Voir les planches XXXII-XXX V
3, Voir les planches XXX et XXXI.
128 PES HP MEANS MDE CS UrOENENRE
généralement jusqu’au genou. C’est celui qu'en espagnol on appelle Pano et en français Pagne. Le haut du corps reste complètement nu.
Autour des poignets, du cou et des chevilles, elles portent des ransées de perles de verre qu'elles aiment beaucoup.
Elles tressent avec leurs cheveux une foule de petites nattes au bout desquelles elles attachent de petits morceaux de ruban de coton. Parfois elles ont les cheveux longs. Les colliers de corail rouge ont une très grande valeur à leurs yeux; elles les mettent surtout les jours de fête. Elles ajoutent alors à leur toilette ordinaire un mouchoir de couleur autour du cou, et des anneaux de fer ou de cuivre autour des poignets : ce sont les bracelets des femmes européennes. Aux doigts, elles ont des bagues de cuivre; il n'est pas
rare d'en compter dix sur le même doigt. Elles en portent également au pouce.
En général, les nègres des bois sont indolents et paresseux; ils ne travaillent que quand quelque nécessité les y force, c'est-à-dire quand ils ont besoin de boissons fortes, de poudre, de plomb, etc.
Quelques-uns de ces nègres, ceux, par exemple, qui habitent autour dé la Saramacca, vont aux plantations les plus voisines pour y échanger des canots, des noix de Pinda et des fèves du Tonka (ce sont les fruits du Dipientcontse des spimtueux, Mais meme "d'échanse. dont ils-sesseérvent le plus est le bois qu'ils trouvent en si grande abondance autour de leurs villages. Dès qu'ils ont besoin de renouveler leurs provisions ils se rendent danse lorètevoisine abattentules arbresequrt leur Sont mécessaires, lès ébranchentier les traiment jusque la tivierepour enMauinre des espèces. dé radeaux que le courant transporte devant les plantations où ils veulent les vendre ou même jusqu à la capitale, Paramaribo.
Voici comment. ils forment leur radeau. Ils prennent un canot sur lequel ils attachent fortement deux troncs d'arbres à l'avant et à l'arrière, perpendiculairement à la quille. Ils font la même opération au-dessous. Entre ces pièces de bois séparées par la hauteur du canot on glisse tous les troncs d'arbres qu'on veut transporter et on les assujettit fortement avec des lianes. Quand le travail est terminé, leur radeau a la forme d’un cube de bois au milieu duquel se trouve l'embarcation dans laquelle ils se tiennent pour descendre la rivière. Le tout s'appelle alors un « Kokroko ». On laisse flotter les bois légers derrière cette construction; ils sont attachés par des liens appelés « boessitetei » à de longues perches fixées dans le radeau.
Comme ils vendent plus ou moins avantageusement leurs bois aux pro-
VESUONECGRES DES TROIS. 129
priétaires des plantations devant lesquelles ils passent, il en résulte que la quantité apportée par eux à Paramaribo est fort minime.
Ces transactions ont causé beaucoup de mécontentement parmi les nègres, car ils se croient, souvent à juste titre, trompés et lésés dans leurs intérêts par les blancs. Aussi n'est-ce pas étonnant qu'ils cherchent à leur tour à tromper ceux-ci autant qu'ils le péuvents-leursoruses srossières réussissant souvent, ils sont encouragés à recommencer.
Quel est le premier coupable ? est-ce le blanc ou le nègre? La question serait difficile à résoudre actuellement; mais un fait est bien certain, c’est que souvent le blanc a volé le pauvre nègre. M. Coster, qui a vécu longtemps au milieu d'eux pour y faire des achats de bois, raconte comment se font les ventes. On va voir dans le récit suivant que les Européens emploient des procédés qui plaident peu en leur faveur. |
Lorsqu'une famille de nègres arrive à une plantation avec une ou plusieurs charges de bois, l'homme descend à terre; mais, suivant l'usage admis, il ne doit pas dépasser la demeure du propriétaire ou du directeur. Celui-ci demande au vendeur le prix et la qualité de ses troncs d'arbres.
