I.ÜCIEK, assis à droite
Mon Dieu 1... mon Dieu !
OLIVIER, s’approchant de lui et bas.
Votre père l’a dit : c’est infâme I
LUCIEN , le regardant avec douleur.
Toi aussi, mon ami ! (U lui tend la main.)
OLIVIER
Ne profanez pas le saint nom de l’amitié... (nas à l’orciiic.) vous m’aviez promis le bonheur de Valenline, vous avez manqué à votre parole, mais, moi, vivant, vous ne la réduirez pas impunément au désespoir. Vous me comprenez?
LUCIEN, SC lovant.
(D’une voix éteinte.) Oui. (Tous deux sontadossésà la table, — à part) EXiposer ma vie avant d’avoir retiré des mains de M. de Beauval celte preuve du Jdéshonneur de mon père ! (n s’est avance
vers V incent qui le regarde et semble croire qu’il va rétracter ce qu’il vient de (lire ; Lucien détourne les yeux, revient lentement à Olivier et lui dit tout bas :)
Je ne me battrai pas avec vous.
OLiyiER, bas.
Vous êles donc un lâche?
LUCIEN, .saissi.ssant la main d’Olivier, avec un mouvement de colère.
Olivier! (avec douleur.) eh bien ! oui, je suis un lâche!
VINCENT * , SC levant brusquement.
\enez, docteur, assez de faiblesse!... (Olivier passe devant Lucien et lui jette un regard de mépris.) quittons Celte mansarde, OÙ régnaienl, il y a quelques jours à peine, le bonheur, la douce affection, ce trésor des bons cœurs... quelqu’un de mon nom y a apporté le désespoir et la honte... Quant à l’orpheline, je la consolerai, je lui demanderai chaque jour pardon de son malheur; dès demain, elle habitera ma modeste chaumière. (ALiicicn.) C’est vous dire, monsieur, que vous n’y mettrez jamais les pieds.
‘ ViriccDl, I.iii icn, Olivier.
LES GUEUX DE BÉRANGEll.
LDCIBN , d'une vuix déchirante.
Mon père..,
VINCENT
Je n’ai plus de fils... je n’ai plusqu’une fille. (Vmccnt ci oiiviei'
sortent. )