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force remarquable. Quoique constituant au point de vue de la langue , de l’aspect extérieur, de la religion, etc., plusieurs tribus distinctes, souvent hostiles les unes aux autres , quoiqu'ils se pillent réciproquement , qu’ils assassinent réciproquement leurs femmes, etc., ils se considèrent toutefois comme hmnmec et s'allient les uns aux autres par des mariages ou d'autre manière. Mais leurs rapports avec les Esquimaux, qu’ils considèrent à peine comme des êtres humains on que du moins ils regardent comme leur étant fort inférieurs, sont bien différents. Ils ont une rage inextinguible d’assassiner cette pauvre race inoffensive sans la moindre cause et souvent par la seule soif du sang.
Rcoirtons maintenant Hearne.
« Pendant que nous étions à Clovey, un grand nombre d’indiens convinrent avec ma troupe (composée aussi de sauvages) de nous accompagner à la rivière des Mines de cuivre, et cela sans aucun autre but que celui de tuer les K.squimauv que l’on dit visiter souvent eu troupes assez considérables les bords de ladite rivière. Celte expédition, dans laquelle on pouvait s’attendre à des peines, à des fatigues et même à des dangers, fut néanmoins si généralement approuvée, que presque tous les guerriers que nous rencontrâmes dèslors s’offrirent à nous suivre. Tous, tant les volontaires (|iie ceux qui appartenaient à ma suite, se confectionnèrent des boucliers avant de quitter les forêts de Clovey. Ces boucliers, faits de planches minces d’environ .1 i de pouce anglais (environ 2 centimètres) d’épaisseur et 2 pieds (60 centimètres) de largeur sur 3 (90 centi-
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mètres) de longueur, étaient destinés à les protéger contre les flèches des Esquimaux (1).
(• La veille du départ, les Indiens avaient envoyé deux d’entre eux comme espions ou eu éclaireurs, afin de voir si les Esquimaux avaient établi leurs tentes de pèche sur les bords du fleuve. Les deux émissaires re\ lurent le 1 6 (juillet 1771) vers l’heure de midi, et rapportèrent que l’on apercevait O tentes d’Esqnimau;c.sur la rive gauche (p. 148). La position, disaient-ils, en était singulièrement favorable pour une surprise, et, d’après leur récit, je compris qu’elles pouvaient être à environ 12 mille; anglais (to kilomètres) de nous. Dès que les Indiens eurept reçu cette, nouvelle, ils mirent entièrement de.eôté toute aide et toute attention à mes recherches; tgutes leurs pensées se dirigèrent sur la combiqaisou du meilleur plan d’attaque et sur la manière dont la nuit suivante ils pourraient surprendre les pauvres Esquimaux et les massacrer dans leur sommeil. Afin de parvenir d’autant mieux à l’exécution de leur sanguinaire entreprise, les Indiens crureiU devoir passer la rivière au plus tèt. Après qu’ils e.urent mis leurs fusils, lances, boucliers, etc., en Bon état, nous passâmes à l'autre bord, ce qui exigea un certain temps. Arrives sur la rive gauche, chacun d’eux peignit le devant de son bouclier : les uns de
(I) Quelque pftrt (p. ïlenine dit qui* {lèches des Ksi|uiinaux
ètaieut ariiiéi*s soit d'uue pierre uuiiv triangulaire (par cousi'iquent aimlogue à celle de notre PI. Ml. lig. 12} n^ssemldant n dé l'ardoise, soii d'un morceau de cui%n*, iuai« tnutef<Hs principalement de la pivniièiT matière.