LES ÜVERGS SONT UES LAPONS
traces à la piste comme les chiens, que le sol fût gelé ou non, et ils couraient si rapidement sur leurs raquettes (patins à neige) que ni hommes ni bétes ne les pouvaient suivre.
J'espère que cette description, quelque étrange, quel- (jue exagérée qu’elle soit, ne sera pas considérée comme plus exagérée ni plus allégorique que celle, mentionnée plus haut, des Anglais avec leur stature gigantesque, leurs ailes et leur absorption d’un castor en une seule bouchée.
' 11 n’existe presque rien d’un peu extraordinaire qui ne puisse devenir l’objet exagéré des récits de l’ignorance, qui ne puisse être défiguré et revêtu de formes étranges. Il serait donc bien peu exact de croire que tout ce qui est défiguré par la description n’a pas existé, bien que les personnes raisonnables ne pensent pas que cela ait existé comme le représente la description.
De nombreux passages des sagas suédoises témoignent que les nains existaient réellement, et qu’ils étaient, en outre, considérés par les conteuns comme des êtres matériels et des hommes , quoique d’une autre race que celle des auteurs de ces légendes. Le ilrertj ou nain Siudre, qui liabitait un rocher, c’est-àdire une caverne de la petite Brininô (lie du Bohuslàn, Suède occidentale) , avait deux enfants , un garçon et une fille, qucTliorsIein Vikingson trouva jouant près d’un ruisseau de l’ile. Afin de pouvoir s’aboucher avec le père, il fit des présents aux enfants; cela engagea Sindre, qui les aimait beaucoup, à donner à Thors-