‹ Les gueux de Beranger drame en cinq actes, mele de chantChapitre 87 sur 108 · ACTE iV · texte numérisé non relu

ACTE iV

secret... (Ouvrant son album.) à lui scra ma dernière pensée, et, maintenant, ma dernière confidence à ma mère. (EUe écrit en parlant.) Fatale épreuve ! pourquoi ai-je douté de Lucien ? ah ! j’en suis cruellement punie ! (s’arrêtant un instant, puis reprenant la plume.) Je ne sais ce que j’éprouve, mais, à mon désespoir, il se môle comme une joie secrète!... oui, tenir la promesse que je lui ai faite, jusqu’à l’heure suprême, entourer son père de tous mes soins , de toute mon affection... il me semble que c’est encore du bonheur. (EUe continue b écrire.)

CLéWATlTE, entrant, à part.

Qu’est-ce qu’elle peut faire toute seule ? elle pleure, elle écrit... à lui peut-être.

VALENTINE, serrant son album dans le petit nécessaire.

Il me semble que mon cœur est moins oppressé, qu’il ne bat plus avec la même violence... peut-être aurai-je le courage de vivre!... allons \S demander à ma mère. (Elle fait un

mouvement pour sortir.)

CLÉMATITE

Où vas-tu ?

VALENTINE

OÙ je puis trouver ma seule, ma dernière consolation.

CLÉMATITE

Eh bien ! et moi, je ne suis donc plus rien pour toi î

VALENTINE, sanglottant.

Bonne Clématite ! embrasse-moi , mais ne me retiens pa.s, ne m’interroge pas... (Elle l’cmbrasse et sort vivement.)

CLÉMATITE, la suivant.

Valenline !...

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