Languedoc
du Fay.
la Hretesclio Nancré.
.\udigeau.
Barbezières.
Seplimanie il) (sans rang).
M. de Mailly céda son régiment à M. d'Egmont : il y eut donc Egmont'Cavalerie et Kgmonl-dragons,
Le régiment de Septimanie fut donné au fils du maréchal de Richelieu, encore tout jeune. Il est vrai que les places de lieutenant-colonel et de major se réservaient pour des officiers distingués par leur intelligence, leurs services, peu riches et expérimentés, parce que les colonels, paraissant rarement à la tête de leurs corps en temps de paix, n'en prenaient le commandement qu'en temps de guerre. En général, un gentilhomme entrait au service à l'âge
(1) Levé aux frais des états de Provence et de Languedoc le I" mars 174i, avec M. de Fronsac pour mestre de camp; licencié le 20 janvier 1748. 11 ne ligure dans aucun état militaire, et n'appartenait pas à l'armée du roi ; 11 se composait des troupes (infanterie , cavalerie, dragons) que plusieurs provinces entretenaient et recrutaient parmi leurs propres habitants , pour la défense de leurs places.
La Septimanie était une ancienne |>rovinci> de la Gaule méridionale, bornée parles Pyrénées, les Cévennes. la Méditerranée. IWrdèche elle Rlione. On fait dériver son nom des sept villes principales qui y étaient comprises : Narbonne, Agde, Heziers, Maguelonnc, Carcassonne, Elnc ^sur le Tech, près de Perpignan', Lodève.
de quinze ans comme sous-lieutenant, ou en qualité d'enseigne ou de cornette. L'avancement était très lent, et on peut s'en convaincre en parcourant les généalogies des familles appartenant à la noblesse d'épée. Toute l'ambition d'un gentilhomme de province se bornait au grade de capitaine et à la croix de chevalier de Saint-Louis, récom.pense de toute une vie de vaillants et loyaux services. Sa retraite gagnée, ce capitaine, dont les cheveux avaient blanchi au service du roi, venait finir ses jours dans un vieux manoir patrimonial, et il était heureux quand un peintre de passage se chargeait de transmettre ses traits à la postérité avec l'uniforme et la croix sur la poitrine, comme pour montrer à quel grade et à quelle récompense devaient aspirer ses descendants.
Au commencement de l'année (1" mars ), la province de Languedoc offre au roi de lever, habiller, armer, équiper, monter et entretenir à ses frais pendant la guerre un régiment de dragons. Louis XV accepte cette offre et donne à ce régiment le nom de Dragons de Septimanie.
:2o E. de dragons sont à l'armée de Flandre, travaillant activement aux sièges de Courlray, de Menin et de Furnes.
Royal se distingue surtout à Ypres.
Le 1'^'' juillet, Charles de Lorraine passe le Rhin, bat les troupes de Coigny à Lauterburg, pousse jusqu'à la Sarre; ensuite, à la nouvelle de la marche de Frédéric sur Prague, il se porte sur l'Elbe, mais le comte de Saxe établit aussitôt son armée près d'Antoin.
Les dragons sont à la droite en potence, depuis la redoute derrière Fontenoy jusqu'à An loin. Au commencement de l'action, ils éprouvent quelques pertes par le feu de l'artillerie. Les Hollandais se préparant à une diversion en faveur des troupes anglaises et hanovriennes, les dragons les chargent avec succès et achèvent la victoire par leur poursuite (1\
(1) Dans son poème de Fontenoij, Vollaiie dit, en parlant des dragons :
Bientôt vole après eux ce corps lier et rapide,
Qui, semblable au dragon qu'il eut jadis pour guide,
Toujours prêt, toujours prompt, de pied ferme, en marchant,
Donne de deux combats le s|)ectacle effrayant.
C'est ainsi que l'on voit dans le champ des Numides,
DilTéremmenl armes, des chasseurs intrépides;
Les coursiers écumants franchissent les guércts.
On gravit sur les monts, on borde les forêts;
Mestre-de-camp-général, Royal et Bauffremonl formaient, sous le duc de Chevreuse, 15 E. (1). M. de Vergennes, dans son rapport, compte quatre régiments. C'est une erreur; car M. d'Argenson , dans sa lettre à S. M. la reine, n'en compte non plus que trois.
Seplimanie-dragons et Filz-James-cavalerie s'embarquèrent pour l'Ecosse avec (^Iharles-Édouard.
Au siège de Gand il y eut quatre régiments de dragons : Mestrede-camp-général, Royal, Asfeld et Egmont.