Les prix varient beaucoup suivant l'essence et la grosseur des troncs. En sénéral, l'acheteur maceorde Jamais le prix demande, 146 50 1emeneenr descend presquetonour tusaueSorcoumes Lorsque a mentestrconmcle, l'acheteur assiste au débarquement du bois, qui s'exécute le soir, à l'aide des nègres des plantations, après les travaux des champs terminés. Le lendemain matin, on examine les troncs et on les mesure. Même s'ils sont absolument irréprochables, l'acheteur fait néanmoins beaucoup d'observations et finalement reduit loffre A65wentimesetamèmesà 20!
Ouépeutrare alors Jetpaliremenser
Reprendre le bois est presque impossible, car ses efforts unis à ceux de sa femme et de leurs quelques enfants ne seraient pas suffisants pour traîner et mettre à l'eau ces énormes troncs d'arbres. Il dépend donc entièrement de la bonne volonté du propriétaire, qui peut lui refuser ses ouvriers.
Laisser le bois et revenir le chercher avec quelques camarades est impossible, car on les empêcherait de l'enlever. Le vendeur est donc forcé d accepter; mais là ne s'arrête pas la fraude, car on recommence à mesurer avec une perche dite de cinq pieds de long qui, en réalité, en a six.
Il serait étonnant qu'après de pareilles manœuvres les victimes ne cherchassent pas à tromper les blancs à leur tour.
Toutes les fois qu'un nègre abat un arbre et qu'il découvre que son tronc
PS0 est creux, il le travaille malgré ce défaut et lui donne une forme carrée. Il cherche ensuite à remplir la cavité avec de petits morceaux de bois et à cacher de son mieux toutes les défectuosités. Il se sert aussi de boue et d'argile pour remplir le creux, et cette supercherie ne peut être découverte que lorsqu'on scie le tronc d'arbre.
Les nègres ont aussi l'habitude de tromper l'acheteur en substituant des qualités inférieures, dont l’aspect est fort semblable aux bois de prix quon léurndemande:
Ainsi ils vendent souvent le Wassila {Andira retusa H.-B.-K.) pour du bois d’ébène véritable. Ces diverses espèces ne peuvent être distinguées que par des connaisseurs très experts.
Lorsqu'il arrive qu'un côté du tronc est pourri ou piqué aux vers, ils savent très bien dissimuler ce défaut et ils le placent de manière que cette défectuosité reste bien cachée. Telle est leur habileté quon ne peut se rendre compte de leur ruse qu'après un examen minutieux.
Tout ceci se passait il y a déjà longtemps. Nous espérons que ces procédés ont un peu changé, car les rapports officiels signalent, depuis quelques années, des relations plus fréquentes et plus amicales entre les nègres et les Européens.
Avec d'armentrqmlsmrecoment mMesMnéercsuachétentidescfiusils...de la Poudre, du plomb, des coutelais «des häches-"desrtpotstrens fer.rdes clous, du selndés eñets d'habillement mais eumtoutides haqveursmortés. C'est un des plus vilains côtés de leur commerce avec les Européens.
Hs ont encore unepetitemindustienqui leur procure quelques lésers bénéfices, quand ils viennent dans les villes. Pour chaque peau de tigre qu'ils apportent, la caisse du gouvernement leur paye 8 fr. 50. Au bout de l’année, ils ont ainsi recueilli des sommes, quelquefois assez importantes, qu'ils emploient au même usage que l’argent qu'ils ont retiré de la vente de leur bois.
Lorsqu'ils se sont procuré toutes les choses qui leur sont nécessaires, ils s’en retournent dans leurs villages situés, comme nous l'avons déjà dit, à une grande distance de la côte : quatre à dix journées d’un voyage difficile et souvent même dangereux.
Quand ils sont partis, d’autres de leurs compatriotes viennent les remplacer; car, d'après les conventions conclues entre eux et le gouvernement, 1l ny a qu'un nombre limité de nègres qui puissent séjourner en même temps
dans la capitale.
Hors de la ville, le souvernement a fait construire un. certain nombre de hangars où ils doivent habiter, quand ils ne:restent pas sur leurs radeaux ou sur leurs canots.
Pour se promener dans les rues, ils sont astreints à porter une espèce de chemise et un pantalon.
