ARMES DE GUERRE
ce qui a produit sur la surface des stries longitudinales.
La figure 212 de la planche XI (grandeur fortement réduite) montre comment cet arme de jet avait été fixée à sa hampe. J’ai fait donner une position plus lâche au lien ou à la courroie, qui, sans doute était beaucoup plus serrée, afin de montrer avec quelle habileté le sauvage sait agencer ses outils et ses armes de la manière la mieox appropriée à leur destination. Une surface plane de l’arme ou de l’outil coupé horizoittalemcnt au bout opposé à la pointe ou au tranchant, s’appuie contre une surface correspondante de la hampe ou du manche, et communique à ce dernier la plus grande force possible, soit pour le jet soit pour le coup qui doit être porté. C’est ainsi que sont emmanchés lés ciseaux de pierre des sauvages actuels (PI. VI, fig. 129\'et c’est évidemment de la môme façon qu’étaient emmanchés nos ciseaux antiques PI.' VI, fig. 127 et 134). La hampe longue et pesante du présent javelot était probablement de chêne, ce qui permettait de donner une grande vitesse et une force prodigieuse à l’arme.
La pointe du javelot entrée dans le frontal gauche, près de l’angle formé par les sutures sagittale etcoi’onale (PI. XI, fig. 219), avait pénétré d’environ 12 centimètres dans le ciAne, où tdle .se trouvait si fortement engagée qu’il fallut un certain déploiement de force pour la retirer; elle y avait fait un trou parfaitement identique à celui qu’aurait produit la balle d’une arme à feu . La circonstance que le crâne ne se fêla ou ne se