

1734. — 3 mai. Prise de Trarbach; les dragons y figurent.

1735. — Les compagnies franches et les dragons donnent des preuves de valeur.

La paix est signée à Vienne, et Stanislas' reçoit les duchés de Bar et de Lorraine.

1740. — 21 février. Le régiment de Condé reprend le rang

(1) Cesl l'origine du bonnet de police.

(2) Le li janvier 1680, le hautbois est donné à chaque compagnie de dragons; à celte époque ils avaient encore le tambour, qui rappelait les usages de l'infanterie.

qu'il occupait avant d'èlrc commandé par un prince du sang, il passe du n° 7 au n° 14.

M. le duc de Bourbon, né en 169:2, meurt en ITiO; son régiment est donné au chevalier de Mailly (1).

Malgré l'organisation des dragons en régiments, on ne renonce point à l'usage de former des compagnies franches de dragons, levées pour les besoins de la guerre.

C'oiiiiiagiiie»« fraiiclies sur pied eu déeeuibre 1 940.

Cher, de Kleinltaldt, maréchal de camp, capitaine.

1733. — llabil, doublure, veste, culotte rouges: chapeau bordé d'argent. 1740. — Habit vert; parements, veste rouges ; agréments, lioutons, galon de chapeau blancs; cocarde noire.

Fusiliers de Klcinholdt.

Habil blanc cl revers rouges à la formation: i)lus tard, habit lileu à pareiuenls rouges.

(Ihev. du Moulin, brigadier, capitaine.

Habit rouge: parements, veste verts; boutons, galon de chapeau blancs.

Jacob de Limont, colonel, capitaine.

Lacroix, lieutenant-colonel, capitaine.

Chev. de Montaiihan, lieutenant-colonel, capitaine. De Galhau de Fremersdorf, lieutenant-colonel, capitaine dans les places fortes du Rhin.

Habit bleu; doublures, parements, veste et culotte rouges; boutons, galon de chapeau blancs ; cocarde noire : bonnet bleu à doublure rouge, bordé de blanc. Équipage bleu à galon blanc bordé de rouge.

Godernaux, lieutenant-colonel, capitaine.

Habit gris de fer ; doublure, parements, veste rouges; boutons, galon de chapeau dorés; cocarde noire.

(1) Les princes du sang pouvaient être propriétaires de plusieurs régiments- M. le Duc en avait uu d'inlanterie. un de cavalerie et un de dragons, l'aiicien Barbezières, dit Condé en 172». M. d'Argence, attaché à la maison de Coudé, commandait ce régiment à la mort du prince; on le remplaça par M. de Mailly.

M. de Romherg, capitaine.

; doublure, parements,

Serrette, capitaine à Sarreguemines.

Habit bleu ; doublure, parements, veste rouges; boutons, galon de chapeau l)lancs ; cocarde noire.

T hier s,

Sarrelouis.

Verkeim,

Bitche.

Paulij,

Phalsbourg.

Bock,

Vanclal,

Ces compagnies franches ont le même uniforme à fond bleu, avec le rouge écarlate comme couleur tranchante.

Presque tons ces corps ne survécurent pas à la guerre de la succession d'Autriche.

1741. — Le 26 novembre, le jour même de la capitulation de Prague, le comte de Saxe écrivait : « Toute la garnison s'est rendue prisonnière. Aussi à six heures du matin nous étions maîtres de toute la ville et même de la citadelle. » L'électeur de Bavière, qui venait d'arriver au camp, fit immédiatement son entrée dans la capitale de la Bohême. Les drapeaux conquis sur la garnison autrichienne lui furent présentés par un détachement de Mestre-decamp et de Dauphin, pour récompenser les dragons de la part glorieuse prise par eux à cette affaire. Voir les Guerres sous Louis XV. 2« vol., p. 116 à 125.)

L'électeur se fit couronner roi de Bohême le 7 décembre, puis il se rendit à Francfort pour y recevoir la couronne impériale sous le nom de Charles VIL

1742. — 6 janvier. L'armée fait une perte considérable par suite de l'absence de plusieurs compagnies franches de dragons.

Presque tous les chevaux de Romberg, de Sinany, de Mandres et de Godernaux périssent dans l'incendie du château de Polna. Le feu avait été mis dans les écuries par un dragon ivre et s'était communiqué si vivement qu'il avait été impossible d'y porter secours. (Voir les Guerres sous Louis XV, 2" vol., p. 170.)

En mars et avril, de nouvelles troupes passent le Rhin pour aller rejoindre celles du Danube. Les deux régiments de dragons Harcourt et Languedoc restent sur la Naab, à cause de la rareté des subsistances.

Sri mai. L'armée de Broglie, dans sa marche sur la Moldau , a pour avant-garde Mestre-de-camp et Surgères.

M. d'Armenonville, mestre de camp de l'ancien Fimarcon, malade depuis longtemps à Prague, fut obligé de donner sa démission. Le roi nomma à sa place M. de Surgères, son beau-frère.

Il n'y avait pas une heure que le nouveau colonel était reconnu à la tôle de son régiment, quand eut lieu l'aflaire de Sahay, où M. de Chevreuse reçut trois coups de sabre en chargeant à la tête des dragons, et M. de Surgères eut son cheval tué sous lui.