En septembre 1740, pendant le siège de Namur, MM. de Saint- Sauveur et de Raillancourt poussèrent une reconnaissance sur Ramillies. Ils prirent avec eux de l'infanterie et une centaine de dragons. Ce détachement ne tarda pas à èlre entouré par des partis nombreux de cavalerie légère. Les dragons résistèrent longtemps : mais enfin, accablés par le nombre, ils battirent en retraite, se défendant et attaquant alternativement. Ceux qui étaient démontés se joignaient à l'infanterie. Il ne revint de cette expédition que SS dragons, dont quelques-uns blessés. Les dragons inspiraient une telle terreur aux hussards et aux pandours, qu'ils furent sabrés sans quartier pendant qu'on emmenait les prisonniers. Tous les officiers avaient été tués. Cette reconnaissance, mal conduite par M. de Baillancourt, fut poussée sans précaution et trop loin ; mais comme toujours « les dragons firent merveille. »
Le maréchal de Saxe, obligé d'envoyer des troupes sur les côtes de Bretagne, pour s'opposer aux débarquements des Anglais, dirige dece côté l'Hôpital-dragons avec des détachements d'infanterie. Aidés des gardes-côtes et des milices, les dragons forcent l'ennemi à reprendre la mer.
1748. — Le comte de Coigny (2), colonel général des dragons,
L'un allciul, l'autre vole, et de sang sont trciiipoes Les lances, les éi)ieii\. les llcclies, les cpées. Les lcoi>artls sanglants, percés de coups divers. D'affreux rugissements font relenlir les airs; Dans le fond des forèls ils vont cacher leur rage.
(1) Edilion l'anckouke. Plan de la balaille , approuvé par le comte do Saxe.
(2) On a fait courir différents bruits sur les causes qui avaient amené sa fin si imprévue. Selon les uns, il aurait été tué à la suite d'une rencontre avec M. de l'itz-Jamcs, qui lui-même aurait succomb,' à ses blessures deux jours après. D autres ont [irétoudu ([u il avait été tué en duel par le prince de Dombes, à
meurt le 4 mars. Sa charge fut demandée par le maréchal son père, alors âgé de 78 ans, elle lui fut accordée et il la conserva jusqu'en 1734 ; elle passa alors entre les mains du duc de Chevreuse, mestre de camp général depuis 1736.
Un changement considérable est accompli par l'ordonnance du 1" septembre, qui réduit tous les régiments; celle du 31 octobre devait réaliser encore d'autres réformes.
1749. — 20 janvier. Licenciement du régiment de Septimanie. Les officiers sont réformés avec appointements, pour qu'on puisse, dans les occurrences, remettre sur pied le régiment et y faire passer des hommes tirés des compagnies de gardes-côtes delà province de Languedoc.
1750. — Le règlement du l*^"^ mai s'étend sur l'habillement, l'équipement et l'armement. A cette date, les dragons portaient encore le chapeau avec bomba.
1735. — Ordonnance du Î28 août, portant les régiments à 4 E.
Les étendards sont fournis par les propriétaires, roi, princes du sang, ou môme simples gentilshommes.
Cette règle est exclusive de l'uniformité des drapeaux dans l'armée, où par le fait chaque régiment a le sien.
Dans tous les régiments, l'épaulette qui retient l'aiguillelle est placée sur l'épaule droite; sur l'épaule gauche une patte de drap, couverte d'un galon de laine avec boutons et boutonnières, soutient la cartouchière. Les revers des bonnets sont de la même couleur que les parements.
la suilc dune discussion au jeu, dans laquelle M. de Coigny. perdant beaucoup, se serait écrié (|u'il fallait èlre bâtard pour avoir tant de bonbeur. La version répandue à la cour tut que M. de Coigny, devant accompagner le roi à la cbasse, était parti de nuit, malgré un temps affreux, que sa voiture avait versé au Point- (lu-Jour, près de Paris, et qu'il avait eu la tête fracassée dans la cbute. Au commencement de 1754, le duc de Cbevreuse acbeta au marécbal de Coigny la charge de colonel général des dragons ; celle de mestre de camp général fut donnée à M. de Coigny, pelit-tils du maréchal. En 1758, Louis XV accorda au maréchal de Coigny la place de colonel-lieutenant de Mestre-de-camp-général jjour son second pelit-lils. Le maréchal de Heile-Isle, qui avait longtemps commandé Mestrede-camp-général, n avait pu obtenir cette faveur.
Étal, suivcml loir ancienneté, des régiments de dragons existant en 175C, au commencement de la guerre de Sept Ans.