Ils fabriquent eux-mêmes de nombreux canots ou korjales, qui sont formés d’un seul tronc d’arbre creusé à la hache. Quand les parois ont l'épaisseur voulue et que l’intérieur est complètement enlevé, on élargit le canot; mais pour cette opération on a soin de le soumettre à l’action du feu. C'est à ce moment qu'on place les petites planches destinées à servir de siège; elles empêchent en même temps les deux parois de se rapprocher. Pour que le canot ne se fende pas à ses deux extrémités pendant cette opération, on se sert d’un procédé particulier.
Chaque bout du canot est pris entre trois piquets plantés en terre, qui empêchent tout écartement. Les piquets sont reliés et assujettis entre eux par une barre horizontale’. Ces canots n'ont ni avant ni arrière; ils naviguent indistinctement par les deux bouts; il n’y a qu'à changer la position des pagayeurs, éswpasaies, Moénéralementennhois detcedTe, Montrionaées de figures taillées dans Île bois.
Ouandals ontitout ermrillenrautpourmla chasse en heche, ulsene songent pas à travailler : ce sont les femmes qui sont chargées des gros travaux; ce sonteles tou, Avec le secours destement CulememEles jardins et les champs.
Ceux-ci sont généralement situés sur la lisière d’un bois. Ils leur fournissent toute l’année, sans beaucoup de travail, les principaux éléments de leur nourriture, tels que : bananes, cassave, pinda, etc.
Quand ils veulent préparer un terrain pour la culture, voici comment ils s'y prennent : les hommes abattent les arbres avec des haches, les femmes enlèvent les arbrisseaux et les petites plantes. On les laisse sécher, puis on en fait des tas du côté du vent; on y met ensuite le feu. On plante ou on sème après que les cendres ont été répandues sur le sol. Le champ doit être sarclé sans cesse; ce sont les femmes qui font ce travail.
« C’est véritablement triste, nous disait un voyageur, de voir des champs aussi pauvres et aussi maigres au milieu d’une nature si fertile.
« Si ces nègres voulaient travailler, ajoutait-il, ils retireraient du sol
‘1. Cette disposition est représentée sur la planche XXXIX.
tout ce qui leur plairait. Mais, au milieu de cette nature exubérante, le nègre des bois demeure pauvre et misérable. »
Le coutelas est, pour ces nègres, un outil indispensable qu'ils ne quittent jamais; il leur tient lieu de hache, de sabre et de couteau; ils s’en servent même pour extraire les fragments d’épine qui leur seraient entrés dans le pied. — La hache, qui leur sert à abattre les arbres sur les terrains qu'ils veulent cultiver, leur sert aussi pour couper le bois qui leur est nécessaire, soit pour leurs maisons, soit pour la confection des radeaux qu'ils vont vendre, comme nous l'avons dit, dans les régions basses des fleuves. | En outre du coutelas, les femmes possèdent encore des pioches qui leur servent à travailler aux plantations et à nettoyer les abords de leurs maisons.
Elles fabriquent une espèce de corde avec la fibre du palmier, dont elles font usage pour attacher les gerbes dévriz.
Elles recherchent beaucoup les ciseaux, les aiguilles et les épingles, pour tricoter, elles utilisent un clou pointu et recourbé.
À l’aide d’un certain outil qu’elles nomment « Keké », elles font un fil décoton trés solide avec untautre ouul'embois de orme ronde, elles fabriquent très convenablement et très habilement des vêtements et autres objets d'usage domestique. Elles savent aussi confectionner de très beaux hamacs
ÉM'COLOM:
Les nègres des bois professent un grand respect à l'égard des vieillards et des personnes notables. Ils sont toujours respectueux envers leurs proches parents, quoique la politesse ne soit pas une vertu généralement répandue parmi eux. [ls sont polis et prévenants à l’égard des étrangers, surtout lorsqu'ils ont l'espoir de recevoir un cadeau.
Leurs vices principaux sont : la jalousie, l'envie et la médisance. Ils manifestent contre beaucoup de choses une antipathie particulière qu'ils appellent « Trefoe »; par exemple, certains mets leur répugnent.
