LANCES
d’origine et séparées par des distances telles, qu’il est impossible d’admettre entre elles des relations quelconques. Le fait qu'un objet aussi simple qu’une lance de silex est entièrement identique dans la plupart des pays, même, comme nous le verrons plus tard, dans des régions aussi éloignées l’une de l’autre que la Scanie et la Terre de Feu, peut être expliqué par une espèce d’instinct qui se retrouve partQut chez l’homme, aussi longtemps qu’il est encore dans l’état de nature et au plus bas degré de l’échelle de la civilisation ; mais une identité si parfaite dans des instruments si compliqués que ceux en question, est, selpn moi, au nombre des énigmes encore indéchiffrées de la science ethnologique.
Ty.Lnncex.
Cette arme de chasse peut fort bien s’employer sur l’eau pour tuer les animaux aquatiques harponnés. La lance que j’ai fait dessiner, PI. III, fig. 54,estde silex; elle est conservée au British Muséum sous l’étiquette de « Flhüheaded spear ». Elle vient de la Pointe de Barrow (Point Biirrow). Le même musée en possède une autre, venant du détroit de Kotzebue. Toutes deux sont fixées à de longues hampes, assez minces, en bois de pin; elles mesurent de 1 mètre 48 centimètres à 1 mètre 63 centimètres de longueur,, et s’amincissent légèrement vers les extrémités, particulièrement l’extrémité inférieure. La pointe en silex pénètre fort