CHAPITRE PREMIER
pas de côtés étroits, diminue de volume et forme parfois une pointe vers le haut. Le tranchant est en biseau double. On trouve assez souvent dans les collections ethnographiques ces hachettes munies de leur manche. Une forme de sile.x presque analogue est reproduite plancheVll, ligure 161 .Toutefois les côtés larges en sont plats et les côtés étroits retaillés. Ces objets ne sont pas rares dans les sépultures mégalithiqiies,et les marais tourbeux de la Scanie méridionale et occidentale.
A ce type se rattache de très-près la forme , planche VI , figure 141, provisoirement nommée riseau à y lace. (Vojr plus loin, 4* section; Antiquités en pierre dont r usage ne peut être déterminé arec certitude.)
i° Haches droites ou ordinaires à tranchant parallèle * à r axe du manche.
Dans ce type, c’est le manche qui reçoit la hache. On le reconnaît donc à ce que cette dernière est amincie à son extrémité supérieure, et n’a pas de dos proprement dit, ou, si l’on préfère, de surface plane plus ou moins large du côté opposé au tranchant. Celui-ci, qui est droit et formé en biseaux à peu près égaux . s’use, par des raisons faciles à comprendre, plus facilement à sa pointe antérieure qu’à sa pointe postérieure; c’est pourquoi, vu de côté, il parait oblique (PI. VII, lig. 139, 160).
On voit au Brilish Muséum une hache de laTerrede-Feu que j’ai fait dessiner, planche VII, figure 133, à 1 6 de sa grandeur naturelle, afin démontrer comment ces hachesétaieni emmanchées. Le manche delà hache
HACHES
en question est en forme de massue et d'un bois dur et pesant; il est fort grossièrement fait, probablement au moyen d’une doloire de pierre à tranchant courbe, car les traces des coups de hache sont légèrement concaves.
\jà hache mêm<‘, qui est de fer, parait avoir été aplatie et forgée entre deux piern's ; elle est enfoncée fort avant dans le manche et légèrement dilatée vers le bas. Le tranchant émoussé est en biseau quelque peu bombé.
On rencontre parfois en Scanic une forme parfaitement identique de cuivre (PI. Vil, fig. 154, 156). Comme la précédente, elle a deux côtés larges et deux côtés étroits, tous plats et les premiers dilatés vers le tranchant ; elle se rétrécit è son extrémité supérieure, sans doute afin de pouvoir être enfoncée dans le manche à l’instar de la précédente. Il est donc impossible de se méprendre sur la manière dont elle était emmanchée, ni sur son emploi : elle servait aux mêmes usages que les haches actuelles des bûcherons et des charpentiers (1).
La Suède possède des haches de silex parfaitement semblables à ces haches de cuivre. La figure 153 de la
(j) Je possède trois haches do cuivre semblables, toutes venant de la St'anie; mais j’ijmore si elles ont été trouvées seules ou avec d'autres antiquités. Quoiqu'elles soient de cuivre, il me parait probable qu’elles dati'Dt de la même période primitive que les haches de silei polies par le frottement, et qu’elles sont plus anciennes que les glaives de bronze. Rien qu’elles fussent évidemment destinées à trancher et h tailler, elles sont de-cuivre pur sans trm'es d'étain. Elles auront donc appartenu à des peuples ignorant l’art de durcir le tranchant nu moyen de la fonte et d’alliages avec d’auln*s métaïu. Peut-être sont-elles de cuivre natif, coinuie les haches <le cui\re des sauvages de l'Amérique «In Nordt