M. Coster cite plusieurs cas de cette répugnance spéciale.
M Coster avait eu pendant cinq ans, comme domestique, une jeune veuve d’Auca qui avait un « trefoe » contre le poisson dont on avait enlevé les écailles. Elle n’en aurait mangé à aucun prix et ne se serait jamais servie d'un pot dans lequel on en aurait fait cuire. M. Coster a connu une autre négresse qui ne voulait ni boire de lait ni manger de gibier ou de viande; le lard seul faisait exception. Cependant son « trefoe » à Pédaredude -ces
ÉESANÉEGRÉS' DES BOIS. 133
aliments cessait, si elle faisait elle-même la cuisine. Ceci se comprendra quand on saura qu'elle était persuadée que la cuisine se faisait toujours au beurre, et celui-ci étant fabriqué avec du lait, elle ne pouvait pas manger des aliments qui, suivant elle, pouvaient en contenir. — Elle aimait beaucoup le fromage, mais elle disait que ce n’était plus du lait.
Les nègres ont l'intelligence très développée pour leur milieu.
Ils emploient des moyens ingénieux pour communiquer entre eux.
Ainsi un jour M. Coster demanda à une tribu de faire savoir aux esclaves fugitifs (marrons), qui se trouvaient cachés dans les forêts voisines, qu'ils pouvaient rentrer sans être punis, car le gouvernement avait amnistié tous les déserteurs. Les nègres de cette tribu promirent de leur faire par venir cette bonne nouvelle au moyen de signes en usage chez eux.
Voici comment ils s'y prirent pour leur faire savoir qu'ils pouvaient sortir de tamenet:
Ils attachèrent des morceaux de cotonnade blanche, bleue ou même noire, longs de 35 centimètres et larges de 3 centimètres, aux branches des arbres de la forêt, en commençant dans le fourré, où ils placèrent les chiffons les plus foncés ; ils continuèrent cette opération sur tous les arbres en se dirigeant vers la rivière voisine; là, ils mirent ceux de couleur claire.
Les fugitifs qui se trouvaient dans ces parages et qui allaient à la chasse dans la forêt furent informés ainsi qu’on avait quelque chose de nouveau à leur communiquer.
L'ordre dans lequel ces signes sont disposés à travers la forêt a donc pour but de leur faire comprendre comment ils doivent agir.
Si la ligne des chiffons, partant d'un point situé dans la forêt, se dirige vers l’intérieur, cela veut dire que la situation est mauvaise et qu'ils doivent IP au Pis ire.
Si, au contraire, elle se dirige vers la rivière, cela signifie que la situation est bonne et qu’au bout des chiffons blancs ils trouveront un homme qui désire s’entretenir avec eux pour leur faire connaître des nouvelles qui Îles concernent. |
Les nègres ne laissent jamais passer l’occasion de voler quelque chose aux blancs. Ils commettent quelquefois des escroqueries en prenant des objets à crédit chez les blancs, au nom d'individus jouissant d'une bonne réputation. Cette supercherie n’est pas toujours facile à découvrir, car ils se ressemblent beaucoup par leur couleur et leur manière de se vêtir. Ces vols leur ont fait
ocrand tort, et les Européens fixés dans la colonie les dépeignent en disant que ce
sont tous des voleurs et des menteurs. De leur côté, les nègres font les mêmes reproches aux Européens; nous avons vu plus haut que malheureusement ceci est souvent vrai.
Le nègre se considère comme étant plus honnête et plus sincère que le blanc.
Il y a quelque semblant de vérité dans cette aflirmation, car entre eux, dans la même tribu, ils sont généralement très probes et ont beaucoup de confiance dans la parole de leurs compagnons. Il arrive parfois qu'une famille est obligée de s’absenter en laissant derrière elle des champs plantés de riz, de patates, de bananes, de cannes à sucre, etc. Personne ne s'aviserait d'y toucher. |
Leurs demeures sont toujours ouvertes et l'entrée n'en est pas défendue par une porte; quand ils partent en voyage, ils laissent tous leurs effets derrière eux : à leur retour ils ne constatent pas la moindre soustraction.
