‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 69 sur 156 · CHAPITRE DErXlÉME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DErXlÉME

On voit donc par ce que je viens de dire : que tous les outils de silex décrits et reproduits ici, sont des instruments parfaitement appropriés aux besoins d’une race inculte vivant, dans le Nord, de chasse et de pêche; que la plupart de ces outils n’ont pas même pu servir à des usages guerriers, et que presque tous les autres ont été usés par l’emploi d’une manière trahissant qu’ils ont servi aux paisibles mais habituels travaux de l’économie domestique (t).

D’autres ont cru que toutes les lances et tous les couteaux-lancettes servaient de couteaux de sacrifice dans les fêtes religieuses du culte d'Odin. Il n’est pas impossible que quelques-uns de ces objets aient été affectés à cet usage, et que les sectateurs d’Odin, qui, le fait est prouvé , possédaient déjà des armes et des outils de métal , se soient servis de couteaux de silex dans leurs sacrifices (2). Le même fait s’est produit

(1) Je dois toutefois rappeler, de nouveau, qu'une grande partie de ces iustrumcnts ont aussi 6té employ«*s eu cas de guerre. Il est à présumer que toutes les rares placét»s au plus bas degré de l’échelle de la civilisation se sont servies du silex partout où elles l'ont trouvé, comme outils et comme armes. Même les Kgyptieus paraisseut s'étre, aux temps les plus reculés de leur histoire, servis de flèches et tle lances de silex. M. Brugsch en a tiDuvé sur le Sinnï, où d'après la tradition, une ganiison égyptienne était stationnée dans l'antiquité (WatKlemnyen mc.h den Tui'kis^minen und de)' Sinai-ltaUAmei. Leipsig, 18Gh, p. *71),

(2) ü est possible et même jirobable que des couteaux de silex ont été parfois employés dans ces sacriüces, mais je ne sache pas que l'histoire m les sagcis en fassent mention. Il est parlé dans la Saga de Sturloger (Ch. .WIII), d'un temple ou lieu de sacrifices dans le RJarmaland (Hussie), dans lequtd on voyait les statues de Thor et d’Odin. La prêtresse brandissait une épée courte h deux tranchants, jK*ut-i‘lie un couteau de sacrifice ; de CCS tranchants paraissaient sortir des étiueelies. (> couteau était donc poli et de métal. Nos sources historiques ne font nulle part mention de

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