CHAPITRE CI.VülJIÉMK
11 y a envit'oil trente ans qu’une plaine du village de Tygelsjô (Scanie méridionale), devait être transformée en terre arable ; on trouva tout près de la surface une quantité de squelettes humains qui avaient ôté inhumés dans cet endroit. Chaque squelette était entouré d’une rangée de pierres formant unparallélipipède de 7 pieds (2 met. 8 centim.) de longueur sur ■J (89 centim.) de largeur(PI. XIV, tig. 252). Ce mode de sépulture ne se rencontre que chez le peuple qui s’est servi d’armes de bronze, et, suivant toute probabilité, seuleuient chez les moins riches; on ne le trouve jamaÎ!^ chez les peuples de l’ége de la pierre. Line preuve encore que ces squelettes appartenaient à la race qui avait des armes de bronze lors de son arrivée en Suède, c’est que l’un des squelettes, probablement celui d’une femme, portait autour de l’un des bras un anneau en spirale, de fil de bronze arrondi d’un côté, aplati de l’autre, pareil à ceux dont se parait le peuple de l’àge de bronze.
L’un des squelettes avait le crâne percé d’un javelot d’as (PI. XI, fig. 213, demi-grandeur naturelle), fait d’un andouiller de corne d’élan. Ce javelot était brisé (lig. 213) lorsque je le reçus, mais on l’avait trouvé entier; il mesurait environ 17 centimètres de longueur, était arrondi, avait l’extrémité la plus mince pointue, la plus épaisse coupée transversalement et mesurant 23 millimètres de diamètre. La surface en avait été coupée et polie dans le sens de la longueur au moyen d’un instrument aigu dont le tranehatit doit toutefois avoir été ébréché, assurément un outil de silex.