Ce respect de la propriété est dû, en partie, à la présence d'une certaine idole, à laquelle ils attribuent un grand pouvoir et qui punit les actions malhonnèêtes.
Elle produit le même effet sur leur imagination que l'inscription « Il y a des pièges à loup » en produit sur un Européen.
Cependant, quand un nègre abuse de la confiance d’un autre, 1l s expose à une vengeance terrible. En général, elle se manifeste par l'administration de quelque potion secrète qui produit des maladies affreuses et souvent même la mort.
Les nègres sont fort jaloux de la fidélité de leurs femmes; mais, il faut le dire, ces dernières ne sont pas toujours à l'épreuve de la séduction et l'honneur conjugal reçoit souvent de rudes atteintes. — Autrefois on tuait même tous les enfants qui avaient un père étranger à la race.
De tous les nègres des bois, les plus intelligents et les plus rusés sont les Aucaners, ce qu'il faut attribuer à leurs fréquentes relations avec les Européens.
Ils se montrent toujours très réservés à l'égard de ces derniers : il y a cependant quelques exceptions.
Ainsi Voici un fait que raconte un négociant néerlandais qui a longtemps résidé au milieu d’eux :
€ J'étais parvenu à leur être très sympathique et à gagner leur confiance. Ils avaient imaginé une cérémonie spéciale pour m'honorer.
« Une famille dont le chef est mort depuis longtemps déjà (on a pré-
tendu qu'il avait été empoisonné par des personnes jalouses de le voir élevé par moi à un poste de confiance) avait construit dans le voisinage d'une idole une cabane dans laquelle cette famille plaça une image grossière de bois de cèdre peinte en couleur blanche. Près de cette image, on installa une petite table, avec quelques plumes de Pouwies {Crax alector L), une petite bouteille renfermant un liquide noir qui devait représenter de l'encre et quelques feuilles de papier. À côté de la petite table on creusa quelques marches dans le sol; près de la dernière commençait une petite rigole qui se dirigeait vers la rivière. Lorsqu'ils célébraient une fête, ils plaçaient devant la table quelques enfants qui étaient chargés de verser continuellement de l’eau dans la rigole pendant que l'on chantait en mon honneur.
« Selon leurs idées, cette image devait être ma statue ; la couleur blanche devait indiquer mon origine; les plumes, l’encre et le papier annonçaient que j'étais un blanc de qualité supérieure, tandis que l’eau qu’ils faisaient verser et qui coulait dans Îa rivière était le symbole de mon arrivée à travers l'Océan.
«aniemmetdeucerchet, Mipbrès la mortde son Aman vince aeueier chez moi. Elle nous rendit beaucoup de services et refusa toujours d'accepter une récompenseentarsemt
On voit mpartcetexemple ‘que les mésres sarenthonoremlestems à "ci ils ont accorde leurconnance fetreconmaitre les tbientaitsrecus:
Pour certains repas, les hommes se réunissent dans une hutte; ils sy placentrenticercle autour dunemsrandenalebassenon ecuelle qumcontiencal nourriture commune. Les femmes s’éloignent après avoir déposé devant chaque homme sur de petites tables les calebasses remplies de victuailles; elles n'oublient jamais d'y ajouter un vase contenant l’eau nécessaire pour se laver les mains avant ethapréssle repasser dont Msemsement sont faites avec des morceaux de calebasses. Les femmes se rassemblent ensuite dans une autre cabane pour manger ce que les hommes ont bien voulu leur laisser.
Lorsqu un vieillard ou une personne notable se trouve parmi eux, on lui offre d’abord la calebasse contenant la nourriture; 1l prend les morceaux qu'ildésireeti les place surune espèce d'assiette. ls Autres thommiesnpre sents sont ensuite servis et mangent dans leurs calebasses. Pendant tout le repas, la conversation est très animée; l'étranger de distinction y prend part également.
Leur manière de voyager est assez simple. Ils se mettent rarement seuls
en route: leurs femmes et leurs enfants les accompagnent DÉRRIemEa Ils n'emportent que le strict nécessaire de vivres, afin de ne pas avoir cep: LE bagages : du reste, leurs canots sont très petits et peu propres au transport des paquets encombrants. Îls supportent très bien les privations. es partent jamais sans être bien armés, c'est-à-dire qu’ils emportent des fusils, des arcs, des sabres, des haches, des coutelas, etc.
