Voir la gravure placée en tête du chapitre
À la tête de chaque tribu se trouve un « Granman » ou grand chef. Le gouvernement néerlandais lui donne comme insigne de son autorité un habit bleu avec des épaulettes. Sa dignité est héréditaire. L'aîné des fils de sa sœur lui succède, et si sa sœur n'a pas de fils ou si lui-même n’en a pas, il doit dé. signer pendant sa vie la personne appelée à lui succéder. Il est installé par le gouvernement néerlandais qui, en cas de besoin, doit le soutenir par la force. Autrefois, il recevait chaque année pour sa tribu quelques cadeaux destautoritéside"lancolonie, tels que : fusils, poudre, plomb, tabac, riz, el, dram, etc.; mais ces cadeaux ont petit à petit diminué d'importance, et sont actuellement supprimés, de sorte que les nègres ont perdu, disent quelques auteurs, toute confiance dans les autorités néerlandaises. Cependant, depuis le voyage du gouverneur dans le district de la haute Cottica en 1880, les nègres paraissent vouloir entrer en rapports plus intimes avec les Hollandais. Leurs visites à Paramaribo sont plus nombreuses, ils réclament des secours médi- Caux et choseétonmmante 1Imrena"mème qui onvdemandequomlemdomte cesmécoles
Anlantètende Chaquemilasetour clo0 D'ou tn CapiEnmechanendes atraires intérieures: tnhantre Capitainemprend sen casdemienme 1e tcomimandement des hommes armés du village; on l'appelle « capitaine des bois ». Le capitaine chargé des affaires intérieures est assisté par les plus vieux du village, qui forment une espèce de conseil. Quelques-uns de ces capitaines recoivent annuellement une petite somme du gouvernement néerlandais. Les insignes de leur dignité dans les grandes cérémonies se composent d’un hausse-col et d'une canne avec une pomme argentée semblable à la canne d'un tambourmaor SuraletMhansse colles pomme TeMaNenTeNsE trouvent les armes des Pays-Bas avec la devise : « Je maintiendrai ».
Leur législation est peu compliquée. Celui qui tue quelqu'un est mis à mort; l'empoisonneur, si son crime est démontré d’une façon irréfutable, subit une longue torture; si la peine de mort n'est pas prononcée, le coupable doit trouver dans sa famille de quoi s acquitter MSC ACNENMES, petitsenfants et arrière-petits-enfants doivent servir comme esclaves dans la famille de la personne qu'il a empoisonnée.
Toutes les condamnations sont prononcées par Îles vieillards du village rassemblés en conseil. La peine appliquée lenplus souventisest cellèntdées Conps deMotEert.
Dans chaque village se trouve un grand abri appelé « Piketti » ou
« Kroetochoso » (probablement de l'anglais : Court house). C est là qu'ont
lieu les conférences relatives à la conclusion de la paix entre deux villages et celles relatives à des différends entre familles et entre individus.
Lorsqu'après de nombreuses discussions on est amené: aunementente plus ou moins parfaite, il ne reste plus qu'à donner à la réconciliation un caractère officiel. À cet effet, les chefs des partis s’assemblent dans le fond du hangar; près d'eux se placent les personnes intéressées. Derrière elles, à une certaine distance, se tiennent les curieux; c'est le public. Lorsque tout le monde est placé, un des chefs prend un vase, en général une calebasse, remplie de dram ou de jus de canne non encore fermenté. Il en verse quelques gouttes à différents endroits de la Kroetoehoso.
Cette cérémonie signifie qu'on invoque l'esprit des ancêtres qui ont réglé leurs différends au même endroit, et qu'en même temps on leur rend hommage en leur offrant les prémices du liquide contenu dans la calebasse.
Cette cérémonie terminée, le vase passe de main en main, chacun des assistants devant en boire un peu. Lorsque la calebasse est revenue entre les mains du chef, on considère la paix comme scellée et tous les méfaits sont pardonnés. Il ne doit plus y avoir d’hostilité entre les parties.
