Voir planche ne XXXVILI
Quand ils veulent s'habiller et se faire beaux, ils mettent un chapeau à larges bords. Souvent cette coiffure est peinte avec des couleurs très vives. Elle est garnie d’un large galon dont les extrémités sont pendantes.
Leurs cheveux sont généralement tressés en petites cordelettes qui pendent tout autour de la tête’. Pour faire ces tresses, ils s'enduisent Îles cheveux d'huile de « Carapa ».
Les bras et les jambes sont couverts de différents ornements; ainsi, aux poignets et à l'avant-bras, ils mettent des anneaux en fer. Autour du cou ils portent un collier de dents de tigre, de défenses de sanglier et d'autres animauriquilsMontitues a rlatchasser.
Les mêmes ornements sont quelquefois appliqués sur des genouillères; on y ajoute parfois une coquille, un morceau de cuivre, de plomb ou de fer.
Ils se parent aussi de plumes de perroquets et d’autres oiseaux, ainsi que de petites houppes faites avec du coton. Ce dernier ornement s'appelle « Obia », c’est-à-dire « Charme ». Ils le considèrent comme une amulette ou un talisman.
Ces nègres des bois, comme beaucoup de leurs congénères de l'Afrique équatoriale, se tatouent la figure et les membres. Mais ce tatouage est fait au couteau, sans adjonction de couleur’. Lorsque la croissance de la peau a fait plus ou moins disparaître les cicatrices, on renouvelle les incisions aux mêmes endroits.
Les hommes, les femmes et les enfants subissent l'opération du tatouage; néanmoins, un homme qui serait trop couvert de ces dessins serait considéré avec le même dédain qu'en Europe un élégant trop efféminé. Ïl y a, en effet, des hommes qui sont absolument couverts de tatouages; mais ceux qui sont laborieux et dont l'intelligence est un peu plus développée les regardent avec un certain mépris; ils disent que ce sont les paresseux qui gaspillent ainsi leur temps en se faisant faire ces ornements.
Comme les femmes, les hommes portent des mouchoirs de couleur autour du cou.
Celles-ci ont un costume aussi simple que celui des hommes.
Elles s’enroulent autour de la taille un morceau de toile de couleur ou de cotonnade nommé bont, long de 1",50 et large de 0",80. Ce vête-
ment, appelé « Panje » par Coster et « Camisa » par von Meeteren, pend