Parfois, ils restent plusieurs semaines dans leurs petites embarcations; celles-ci sont très peu confortables, mais les nègres sen contentent, pourvu qu'ils aient un endroit où ils puissent entretenir continuellement le feu qui léur sert à préparer les aliments.
Du reste, les nègres aiment beaucoup le feu; on dirait qu'il leur tient heumde socièté,
Leurs voyages ont généralement peu d'importance; les nègres ne dépassant jamais la côte.
Ils croient à la magie, qu’ils désignent par le nom de « Tobia ».
Leurs croyances sont très vagues; ils reconnaissent plusieurs divinités sur lesquelles nous reviendrons tout à l'heure. Ils adorent, en outre, quelques objets animés ou non, auxquels la crainte, la reconnaissance ou tout autre sentiment leur ont fait attribuer des vertus surnaturelles.
Toutrcemquidles entoure, lestarbres) lesanivaières, les montagnes, le’ feu, les pierres, la forêt, en un mot tous les objets auxquels ils attribuent des influences bonnes ou mauvaises, sont adorés par eux.
Les dieux qu'ils reconnaissent s'appellent : Loango Gado, Papa Gado, Cromantie Gado.
Ils adorent les deux premiers, comme icréateurs de toute la nature; il semble, cependant, que les nègres ne les considèrent que comme des divinités subalternes soumises au Grand Esprit, qui n’a pas de nom spécial.
Le troisième est considéré comme médiateur auprès de celui-ci; on l’invoque surtout aux funérailles, aux conseils et toutes les fois qu'il s'agit d'affaires sérieuses.
Ils ont aussi un dieu des méchants, qui erre continuellement à la surface de la terre et commande à une foule de mauvais esprits. C’est à eux qu ils attribuent tous leurs maux et tous leurs malheurs. Ils ne croient pas que la mort mêtte fin à l'existence de l'individu ; ils sont persuadés CSL CSPrit des défunts reste encore longtemps au milieu d'eux, soit invisible, ‘soit en
reparaissant dans le corps d’un nouveau-né.
Si, par exemple, un enfant vient au monde peu de temps après la mort
LESCNEGRÉS DES BOIS. 197
de son grand-père, ils se figurent que l’âme de ce dernier a passé dans le corps du petit enfant.
Is croient à l'existence d’esprits malheureux, condamnés à errer en expiation des méfaits qu'ils ont commis pendant leur vie. Quant aux bons, ils jouiraient, selon eux, d’un repos’ absolu >; mais leurs idées sont'assez confuses à cet égard.
Ils disent que les esprits savent tout ce qui se passe et qu'ils assistent aux fêtes, où ils manifestent leur présence par des signes cachés : pour eux. c'éstoune chosettout a fiticertaine:
Il est bien difficile, au milieu de toutes ces croyances, de distinguer celles qui appartiennent en propre aux nègres, car nous ne connaissons pas suffisamment l'influence qu'ont exercée sur eux les religions professées par leurs anciens maîtres; aussi faisons-nous toutes nos réserves en ce qui concernenlés ait none snmce Suiet.
Ils n’ont aucune espèce de prêtres; mais quelques individus, plus intelligents que les autres, se donnent comme pouvant prédire les événements futurs.
Les traditions sont transmises aux enfants par les parents.
Ils m'ont pas d'époques fixées pour l’adoration de leurs dieux. Ts x songent quand ils veulent se divertir pendant trois ou quatre jours.
Ïls invitent alors tous leurs voisins à participer aux fêtes qu'ils donnent.
Elles consistent à invoquer les divinités en dansant, et surtout en faisant decopieuses ‘libations Pourrcesmlamses Mis rs'enduisent Ie "Conps avec une espécend'araile blanche ceumleur donnetmmasbpecotonhareeuenaqnand la nuit onvlestoittsanémensetordanederant de bnllantsmMeumedetbos Anis ne s'artétent que lorsqu'ils tombent'épuisés de “atipue.