En juin, M. de Yassé, colonel de Dauphin-dragons, étant mort i\ Prague, son régiment est donné à M. de Puyguyon, mestre de camp d'infanterie.

Les fourrages et les vivres manquant à Prague , la cavalerie et les dragons furent formés en B. faisant le service à pied. Dans une sortie de nuit du 18 au 19 aoîjt, 600 dragons aux ordres du marquis de Surgères se firent surtout remarquer (baron d'Espagnac). C'est alors, que M. de Maillebois , qui était à la tèle de 40,000 hommes en Westphalie, dans le double but de maintenir l'électeur de Bavière et de délivrer le maréchal de Belle-Isle, donna l'ordre au duc d'Harcourt, avec 2 régiments de dragons, de s'emparer de la gorge de Bramahof (septembre). Languedoc s'y distingua. M. d'Aspremont, major du régiment, y fut tué.

Le 27 octobre , le comte de Sa.xe s'étant porté avec Orléans pour reconnaître un passage occupé par les Autrichiens, le comte de Montazet est grièvement blessé dans cette reconnaissance.

Pendant que le maréchal de Maillebois achève de délivrer le Palatinat bavarois, il se voit à l'improviste remplacé par M. de Broglie. Le comte de Coigny (1) s'avance sur Eggenfeld , puis se jette dansBraunau. La brigade Colonel-général, Orléans, Harcourt, sous

(1) Les mémoires du duc de Luyiies, pcic du duc de Clievreuse, resté longtemps mestre de camp géuéral des dragons, en parlent souvent. Voici le portrait qu'on y trouve du comte de Coigny, alors colonel général : « 11 commandait les dragons en Bavière, étant resté toujours aussi bien avec le roi; il est assez grand, bien fait, d'une jolie ligure, beaucoup de politesse , et s est conduit fort sagement par rap|Hirt aux circonstances présentes el passées, n'ayant jamais cherché ([ue par son zèle à mériter la continuation des bontés du roi: d'ailleurs n'étant point entré dans aucun parti, ni pour M. de Broglie, ni pour M. de Belle-Isle, ni même pour M. de Coigny, son père, au(juel il est cependant fort attaché. »

les ordres du prince de Conli, sont sur le Danube; les dragons de la Reine restent à Dingelfing sur l'Iser.

1743. — Prague se rend le 2 janvier, avec les honneurs de la guerre.

Les régiments de dragons avaient été complètement ruinés. Sur les quatre régiments Mestre-de-camp-général, Dauphin, Surgère et Fleury, il ne restait plus que 600 dragons à cheval et 100 à pied.

Le maréchal de Noaiiles, dans sa lettre du 23 mars au roi, rend un compte fort triste de l'état de la cavalerie et des dragons après cette malheureuse campagne (1). M. le duc de Ghevreuse, pour aider à remonter ses dragons, vendit sa vaisselle.

En juin, M. d'Harcourt passe brigadier, et son ancien régiment, la Bretesche, est donné au comte de Lillebonne, son neveu.

L'émulation qu'excitèrent les brillants succès obtenus par Fischer avec sa compagnie, formée en 1742 et officiellement reconnue le l'^'" novembre 1743, fit créer de nombreuses légions organisées sur le môme pied et composées des mêmes éléments que les chasseurs Fischer. Leur recrutement avait lieu surtout dans l'Est, dans les provinces riveraines du Rhin, de la Moselle et de la Sarre, dans les montagnes des Vosges et du Jura. Les bourgeois qui avaient le goût de la guerre se portaient principalement dans ces troupes , et les annuaires de l'époque montrent dans quelle large part la Lorraine allemande et l'Alsace fournirent à ce recrutement. Plusieurs de ces corps furent composés de fantassins et de dragons : ainsi il y eut des dragons dans les arquebusiers de Grassin (1740-1749), dans les volontaires de la Morlière (1745-1719) et dans ceux de Gantés (1746-1739).

il) A la ilate du 3 juin, les dragons sont ainsi répartis en Bavière ; Vibraye, à Pladding (marquis de Clennont-Gallerande) ; Colonel-général, à l'erabouchure de riser (comte de Coigny) ; la Reine, Nicolaï, Jlarcourt , la Suze, à Ratislionne ; Languedoc, Orléans, sur la rive gauche du Danube , à Kelheim.

Le rapport du 29 juin 1743, sur l'afTaire du 27 à Dettingen, dit : « Les dragons qui soutenaient l'aile gauche ont essuyé le léu de l'ennemi avec beaucoup de ferinelé, et M. de Ghevreuse y a fait des merveilles. M. de Fleury, mestre de camp de Royal, est tué. »

En octobre, dans une affaire contre le |)rince de Waldeck, l'ilôpilal et Colonelgénéral se conduisirent aussi avec une grande bravoure.

DRVGOXS. 411

Création du :\o mars 1743.

Le maréchal Je Saxe forme un corps sous lo nom de Volontaires de Saxe.

Troupe légère de 1,000 hommes environ, composée par moitié de uhlans et de pacolets. (Voirie n" 17, Drar/ons.)

Création du régiment des Dragons du Roi, V' mars 1744.

Composé de quinze compagnies, tirées de chacun des quinze autres régiments, il prend le l'rang, entre Royal et la Heine.

Etat des régiments de dragons.

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