‹ Les habitants primitifs de la Scandinavie essai d'ethnographie compareeChapitre 88 sur 156 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Suède, et parmi tous les crânes que j'ai vus, il se rapproche le plus de celui d’O’Connor, dernier roi de l’Irlande, dont il existe un moulage en plâtre à l’École de médecine (Institut Carolin) de Stockholm et un autre au Musée zoologique de Lund.

Le crâne de Stângenâs est considérablement plus grand que tous ceuxmentionnés ci-dessus.La longueur, du front à la protubérance occipitale fortement développée, est de 200 millimètres; le contour, de cette protubérance à la glabelle, de 550 millimètres. Vu d’en haut (lig. 253), le crâne est long et presque d’égale largeur, et ses côtés sont convexes, même à la fosse temporale, de sorte que le contour latéral forme jusqu’au front une ligne sub-arquée non interrompue. (Dans tous les autres crânes on aperçoit un pli plus ou moins sensible au-dessus des fosses temporales.) Le contour supérieur est légèrement bombé, le front bas. Les arcs .sourciliers sont peu saillants et la glabelle peu sensible (lig. 255). Le fémur, qui fut conservé avec lescrânes, mesure 52 centimètres de longueur, et indique un homme d’une taille d’un peu plus de i mètre 78 centimètres. Ce fémur est en outre d’une épaisseur dénotant que l’homme était fort et robuste. »

Si l’on était sûr que le sol de la paroisse de Bro s’est élevé chaque siècle d’une manière uniforme, et autant que dans les environs de Fjellbacka (port de mer du Gothcborgsikn, à 6 myriamètres au sud de la frontière norwégienne), et si l’on savait d’une manière certaine à quelle hauteur les squelettes se trouvaient audessus du niveau actuel de la mer, il ne serait pas dif-

CHANE DE MALTE.

ISS

ficile de calculer depuis combien de temps ils sont ensevelis, mais je considère comme fort incertains tous les calculs de ce genre faits jusqu’ici. Rien ne nous autorise à décider si les squelettes appartiennent ou nou à la période de la pierre.

Le type crânial de Stângcnas présente une analogie assez frappante avec un crâne conservé au Musée zoologique de Lund et trouvé il y a bien des années dans une niche des catacombes de Malte. Ce crâne, fort altéré, se brisa dauS le transport en plusieurs fragments qui, toutefois, furent habilement réunis et rejoints.

Quoique ce crâne n’appartienne pas à l’àge de la. pierre, j’en donne, planche XVI, figures 271 à 273, une reproduction photographique, que je crois devoir accompagner d’une courte description.

Le front, haut et proéminent, présente une dépression au-dessus des arcs sourciliers peu saillants, ainsi qu’entre ces arcs ; la dépression au-dessus de l'os nasal est insignifiante. Le contour supérieur est subvertical au front, puis sub-arqué, avec une légère dépression au-dessus de la glabelle; la calotte est trèsdéprimée vers la bosse occipitale, qui est assez peu accusée ; la partie basilaire de l’occiput presque horizontale. Les dents de la méchoire supérieure paraissent avoir été légèrement proéminentes.

Le second type crânial principal trouvé en Suède est le brachycéphale, auquel appartient la race polaire européenne des Lapons.

Les figures 233, 234 de la planche. XII et 235 de la planche Xlll, représentent un crâne lapon de la pa-

Page 1