SuHlarrinetqu'un. des assistants memenllepasboire onnlemfonce àrexpliquerdesscauseés de sonvrètus étalorsdlesmdébats peuvent récommencer.
Dans crea) les anciens du Conseilwéloisentret laissent leuc,:Gränman » seul dans la Kroetoehoso. Ils forment alors différents groupes pour discuter la question et échanger leurs opinions à cet égard. Lorsqu'ils sont arrivés à une entente plus ou moins complète, ils rentrent sous le hangar et la discussion générale continue jusqu'à ce qu'ils tombent d'accord.
Toutes ces délibérations des anciens ou conseillers ont un caractère solennel. | |
Quand l'affaire est arrangée, la coupe fait de nouveau le tour de l'assemblée; ensuite chacun se retire chez soi.
Les femmes sont quelquefois admises à ces conseils, mais on ne les consulte pas. Elles ne peuvent qu'échanger leurs idées entre elles.
On voit par là que les jugements sont soumis à la ratification des membres du village. Chaque individu ayant le droit de donner son avis et son vote a, par là, une part de responsabilité dans la décision qui a été prise. C'est une espèce de suffrage universel.
Pour certaines conventions de commerce avec les blancs, on opère d'une manière à peu près analogue.
Un commerçant hollandais raconte de la façon suivante comment fut conclu un traité avec les nègres pour une fourniture de bois de construction
« Il fut décidé que la cérémonie aurait lieu un vendredi, au moment où le soleil aurait atteint son point culminant. Le vendredi ne fut point choisi au hasard, car les nègres le considèrent comme un jour saint. Ce jour-là, à onze heures et demie, un des hommes du village où je me trouvais, le plus vieux et le plus influent, prit une petite tasse à thé et y versa un peu de dram auquel il mélangea quelques herbes, puis on lui donna quelques plantes broyées qu'il imbiba avec de l’eau de la rivière et qu'il comprima au-dessus de la tasse pour en faire sortir toute l'humidité.
« On apporta alors un rasoir avec lequel on me fit, ainsi qu’à sept des principaux personnages, une petite entaille sur la main droite. Le sang qui sortit de cette coupure fut recueilli sur un peu de coton qui fut comprimé au-dessus de la tasse pour en faire sortir le sang. Ce coton fut ensuite si bien lavé avec l’eau de la rivière qu'aucune tache n’y apparaissait plus. Le contenu de la tasse fut alors remué et elle fut placée en plein air sur un petit banc.
« Vers midi, une grande foule d'hommes, de femmes et d'enfants se rassembla autour du banc sur lequel se trouvait la petite tasse; je me. plaçai à côté. [rois coups de fusil furent tirés. Alors un grand silence se fit parmi les assistants. À ce moment, on me présenta la petite tasse où se trouvait le,mélange-denmon sanstavecceluidestsepthautmes personnages )edlus en boire quelques gouttes. Elle fut ensuite présentée aux sept autres qui firent comme moi. Puis on la passa successivement à tous les hommes présents, qui durent boire de son contenu ou, tout au moins, le flairer; maïs, quoique chacun n’en prît qu’une très petite partie, la tasse fut bientôt vide, et ceux qui n'avaient pas encore bu ou flairé durent se contenter d’en lécher les bords.
« Enfin, je fus embrassé par les principaux chefs et par beaucoup de femmes. Ils plaçaient leur bras droit sur mon épaule gauche et leur bras gauche sous mon bras droit en appuyant quelques instants leur tête contre
ma joue droite.
« La cérémonie finie, on se mit à boire beaucoup de dram et une gaieté
cénérale et sans contrainte régna alors. On me dit seulement à ce moment-
Nr er hé Nu là que c'était exprès qu'on m'avait fait l'incision le premier et quon m avait fait boire avant les autres. C'était pour se convaincre que j'avais pleine con
fiance en eux et que je ne craignais pas de me soumettre à leur desinet.cle