Ces fêtes commencent toujours le vendredi et se terminent généralement le dimanche ou le lundi; pendant ce temps ils épuisent leurs provisions. Quandal n'yena plus adéteestenminée "Apres ces CIE Me Sont tom eur très fatigués et très abattus; ils se reposent alors pendant deux ou trois jours.
Comme ces nègres aiment beaucoup les spiritueux, la condition principale de ces réjouissances est, par suite, d’avoir une grande provision de liqueurs fortes.
Ils en boivent à des intervalles assez rapprochés, afin de s’entretenir dans un état d’étourdissement. En buvant, ils versent toujours quelques œouttes de liquide sur le sol, pour que celui-ci participe aussi aux libations.
Les organisateurs de la fête ont soin d'avoir de grandes quantités de
ibi oi r la plus grande gibier, de lard, de poissons, etc., ca ils ont à cœur de montre plus g
hospitalité à cette occasion.
. ) j IS ) = Sauf ce que nous allons rapporter, ils n'ont pas d'autre manière d'adorer
leurs divinités.
Au mois d'octobre ou de novembre, avant l'époque de la grande sécheresse, ils ont l'habitude d'organiser une grande fête. Elle est présidée par leurs chefs et commence le premier vendredi de la nouvelle lune.
C'est la fête de la réconciliation générale; elle doit servir à se faire pardonner tous les péchés et tous les méfaits. Elle dure pendant toute la lune suivante, c’est-à-dire pendant quatre semaines environ. On sacrifie pendant ce temps beaucoup de porcs et de volailles. Leurs prières consistent à danser et à chanter; de temps en temps ils se jettent à genoux pour implorer une bénédiction.
Cette fête, qui coûte très cher, est très suivie : toute Îla population y assiste, aussi bien les jeunes que les vieux. On y attache une grande importance.
__ L'endroit où se trouve une idole est entouré de perches très longues sur lesquelles flottent, en guise de drapeaux, des morceaux de cotonnade blanche.
Tous les efforts qu'on a faits pour les convertir au christianisme n ont pas réussi, parce qu'ils sont toujours très attachés aux croyances de leurs ancêtres. Ceux-ci, disent-ils, s’en sont toujours bien trouvés.
En'1860, les Aucaners refusèrent catégoriquement, par l'intermédiaire de leur chef ou « Granman », de faire conduire deux frères moraves jusqu à Auca. Ces dermiers s'étaient cependant avancés jusqu'à la Marowijne. Quelques Saramaccaners et leur chef le capitaine Arabie furent pourtant baptisés.
Les missionnaires moraves ont fondé depuis quelque temps un établissement et une église sur le haut Suriname et à Maripaston sur la haute Saramacca, à côté des villages occupés par les Nègres des bois.
Il serait à souhaiter que les missionnaires de toutes les sectes laissassent un peu ces pauvres gens tranquilles. []s sont animés de très bons sentiments à leur égard, mais ils ne font souvent que les importuner et détruire leur repos.
En cas de maladie ou de mort, on consulte une espèce de voyant appelé « Loekoeman » : c'est lui qui est chargé de désigner le coupable, car, suivant leurs croyances, personne ne peut mourir naturellement. La mort a été causée,
soit par un esprit offensé, soit par le poison d’un ennemi. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet.
Ils exécutent toujours très exactement toutes les prescriptions relatives aux cérémonies funèbres. Lorsqu'un individu meurt, chez les Aucaners, on le lave immédiatement, on lui coupe les ongles et on le met dans un cercueil avec ses eflets les plus précieux. Comme souvenir, on y place aussi un morceau d'étoffe. En vue de cette circonstance, ils ont toujours soin d’avoir une provision suffisante d’étoffes neuves. Avant les funérailles, le corps est exposé pendant toute une journée, afin que les amis du défunt puissent prendre congéde lui.
La famille est assise autour du cercueil, toutes les personnes qui la composent pleurent et poussent des gémissements qui ont une intonation toute particulière; les visiteurs se joignent à ces lamentations en signe de douleur.
