CII.VPITRE TROISIEME
roiss(‘ de Stensele (33° à 35“ de longitiuk? E. ; 63° 1 /2 de latitude N.). La figure 234 en montre le contour, vu d'en haut. Si nous le comparons avec la figure 228, nous apercevons immédiatement plusieurs différences essentielles entre les deux types. Le cn\iie lapon forme un ovale beaucoup plus court et plus dilaté en arrière, et (jui, par conséquent, se rapproche bien davantage de la formespherique. Il est pliisou moins fortement arrondi en arrière et manque toujoiii-s de la bosse occipitale saillante des crânes du type précédent. La plus grande longueur, depuis la plus grande saillie du front jusqu’à la plus grande saillie de la nuque, esta la plusgrande largeur environ comme 6 est à 3 et queb|uefoiscomme 8 est à 7 ; en mesurant la largeur sur les arcs sourciliers, ce rapport est à peu près deo à 4. Les contours latéraux du frontal sont dirigés obliquement en dedans; la suture coronale divise la calotte en deux parties, dont la postérieure est beaucoup plus lai^rc et beaucoup plus courte que l’antérieure. Vu de côté (tig. 233), le contour supérieur de la télé forme un arc plus oblique sur le front, plus vertical à l'occiput, par conséquent entièrement l’opposé de ce qui a lieu dans les crânes de la race gothique. La hauteur, du trou auditif externe au sommet du crâne, est de plus des 2/3 de la longueur totale de la tète. Si l’on tire une ligne horizontale du trou auditif externe à la partie la plus saillante de la niarge alvéolaire supérieure, et une seconde du même endroit à la partie la plus saillante de la nuque, la première de ces lignes est sensiblement plus longue que la dernière. Vu de devant (fig. 235),
CHANE LAPON.
le front est gcnéraleineiit plus bas et obliquant davantage vers l’arrière, les os jugaux sont aussi légèrement plus saillants. La face parait, par rapport à sa largeur, beaucoup plus courte que chez le Goth, ce qui est surtout produit par l’abaissement dn front, la saillie des os jugaux et le peu de longueur des os de la mâchoire supérieure, dont la hauteur ne constitue que les 2,7 de la largeur aux arcades zygomatiques.
Parfois, mais très-rarement, on rencontre des crânes de ce type dans des tombeaux de pierre parmi des crânes dolichocéphales. Celui que j’ai fait reproduhe planche XII, figures 230 â 232, a été trouvé il y a nombre d’années dans une sépulture à galerie de file de Moën. Il ressemble beaucoup au crâne lapon (flg. 233 à 235) décrit plus haut, venant de la paroisse de Stensele. ^
Le crâne dessiné planche XIII, figure 240, et que j’ai reçu jadis de M. le professeur Thunberg, a appartenu à une Laponne de la paroisse de Lycksele (au nord de la précédente) ; il est conservé au Musée dcLund. Celui qu’on voit figuré 239 de la même planche, est dessiné d’après un moulage en plâtre que j’ai reçu, il y a bien des années, de .M. le conseiller d’État Eschricht« de Copenhague. Ce crâne présente une ressemblance évidente avec le crâne de la femme laponne mentionné ci-dessus. L’original, venant d’une sépulture à galerie de l’ile de IV^oën , a été décrit par Eschricht dans le Dansk Folkeblad A\i 15 septembre 1837 (page 1 1 1, avec figure).
Ainsi l’on a trouvé de temps à autre des crânes bra-
(;lL\l*lTUli TItOISIIiME.
chycéphales dans les tombeaux de pierre. Pourtant les recherches et les découvertes de ces dernières années ont démontré que les constructeurs de ces tombeaux appartenaient à Tuti des peuples dolichocéphales qui habitent encore la majeure partie du pays. Mais nous pouvons admettre que le peuple lapon a été jadis plus répandu qu’il ne l’est actuellement. Ce fait résulte de ce que nous trouvons parfois dans nos tourbières des crânes qui paraissent avoir appartenu à cette race, et que différents noms de localités semblent être d’origine laponne.
Les différences qui existent entre les divers types de crânes que nous venons d’étudier se résument ainsi :
Crâne siumIoîs. . .
2® Ci-âiic tic l'iige de pierre
Crâne des pln);es t souIe\ét*s , . . .
4® Crâne ln|»on. , . .
Il reste encore beaucoup à faire dans l’examen des crânes des divers peuples qui ont habité la péninsule Scandinave ; mais il y a tout lieu d'espérer que cette partie de la science ethnographique se développera rapidement, par suite de l’ardeur mise aujourdliui à l’exploration scientifique des diverses espèces de monuments funéraires de la Suède.
(I) I.cs chiffres eulrc pareiitlièses rcpn’seuteiit îles pouces et des ligues, les .lutres, des centimètres et des millimètres.
Longueur.
Largeur du front.
Contour ou circonférence
(21,6) Îi3,5
(tîjii) 1(>,2
Tableau synoptique des dimensions des crânes décrits dans ce chapitre.
lomine, lasvcomki une femme.