CHAPITRE DEUXIÈME
rencontré le chien et différents animaux sauvages, tels que le sanglier, le hérisson, le chat sauvage (?), le cerf, l'élan. L’ancien peuple de la Scandinavie ne nous a laissé aucune représentation d’étre vivant, et il n’a évidemment pas eu connaissance de la langue écrite, soit sous forme de signes phonétiques ou d’hiéroglyphes, car jamais on ne rencontre trace de caractères graphiques sur les monuments qui nous restent de lui, ses chambres sépulcrales, ses urnes et ses ustensiles (t). On ne trouve pas non plus chez lui de métaux fondus «U forgés; il est évident qu’il ne les connaissait pas.
IV. On se trouve, dans cette branche de l’ethnographie, en présence d’un fait remarquable sur lequel je crois devoir appeler l’attenliori des observateurs. Ce fait est la grandé ressemblance qui existe entre les armes en pierre chez des peuples de différentes races, appartenant à des temps différents et placés dans les régions du globe les plus éloignées et les plus divei'ses. A la question : est-il permis, en s’appuyant sur la ressemblance de ces outils, de conclure qu’ils ont appartenu à une race unique ? après mûr examen on répondra parla négative. Cette ressemblance trahit seulement un degré de culture égal. Pour donner quelques preuves décisives à l’égard de ce fait important, j’ai fait reproduire, planche V, figures 99, t03, 106, lit, des têtes de flèche de pierre, munies de leur soie,
(4) I.eS cïocplions apparentes qui existent seront expliquées dans un chapitre suivant. Elles D'apparticnnent pas au temps dont il est ici question.