CHAPITRE CINQUIEME
les O teutes d’ Esquimaux, et la façon guerrière dont ils étaient équipés était tellement supérieure à ce que l’on pouvait supposer à cet égard chez les pauvres Esquimaux, que l’on devait s’attendre à voir l’affaire se terminer par le massacre de chaque individu, à moins que la Providence n’inlervlnt par un miracle en leur faveur (1).
« La forme du terrain nous permit de marcher couverts par des rochers et des collines jusqu’à 200 pas ehviron des tentes; là nous restâmes quelque temps en embuscade, eu surveillant avec beaucoup d’attention les mouvements des Esquimaux.
« Pendant que nous étions là, les Indiens se livrèrent aux dernières cérémonies qu’ils jugeaient nécessaires avant le combat. Elles consistèrent principalement dans la peinture du visagej quelques-uns se le peignirent tout noir, d'autres tout rouge, d’autres se le bariolèrent de ces deux couleurs. Pbur empêcher les cheveux de leur tomber dans les yeux, ils se les at- , tachèrent par devant, par derrière et sur les côtés de la tête, ou ils se les coupèrent court tout autour du crâne. Cela fait , ils se préparèrent à se rendre aussi légers que possible à la course. A cet efiet, ils se dépouillèrentde leurs bas, coupèrent les manches de leurs tuniques ou les fauhlèrent aussi près que possible de l’ouverture du bras, et, quoique, vu la saison, l'on fût tourmenté par des myriades de moustiques, quelques
(1) Ob A ptinc fc romprendre qu’ua chrétien éclairé ait pu assister à cet affreux guet-apens contre d'innocentes créatures sans essayer de Tcmpécher de manière ou d’autre.