‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 57 sur 108 · VALENTINE, LEFEBVRE · texte numérisé non relu

VALENTINE, LEFEBVRE

valentine.

Eh bien?...

LEFEBVRE

Eh bien ! mademoiselle, je viens de tenter une dernière épreuve au sujet des sentiments de M. Lucien ; ils sont tels que vous le désirez...

VALENTINE

Oh ! mon ami, quelle joie !... si vous pouviez lire dans mon cœur...

LEFEBVRE

Ainsi, voilà vos eflbrts couronnés de succès ; le rêve de votre vie, le vœu de feu madame votre mère, vont donc s’accomplir; car aujourd’hui, mademoiselle Valentine de Ransberg, vous êtes bien véritablement aimée pour vous-même.

VALENTINE, souriant.

Chut!... Oh! ne prononcez pas ce nom...

LEFEBVRE

Encore quelque fantaisie nouvelle qui occupe cette petite tête romanesque

VALENTINE

Ah ! cher monsieur Lefebvre, pouvez-vous parler ainsi de mes projets, de ma conduite?., avez-vous oublié à la suite de de quels événements j’ai été amenée, moi orpheline , moi, héritière de l’immense fortune des Ransberg. à m’isoler tout à coup de ce monde de soupirants qui guettaient ma sortie du couvent pour surprendre mon cœur et ma main ; et une fois maîtres de ma fortune, me laisser la désillusion cruelle qui accompagne trop souvent hélas ! 'es mariages d’argent... triste destinée qui a été ceHe de ma mère , et dont elle n’a pas voulu que je fusse victime à mon tour.

' Vincent, Lefolivre.

Page 1