‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 135 sur 156 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Les opinions divergeront peut-être longtemps sur l’origine de ces har. Pour ma part, et en prenant en considération différents phénomènes qui s’y rattachent évidemment, je ne puis comprendre la cause de ce phénomène naturel que d’une manière, savoir en admettant un mouvement d’oscillation, rapide, transitoire, mais plusieurs fois répété, de la masse des eaux de la Baltique, mouvement produit par l’affaissement de la croûte terrestre dans les parages méridionaux de cette mer et le soulèvement simultané des parages septentrionaux (1).

J’ai déjà mentionne, et l’on peut établir, par des preuves géologiques et ^oologiqucs, qu’à une époque fort reculée un golfe large et profond, venant de la mer Glaciale dans les environs d’Archangel,' recou-

(t) On se rappellera que la géologie et l'histoire fouiuisseiit plusieurs exemples de ees soulèrements et de ces affaissements subits de l'ecoree terrestre. Voici pour les soulévemeuts : Le 19 uoïembrc 1822, après un violent tremblemeut de terre, on trouva qu'une étendue considérable des cAtes du Chili avait été soulevée de 3 .’i i pieds , de sorte que des huîtres, des, patelles et d'autres mollasques furent trouvés livés aux pierres au-dessus du niveau de la mer. En 1819, une longue étendue du delta de l'Indus fut exhaussée de 10 pieds, etc.

Des preuves d'affaisseiiienLs subits nous sont fournies par la Hollande. Eu l.'idO eut lieu une inondation qui détruisit dix-sept vilbiges. En 13119, une autre inondation ravagea toutes les côtes de la Hollande et mit la Frise tout entière sous l'eau. Plus de vingt mille personnes perdirent la vie. Ce déluge provenait évidemment d'un affaisseinent du i>ays, accompagné sans doute d'un soulèvement corres|K>ndaut sur un autre jwint.

Au temps de G''sar, le Flevus était uu lac ; mainteoanl c'est le large golfe maritime connu sous le nom de Ziiy-der-Zee. I.es colonnes d'Hercule, mentionnées sur la côte jiar Tacite, ont depuis longtemps disparu dans le sein de la mer, comme toutes les autres choses du temps des Phéniciens. Les savants hollandais ne devinaient pas inférer de l'absence de monuments phéniciens dans loure pays, que des monuments de ce genre n'y ont jamais existé.

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