Après l'enterrement, les plus proches parents restent assis sur des nattes pendant huit jours pour manifester leur affliction. Toutes les personnes présentes pleurent et font les gestes les plus étranges en s’entretenant du défunt. On fait des allusions à sa vie et on loue ses vertus en racontant des histoires que les nègres appellent: Anansilori, c'est-à-dire «histoire de l’araignée, » à cause du rôle important qu'y remplit cet animal.
En signe de deuil, les femmes portent pendant un an, après la mort de leurnmant de leurpérerondetdeuromere unmmouchonblancoutbleututour de’ tantéresetumerdpanmemmétone blanche. |
Il en est de même pour les hommes, mais ils ne portent le deuil que trois mois. Cependant ceux qui ont l’habitude d'aller nus se recouvrent les parties sexuelles avec une étoffe noire pendant un an.
On doit s'abstenir aussi de porter des bijoux ou d’autres ornements.
Si un homme meurt sur une plantation, dans une ville, ou dans tout autre endroit éloigné de son village, on l’enterre sans cérémonie, après qu on lui a coupé une mèche de cheveux. Celle-ci est enveloppée dans un morceau de toile et transportée au village du défunt, où on l'inhume avec les mêmes cérémonies. que si le corps était présent:
Douze mois après les funérailles, il y a toujours une réunion dans la hutte de la famille du défunt. Cette réunion met fin à la période du deuil. De grandes réjouissances ont lieu, on boit et on mange énormément, tous les voisins sont présents autant que cela est possible.
Cette fête s'appelle « Tesa », c’est-à-dire fin de deuil. Elle commence de la façon suivante : un des parents, le plus notable FREINER après avoir pris dans la main droite une grande calebasse remplie d'eau, passe devant
toutes les huttes du village. Il est suivi par une grande foule. De temps en
140 LES MABITTANTS DE SURINANTE.
temps, il jette sur le sol quelques gouttes de cette eau nommée [rowewatra en disant : « L'âme du défunt sera pure comme cette eau et lesreposrde/tout ce qu'il a aimé sur la terre ne sera jamais troublé par son Onbrenciveé trouve actuellement dans le monde des esprits. »
Cet homme est suivi par un deuxième, qui porte également une calebasse remplie d’un spiritueux quelconque. De temps en temps également, il en jette quelques gouttes sur le sol pour montrer quen cette occasion il pense aussi au défunt.
Quand les nègres n’ont aucune occupation sérieuse ils font de la musique, c'est-à-dire qu'ils tapotent avec les mains sur une espèce de tambour. Quelques hommes et quelques femmes exécutent des danses plus ou moins réussies au son de cette musique monotone.
Leurs instruments sont peu compliqués et varient suivant la nature des événements. Pour les cérémonies du culte on se sert du grand tambour appelé « Agida » ou « Papaa ». Dans les autres occasions on emploie le petit tambour appelé « Apientie' ». Mais ils ont aussi un autre instrument quils nomment « Kwakwabankje ». C’est une planche de bois très dur sur laquelle on tape aveë deux baguettes.
Pour la danse Papaa-wenti, qui est d'origine africaine, on se sert du grand tambour « Agida ». Pour les danses ordinaires ou « Songé », on bat la petite caisse « Apientie ». Pour la «Soessa », l'orchestre est formé du petit tambour et du « Kwakwabankje ». Il règne alors une grande émulation Parmi les danseurs, car celui qui continue le plus longtempseet ‘qui se uontreleplusamilesesteconsidéréconmmente vainqueur.
La danse Banja ou Baljaar est aussi d’origine africaine; on donnait également ce nom à la guitare. Cet instrument était autrefois très en vogue, mais on n'en voit presque plus aujourd'hui. Pour la Banja on utilise les deux tambours et le Kwakwabankje.
Les danseuses sont armées d'une espèce de jouet particulier appelé Saka- Saka. C'est une calebasse remplie de grains de corail ou des pépins de certains fruits (Canna indica et Canna lutea). Elles secouent ce jouet en suivant la cadence du chant, ce qui produit un bruit étrange, mais qui après tout n'est pas trop désagréable.
Beaucoup d'hommes et de femmes fument du tabac américain dans de courtes pipes en bois. L’habitude de priser est aussi très répandue.